Au moins 11 Palestiniens sont tombés en martyrs et d'autres ont été blessés, lundi soir, lors de bombardements de l'aviation et de l'artillerie de l'entité sioniste sur le gouvernorat de Ghaza, rapportait, hier, l'agence Wafa. 6 Palestiniens sont tombés en martyrs et d'autres ont été blessés à la suite du bombardement de l'occupation sioniste d'une maison près de la mosquée Al-Rahma, dans le quartier d'Al-Tuffah, au nord-est de la ville de Ghaza, alors que plus tôt dans la soirée, deux autres Palestiniens sont tombés en martyrs et d'autres ont été blessés dans le bombardement par l'artillerie de l'occupation sioniste du quartier d'Al-Abrar, à l'est du quartier d'Al-Zaytoun, au sud-est de la ville de Ghaza, ajoute Wafa. Par ailleurs, 3 autres Palestiniens sont tombés en martyrs et d'autres ont été blessés dans le bombardement par l'aviation sioniste de plusieurs personnes qui s'étaient rassemblées dans le camp Al-Shati, à l'ouest de la ville de Ghaza, souligne encore l'agence palestinienne qui précise qu'au centre de la bande de Ghaza, un Palestinien est tombé en martyr à la suite de bombardements des drones de l'occupation sioniste au nord du camp de Bureij. Les secouristes n'ont pas pu récupérer les corps des martyrs en raison «du danger dû aux bombardements continus et aux attaques de l'occupation sioniste», selon Wafa. Au sud de la bande de Ghaza, les véhicules militaires de l'armée sioniste d'occupation ont braqué leurs mitrailleuses sur les zones nord-ouest de Rafah, précise Wafa. Le bilan de l'agression sioniste contre les Palestiniens dans la bande de Ghaza depuis le 7 octobre 2023 fait état de 44 249 martyrs, dont une majorité de femmes et d'enfants, et plus de 104 746 blessés, alors que des milliers de Palestiniens sont toujours portés disparus, ensevelis sous les décombres, selon le ministère palestinien de la Santé. L'hiver va être «horrible», prévient Louise Wateridge, une responsable des situations d'urgence à l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa). «Les gens n'ont rien de ce dont ils ont besoin», explique-t-elle. «Ils n'ont pas les choses les plus basiques depuis 13 mois: ni nourriture, ni eau, ni abri. Avec la pluie et le froid en plus de tout ça...» Il y a quelques jours, des averses ont inondé des centaines de tentes à Deir al-Balah (centre), Khan Younès et Rafah (sud). Plusieurs autres en bord de mer ont disparu dans les flots, selon la Défense civile palestinienne. «Des dizaines de milliers de personnes déplacées, en particulier dans le centre et le sud de la bande de Ghaza, souffrent de l'inondation de leurs tentes à cause des pluies», fait valoir le porte-parole de la Défense civile palestinienne, Mahmoud Bassal. «Nous appelons la communauté internationale à intervenir d'urgence pour aider les déplacés et leur apporter des tentes et de l'aide», ajoute-t-il. À l'approche de l'hiver, de nombreuses ONG ont aussi tiré la sonnette d'alarme. La Turquie se tiendra aux côtés de la Palestine avec «toute sa force et tous ses moyens» jusqu'à ce que la Palestine soit «pleinement libérée», a déclaré, pour sa part, lundi, le président turc, Recep Tayyip Erdogan. «Ce que la Turquie fait pour la Palestine, pour Ghaza et pour le Liban va bien au-delà de ce qui est visible», a déclaré Erdogan lors d'une conférence de presse à l'issue d'une conférence ministérielle. «Depuis 14 mois, une guerre particulièrement sanglante et extrêmement dangereuse se déroule juste à côté de la Turquie, même si certains persistent à l'ignorer», a-t-il dit. La Turquie a déployé des efforts pour appeler les organisations internationales, en particulier les Nations unies, à prendre «des mesures coercitives pour faire cesser l'agression sioniste» qui «s'est désormais propagée en Syrie et dans d'autres pays», a déclaré le président turc. En Cisjordanie occupée, les forces d'occupation sionistes ont arrêté, dans la nuit de lundi à mardi, au moins 16 Palestiniens, dont 2 enfants et d'anciens prisonniers, dans plusieurs gouvernorats, rapporte un communiqué conjoint publié par la Commission pour les affaires des prisonniers et le Club des prisonniers palestiniens. Les arrestations ont été menées dans les gouvernorats d'El Khalil, Ramallah, Naplouse, Beit Lehm et El-Qods, et ont été accompagnées d'un harcèlement généralisé, d'agressions et de menaces contre les détenus et leurs familles, en plus d'actes de sabotage et de destruction des maisons des Palestiniens, souligne le texte. Le nombre total des arrestations, depuis le 7 octobre 2023, s'est élevé à plus de 11 800 en Cisjordanie, y compris à El-Qods occupée, ajoute la même source.