Le ministère libanais de la Santé a annoncé, vendredi soir, le martyr de 52 personnes dans des attaques sionistes dans l'est du pays. Le ministère a fait état de «52 martyrs et 72 blessés selon un bilan actualisé des frappes de l'ennemi sioniste sur la région de Baalbek-Hermel». L'entité sioniste a mené plusieurs attaques, vendredi, contre le Liban, qui ont fait plusieurs martyrs. Depuis le début de l'agression sioniste contre le Liban, le 23 septembre, au moins 1,4 million de personnes, dont plus de 400 000 enfants, ont été déplacées, selon un bilan des autorités libanaises et de l'Unicef. Selon le ministère libanais de la Santé, 2 865 personnes sont tombées en martyrs et 13 047 ont été blessées, depuis le début de l'agression sioniste contre le Liban. Le patron des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Jean-Pierre Lacroix, a réaffirmé, vendredi, que les Casques bleus restaient bien en place au Liban, soulignant qu'«abandonner» leurs positions entraînerait le risque qu'elles soient «occupées par une partie ou une autre». Forte de quelque 10 000 Casques bleus, la mission de l'ONU au Liban (Finul) est stationnée dans le sud du pays depuis 1978 pour faire tampon avec Israël. Elle est chargée notamment de surveiller la Ligne bleue, ligne de démarcation fixée par l'ONU entre le Liban et Israël. Même si les hostilités qui se sont accentuées ces dernières semaines entre Israël et le Hezbollah libanais rendent leur mission plus compliquée, «les soldats de la paix de la Finul restent, ils tiennent leur position», a insisté Jean-Pierre Lacroix dans un entretien au service d'information de l'ONU. Il y a quelques semaines, «les autorités israéliennes nous ont dit que leur demande de recul des Casques bleus à 5 km de la Ligne bleue était destinée» à leur «protection», «mais nous avons pris la décision réfléchie qu'il était crucial de rester». D'abord pour assurer le mandat. Mais aussi «parce que nous pensons que si ces positions le long de la Ligne bleue sont abandonnées, alors elles risquent d'être occupées par une partie ou une autre», a-t-il noté. «Ce serait mauvais pour de nombreuses raisons, y compris la perception de l'impartialité et de la neutralité des Nations unies». Mercredi, le porte-parole de la Finul avait indiqué que la mission avait été victime de plus de 30 «incidents» depuis début octobre, dont environ 20 attribués à des «tirs ou des actions» des forces armées israéliennes. Des installations de la mission ont été endommagées. Et au total, «8 soldats de la paix ont été blessés depuis le début de l'opération terrestre» sioniste au Liban, a noté, vendredi, Jean-Pierre Lacroix. «Heureusement, ils vont tous bien, mais cela montre le type de dangers auxquels ils sont exposés.»