Ambitionnant organiser l'assemblage de voitures Lada sur le continent africain, «le premier constructeur d'automobiles en Russie AvtoVAZ compte, notamment le faire en Algérie», a fait savoir à Sputnik son dirigeant en marge du Sommet Russie-Afrique, tenu à Saint-Pétersbourg du 27 au 28 juillet dernier. En effet, dans une interview accordée à Sputnik, le dirigeant de l' AvtoVAZ, Maxim, Sokolov a fait état «des négociations concernant l'exportation de voitures vers l'Afrique et même leur assemblage en Algérie». Outre les pays nord-africains, les exportations se feront, selon le même responsable, vers l'Ethiopie, le Ghana, le Nigeria, l'Egypte. Ce dernier pays est considéré comme «un centre industriel et logistique d'approvisionnement pour de futures livraisons et, dans le bon sens du terme, d'expansion pour d'autres pays du continent africain». Par voie de conséquence, le constructeur a évoqué «des contacts en ce sens avec l'entreprise égyptienne Al Amal». «Nous envisageons également un projet similaire pour l'assemblage de nos voitures en partenariat avec un certain nombre d'autres pays africains. Si l'on parle de l'Afrique du Nord, alors c'est une première avec l'Algérie», est-il encore précisé, de même source. Et d'ajouter, «néanmoins, nous disposons d'une certaine expérience: certaines années, nous avons exporté jusqu'à 300000 voitures par an. Cela est pratiquement comparable aux volumes de production actuels d'AvtoVAZ». Interrogé au sujet du constructeur français Renault, ancien actionnaire d'AvtoVAZ, Maxim Sokolov a révélé que cette entreprise française, «n'était pas intéressée à élargir les exportations de Lada sur le marché africain: elle visait, en premier lieu, à y livrer ses propres modèles, alors que les voitures russes partaient vers les marchés de la CEI et des pays voisins». Par ailleurs, la Chine est un autre pays qui pourrait rassembler les véhicules électriques en Algérie. Dans ce sens, le ministre du Commerce, Tayeb Zitouni, qui avait accompagné le chef de l'Etat en Chine, a fait savoir que «la Chine a donné son accord pour ouvrir, en Algérie, une usine d'assemblage de véhicules électriques». Rappelons que lors de cette visite, le chef de l'Etat a visité l'entreprise BYD, spécialisée dans la production de véhicules électriques, située au sud de la Chine. Il a également déclaré que «l'Algérie offre toutes les facilités et accorde de nombreux avantages aux investisseurs étrangers, y compris aux fabricants automobiles...». «L'Algérie est qualifiée pour être un pôle de construction automobile, compte tenu de sa position stratégique en Afrique et sa proximité de l'Europe», a-t-il indiqué. Pour rappel, l'Algérie présente un déficit de près d'un million de véhicules en raison de l'arrêt des importations et de montage de véhicules depuis 2019. Fiat Algérie, une marque du groupe Stellantis envisage d'importer 70000 véhicules d'ici la fin de l'année. Les deux autres concessionnaires agréés, HIC pour la marque Allemande Opel et Emin Auto pour la marque chinoise JAC, n'ont pas encore entamé les opérations d'importation des véhicules neufs. Enfin, l'ambassadeur d'Algérie en Italie a annoncé, début juin dernier, que «la première voiture de marque italienne sera produite à l'usine Fiat d'Oran, en mars 2024».