Passant au crible les écritures comptables relatives à l'utilisation des affectations, dans le cadre de la réforme budgétaire, au terme de l'année 2021, le ministre des Finances, Laâziz Faïd a affirmé, lundi à Alger, que «les réalisations des dépenses budgétaires avaient atteint «un montant global de 7 925,23 milliards de DA, dont 5 450,44 milliards de DA pour les dépenses de fonctionnement et 2 474,78 milliards de DA pour les dépenses d'équipement, soit un taux d'exécution de 91,69% par rapport aux estimations de la LFC». Un point d'évaluation qui vise à évaluer les actions de redressement budgétaire , et apporter une lecture claire sur les nouvelles dispositions dédiés à la gestion de l'argent public. À ce titre, cette évaluation contribuera également à l'établissement des paramètres de gestion de la dépense publique pour les exercices suivants. Dans ce contexte, le ministre a tenu à préciser que «les dépenses budgétaires ont connu une hausse par rapport à l'année 2020 afin de prendre en charge les dépenses supplémentaires liées aux impacts de la pandémie de Covid-19, à la demande d'investissement des secteurs, à la réorganisation territoriale, ainsi qu'au programme de rattrapage spécifique à certaines wilayas, et au soutien financier des élections législatives». Ce qui renseigne sur la complexité de la situation financière et sur l'importance de l'impact des fluctuations des indicateurs macroéconomiques au terme de chaque exercice. Dans ce sillage, la situation globale fait ressortir, les recettes budgétaires, qui s'élèvent à «5 900,63 milliards de DA à la fin de décembre 2021, dont 3 973,58 milliards de DA liés aux ressources ordinaires et 1 927,05 milliards de DA à la fiscalité pétrolière, enregistrant une hausse de 568,79 milliards de DA, soit 10,67% par rapport au montant prévu par la LFC. Alors que le taux de la pression fiscale a atteint 23,15% en 2021 contre 23,82 en 2020, soit une légère baisse de 0,67 point, et des réserves de change établies à 45,3 milliards usd fin 2021, enregistrant une hausse de 3,9 milliards de dinars », selon le ministre. Des paramètres qui reflètent le début de la mise en oeuvre d'une nouvelle politique de gestion et de suivi, essentiellement dédiée à conférer aux programmes de développement économique, une stabilité financière susceptible de rehausser les capacités de concrétisation des objectifs fixées dans le cadre de la transition économique. D'où l'importance de ces évaluations et leur suivi, qui ne manqueront pàs de contribuer dans l'établissement de prévisions fiables, et dans l'adoption de feuilles de route, financièrement réalisables. À ce titre, les dotations budgétaires se présentent comme des outils incontournables pour les besoins de la comptabilité, mais également pour la définition des orientations et des directions économiques. en ces termes, le ministre a fait savoir que «la loi du règlement budgétaire, élaborée dans le cadre de la loi 17-84 relative aux lois de finances, vise, à travers la révision des modalités et des procédures financières adoptées dans l'exécution du budget et l'élaboration des prévisions à court et moyen terme, à améliorer la performance de l'Etat dans la gestion de la finance publique».