Fiat a enregistré 20 000 commandes en deux mois. C'est ce qu'a déclaré Hakim Boutehra, manager du Groupe Stellantis Afrique du Nord et président du conseil d'administration de Fiat El Djazaïr. Une forte demande qui sera incessamment soulagée par l'approvisionnement du marché national avec l'arrivage, dès juillet prochain et ce jusqu'à la fin de l'année, de nouvelles «fournées». Soit 10 000 à 12 000 unités / mois, au minimum, a expliqué le même responsable. Ce dernier avait, rappelons- le, participé en mai dernier, au Forum économique de Turin, en Italie, évènement qui avait porté, notamment sur les perspectives de développement de l'industrie automobile en Algérie. Une cinquantaine d'équipementiers étaient présents à ce Forum aux côtés d'une centaine d'opérateurs économiques, responsables locaux et experts des deux côtés. S'exprimant en marge de la 54e FIA, à la faveur d'une conférence portant sur le partenariat entre l'Italie et l'Algérie, Hakim Boutehra a annoncé la sortie d'usine de la «Fiat 500 made in Algeria» pour décembre prochain, de même qu'il a avisé de la sortie de nouveaux modèles en 2024. Hakim Boutehra a en outre fait savoir que l'usine Fiat El Djazaïr implantée à Oran et dont le montant d'investissement est de 200 000 000 d'euros est achevée à 64%. «Nous suivons l'avancée des travaux heure par heure. L'usine sera prête fin août 2023», a-t-il ajouté, en signalant qu'une attention particulière sera accordée à la sous-traitance-incluant des sous-traitants italiens ou autres- pour atteindre un taux d'intégration de 30% en 2027. Au deuxième jour de la 54e FIA, Son Excellence l'ambassadeur d'Italie en Algérie, Giovanni Pugliese est revenu sur la qualité des relations économiques algéro-italiennes, en rappelant un volume d'échanges de 20 milliards d'euros. Il a alors, citant 230 entreprises italiennes activant en Algérie, encouragé le dialogue entre les entreprises italiennes et algériennes et ce afin de renforcer les liens d'une coopération, déjà forte. D'ailleurs et à la faveur d'un panel dédié aux entreprises et à la nouvelle loi algérienne sur l'investissement, le nom de l'ami de la révolution algérienne Enrico Mattei a souvent été évoqué. Notons que le gazoduc «Trans-mediterranean pipeline», reliant l'Algérie et l'Italie, porte le nom d'Enrico Mattei depuis l'année 1999. Et c'est en se référant à cette personnalité italienne d'exception que le DG d'ENI a indiqué: «ENI Algérie est le symbole même de l'amitié algéro-italienne. C'est grâce à l'Algérie qu'ENI est devenue ce qu'elle est aujourd'hui». Et d' ajouter: «ENI est implantée à In Salah, Hassi Berkine et In Amenas.» Les entreprises italiennes qui sont présentes dans les travaux publics et le ferroviaire, le digital, l'oil & gaz...affichent une grande détermination à exploiter toutes les nouvelles possibilités qu'offre le nouveau climat des affaires en Algérie. Ils sont nombreux les managers italiens à affirmer: «Nous tenons, au nom des 6 millions de PME en Italie, à développer davantage les relations économiques, créer des filiales et s'associer à des sociétés algériennes. Ce rapprochement constitue un atout de développement dans la zone méditerranée et en Afrique du Nord. Cet élan est favorablement accueilli par les membres du Club des entrepreneurs et industriels de la Mitidja Ceimi, dont le président Fethi Ammour, au même titre que d'autres de ses confrères, a invité les entreprises italiennes à «délocaliser une partie de leurs entités pour activer en Algérie, surtout que la nouvelle loi sur l'investissement le prévoit.»