La paix et la sécurité en Afrique. Deux thématiques principales qui réunissent annuellement les pays africains à Oran dans le cadre du Séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique, celui-ci est, depuis l'année passée, baptisé au nom de «Processus d'Oran». La rencontre de cette année, qui est à sa 11e édition, se tient à partir de demain et pour deux jours consécutifs, dans un contexte particulier marqué par des changements géostratégiques et des mutations lambda, un peu partout dans le monde. Le Séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique ou encore le processus d'Oran est devenu une plateforme axiale dans les discussions et lles réflexions sur les questions ayant trait à la paix et à la sécurité dans le continent africain. Tel est en fait le contenu principal du communiqué du ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines. Organisateur de cette rencontre de haut niveau, l'Algérie prend part à cet important rendez, en plus d'être pays hôte, mais également en qualité de membre non-permanent du Conseil de sécurité de l'ONU. Cette session servira de tribune pour évoquer de nombreuses questions stratégiques, comme le renforcement de la coordination entre le CPS de l'UA et les trois membres africains du Conseil de sécurité, le but étant de faire entendre la voix de l'Afrique au sein de cet organe, et de défendre, avec efficacité, les positions africaines communes, notamment celles qui ont trait à la paix et à la sécurité, à la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent, en renforçant les capacités complémentaires des pays africains pour relever ces défis. Il est, par ailleurs, question de mettre l'accent sur le rôle du Centre africain d'études et de lutte contre le terrorisme (Caert) à l'occasion de son 20e anniversaire. À cela s'ajoute l'examen des modalités de mise en oeuvre de la «Charte pour l'avenir» adoptée en septembre dernier, par l'Assemblée générale des Nations unies, notamment en ce qui a trait à la réforme du Conseil de sécurité de l'OUA. Etant l'oeuvre de l'Algérie, le Séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique a été tenu, pour la première fois, en 2013. Et depuis, cette rencontre s'est imposée en tant que rendez vous important annuel et constitue une plateforme inévitable regroupant, à chacune de ses éditions, les pays africains pour discuter de la coordination entre les trois membres africains du Conseil de sécurité des Nations unies (A3) et les membres du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA). Le processus d'Oran est explicite dans ses visées, ciblant principalement la défense des positions communes des pays africains et la promotion d'une diplomatie africaine synchronisée, unifiée et influente. La 11e édition; celle-ci regroupera les membres du CPS de l'UA, les membres africains actuels, nouveaux et sortants du Conseil de sécurité de l'ONU, en plus de la République de Guyane, ce pays représentera l'Amérique latine et des Caraïbes au sein du mécanisme A3+1, de la Commission de l'Union africaine, de l'Organisation des Nations unies et des amis et partenaires du séminaire. Outre la position algérienne vis-à-vis de plus d'une question d'actualité et de pointe, ce symposium sert, par ailleurs, de tribune reflétant l'engagement ferme de l'Algérie quant à la promotion de l'action africaine commune et à trouver des solutions africaines quant aux défis africains. De par ses positions, l'Algérie oeuvre inlassablement au renforcement des efforts portant sur la consolidation du bloc africain dans les concerts internationaux et également au niveau des instances multilatérales internationales. Ayant clôturé l'édition de l'année passée, le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf a affirmé que «le processus d'Oran a démontré son importance, son efficacité et le rôle pivot qu'il joue dans la consolidation des rangs des pays africains en plaçant son mot», ajoutant que «l'Algérie tient totalement aux bonnes démarches entérinées par le processus d'Oran en se solidarisant, durant son mandat en tant que membre non permanent au Conseil de sécurité, avec les pays africains». Ayant rappelé que «le processus d'Oran, qui constitue l'expression vivante de la solidarité interafricaine, fait l'objet d'un suivi de près par le président Tebboune, lui accordant une importance capitale, compte tenu de son impact sur l'organisation collective de l'oeuvre africaine», le ministre Attaf a souligné que «nous oeuvrons à unifier la voix du continent africain et consolidons son influence positive au niveau de la haute instance onusienne en charge de la paix et de la sécurité mondiales».