Vingt gymnastes algériens participent aux 19es Championnats d'Afrique de gymnastique artistique, organisés à Yaoundé du 23 au 26 avril. Engagée à la fois chez les juniors et les seniors, la sélection nationale se mesure à douze pays du continent avec un objectif clair : évaluer ses progrès et s'affirmer parmi les meilleures nations africaines. Cette présence s'inscrit dans une phase de renouveau pour la gymnastique algérienne. Longtemps en retrait sur la scène continentale, la discipline affiche désormais des ambitions plus élevées, portée par une nouvelle génération prometteuse. Une dynamique qui traduit les efforts consentis ces dernières années pour structurer et relancer cette spécialité. Hommage aux pionniers de la discipline Ce regain ne fait pas oublier les figures fondatrices de la gymnastique nationale. Parmi elles, Mohamed Lazhari-Yamani occupe une place à part. Ancienne gloire du sport algérien, il s'est distingué tant par ses performances que par son engagement. Son talent, notamment à la barre fixe, lui avait valu la reconnaissance de grandes personnalités internationales, dont l'ancien président de la Fédération internationale, Bruno Grandi. Décoré de l'Ordre du Soleil Levant par le Japon, il a contribué à faire rayonner l'Algérie sur la scène mondiale. Aujourd'hui gravement malade, il reste dans l'attente d'une reconnaissance officielle à la hauteur de son parcours. Kaylia Nemour, fer de lance des ambitions algériennes Sur le plan sportif, l'édition 2026 revêt un enjeu particulier, notamment chez les dames. La présence de la championne olympique Kaylia Nemour place l'Algérie parmi les favoris. Brillante lors des étapes de Coupe du monde, notamment aux barres asymétriques et à la poutre, elle aborde la compétition avec de solides arguments. Au-delà de ses performances individuelles, Nemour incarne le leadership d'un groupe jeune et ambitieux, déterminé à décrocher un podium continental et à valider son billet pour les Championnats du monde 2026. Une concurrence relevée pour les qualifications Douze nations prennent part à ces championnats, dont le Cameroun, pays hôte, mais aussi l'Egypte, l'Afrique du Sud, la Tunisie ou encore le Maroc. Parmi elles, trois sélections se détachent dans la course aux qualifications : l'Algérie, l'Afrique du Sud et l'Egypte. Outre la qualification par équipes, cinq places individuelles pour les Mondiaux seront attribuées aux meilleures gymnastes du concours général issues de nations non qualifiées collectivement. Une équipe en construction tournée vers l'avenir La sélection féminine algérienne est composée de Lena Khenoun, Sihem Hamidi, Kaylia Nemour, Louna Hamames-Moallic et Djenna Laroui. Chez les seniors messieurs, Cogat Adam, Aliouat Ahmed Riadh, Djaber H'Mida, Hamadouche Houssem et Semmani Youcef défendent également les couleurs nationales. Dans un contexte compétitif relevé, l'Algérie espère confirmer sa progression et s'imposer durablement comme une nation montante de la gymnastique africaine.