Cette journée d'étude est programmée à partir de 10 h 30 à L'Institut français de Civilisation msulmane de Lyon. Les rencontres sont organisées en partenariat avec l'association Coup de Soleil AURA et le cnsulat général d'Algérie à Lyon. Cet hommage se déclinera sous forme de trois conférences, toutes autour de l'oeuvre d'Assia Djebar. C'est l'universitaire Afifa Bererhi, docteur en langue et littérature françaisesqui ouvrira le bal avec une communication ayant pour intitulé: «La femme au regard d'un Islam biaisé». De son côté, Denise Brahimi, maître de conférences à l'université Paris VII-Denis Diderot développera dans sa conférence le thème «Assia Djebar, bilan final: une Algérienne flouée». Un programme riche en activités «Courage et tremblements d'Assia Djebar, écrivaine et cinéaste», est le sujet qui sera décortiqué par Mireille Calle-Gruber, écrivaine, professeure de littérature et esthétique à la Sorbonne Nouvelle. Les conférences seront modérées par Esma Azzouz, docteur en littérature francophone et comparée. Le tout sera ponctué de lectures de textes d'Assia Djebar en arabe et en français. Le public aura droit à une projection du film «La Nouba des femmes du Mont Chenoua» d'Assia Djebar produit, pour rappel, en 1977 et ayant obtenu le Prix de la critique internationale de la Biennale de Venise en 1979. Le programme se terminera avec une table-ronde et débats qui seront animés par Denise Brahimi qui est également une spécialiste de cinéma algérien. Assia Djebar a terminé sa carrière d'écrivaine brillante en gravissant les échelons de la hiérarchie intellectuelle avec, notamment son élection à l'Académie française le 16 juin 2005 Avant cela, elle a été élue membre de l'Académie royale de langue et littérature françaises en Belgique en 1999. Dès 1995, elle a occupé le poste de directrice du centre d'études françaises et francophones de Louisiane aux Etats-Unis d'Amérique. Assia Djebar a également enseigné au département d'études françaises de l'université de New York. C'est dire que sa renommée a atteint une dimension mondiale puisqu'elle a pu se forger une réputation aussi bien en Europe qu'en Amérique et en Asie, en plus de l'Afrique bien entendu. Son oeuvre romanesque et littéraire de manière générale a été traduite en une trentaine de langues. Une renommée à dimension mondiale Assia Djebar n'a pas cessé de gravir les marches de la gloire de son Cherchell natal où elle naquit le 30 juin 1936 jusqu'à l'Académie française. Le vrai nom d'Assia Djebar est Fatima-Zohra Imalayène. Malgré le succès qu'elle a eu dès le début de son parcours d'écrivaine, Assia Djebar ne s'est jamais délestée de son pseudonyme et elle l'a gardé à vie. Son premier roman intitulé La soif at paru en 1957 alors qu'elle n'était âgée que de 21 ans. Assia Djebar a continué d'écrire et de publier des dizaines de romans et de recueils de nouvelles de manière constante. Parmi ses chefs-d'oeuvre, on peut citer Loin de Médine, L'amour la fantasia, Les alouettes naïves, Les impatients, etc. La femme est au coeur de l'oeuvre de Assia Djebar. La femme revient de manière récurrente dans ses romans et ses nouvelles.