Tebboune opéré avec succès du pied droit    Créances impayées: La Sonelgaz sommée de sursoir aux coupures d'électricité    En attendant la bonne thérapie    Assainissement de l'affichage publicitaire à Aïn El Turck: Des panneaux illicites démantelés et des mises en demeure    BIDEN, DIDEN ET L'UTOPIE    Football - Ligue 1: Indécision à tous les niveaux !    Tlemcen - Vaccination contre la Covid-19 : des préparatifs et des interrogations    L'inspection régionale de la police de l'Ouest dresse son bilan: Plus d'un million de comprimés psychotropes saisis en 2020    Après le sit-in à la Faculté de médecine: L'administration répond favorablement aux revendications des étudiants    Rapport Stora sur la colonisation: Pas de «repentance ni d'excuses»    Perte de 131.000 postes d'emploi    Des derbies et de belles affiches au menu    265 nouvelles contaminations et 6décès en 24 heures    Un nouveau projet de loi en cours    La présidence rassure sur l'état de santé du chef de l'Etat    "Ni repentance ni excuses"    Mondial 2021 de Handball. Algérie 26 – France 29 : Le sept national passe à côté d'un exploit    Plein cap sur l'électrique    Hollywood out !    Véritable moelleux au chocolat    L'état-major de l'ANP marque sa présence aux frontières sécuritaires du pays    La gamme Dacia étoffée    Expo «La Chine vue par Hachemi Ameur 3»    Le producteur Phil Spector, faiseur de tubes et magicien du son    Visant «la promotion de la distribution de l'activité culturelle et artistique» Une convention de coopération entre les ministères de la Culture et de la Défense nationale    LFP : Les sanctions tombent    Le MCA aura le statut de filiale de Sonatrach    3 décès et 249 nouveaux cas    Abbas attendu aujourd'hui à Béjaïa    Crise structurelle des caisses de sécurité sociale    "Le pouvoir se fait hara-kiri"    Six mois de prison ferme pour cinq hirakistes    Youcef Nebbache comparaîtra en citation directe le 28 janvier    La pression est la force appliquée à la surface pressée    Près de 140 morts en trois jours    Les personnels du Commerce à nouveau en grève    La commune se tourne vers les marchés couverts    L'ONU réclame une aide d'urgence de 76 millions de dollars    Ferhat Aït Ali signe quatre autorisations provisoires    Transition énergétique : «Le rôle de Sonelgaz est incontournable» selon Chaher Boulakhras    Energies renouvelables : Création d'une entreprise de production et de distribution des énergies renouvelables    USM Alger : Nadir Bouzenad nouveau secrétaire général    Les Marocains "digèrent mal" le couscous maghrébin    "La question kabyle dans le nationalisme algérien 1949-1962", un livre de Ali Guenoun    Roman-pamphlet contre les tabous du viol    Investiture de Biden aujourd'hui: Une cérémonie sous haute surveillance    Le président de la République ordonne la distribution de la copie originale    Le visa est devenu un enjeu diplomatique    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'ayatollah Hossein-Ali Montazeri est mort
ANCIEN DAUPHIN DE KHOMEINY DEVENU DISSIDENT
Publié dans L'Expression le 21 - 12 - 2009

Très critique envers la radicalisation du régime islamiste iranien, l'ayatollah Montazeri a été l'un des théoriciens de la Révolution islamique de 1979.
Le Grand ayatollah Hossein-Ali Montazeri, ancien dauphin de l'imam Khomeiny devenu très critique à l'égard du régime islamique depuis sa disgrâce en 1989, est décédé samedi à Qom à l'âge de 87 ans. M.Montazeri est décédé des suites de maladie, selon les médias iraniens. «Il était diabétique et prenait de l'insuline depuis des années. Il avait également de l'asthme et des problèmes pulmonaires», a indiqué l'un de ses médecins à la télévision d'Etat. Ses funérailles seront célébrées aujourd'hui à Qom, a indiqué son entourage. Selon la même source, il devrait être inhumé dans le mausolée de Masoumeh, soeur de l'imam Reza - 8e imam de l'islam chiite - vénérée par les chiites iraniens.
A l'annonce de sa mort, des étudiants se sont rassemblés à l'université de Téhéran pour réciter des versets du Coran à sa mémoire, selon le site de l'opposition Rahesabz.
«Des milliers de personnes venant d'Ispahan, de Najafabad (d'où était originaire l'ayatollah Montazeri) ou de Shiraz ont pris la route de Qom pour assister à ses funérailles», a affirmé le site Internet de la minorité d'opposition parlementaire, Parlemannews.ir.
Théologien et juriste respecté, l'ayatollah Montazeri a été l'un des théoriciens de la révolution islamique de 1979, et l'un des artisans de la Constitution de la République islamique.
Proche de l'imam Khomeiny dont il avait été l'élève, il sera son dauphin officiel pendant plusieurs années, avant que ses dénonciations répétées des excès du régime n'aboutissent à son éviction en 1989, et à un exil forcé à Qom, la ville sainte du centre de l'Iran où il enseignait la théologie et passera de longues années en liberté étroitement surveillée.
Sa liberté de ton, son engagement pour la défense des libertés et ses critiques du pouvoir, à commencer par celles visant le successeur de Khomeiny, le Guide de la République islamique Ali Khamenei, avaient fait de lui une figure emblématique de l'opposition réformiste au sein du régime. Au cours des dernières années, il s'était montré très critique à l'égard du gouvernement du président Mahmoud Ahmadinejad. Il avait émis des réserves sur la réélection contestée de M.Ahmadinejad en juin dernier, et dénoncé à plusieurs reprises la répression des manifestations qui avaient suivi.
Dans sa dernière prise de position publique le 16 décembre, il dénonçait sur son site Internet «la mort de gens innocents», «l'arrestation de militants politiques réclamant la liberté» et les «procès-spectacle illégaux» d'opposants au pouvoir.
Son fils, l'hodjatoleslam Ahmed Montazeri, a dans un communiqué publié hier, exprimé ses «condoléances (...) à tous ceux qui recherchent la liberté et la justice, à ceux qui se battent pour Dieu partout dans le monde (...) et particulièrement à ses étudiants».
La méfiance du régime à l'égard de cette figure dissidente de la révolution islamique transparaissait hier dans les médias officiels ou semi-officiels qui ont annoncé sa mort: aucun ne lui a donné son titre de grand ayatollah, certains l'appelant même ostensiblement «monsieur» Montazeri.
L'agence officielle Irna a souligné que l'ayatollah Montazeri était «une figure religieuse active pour les émeutiers» (les opposants ayant manifesté contre la réélection du président Ahmadinejad), critiquant «ses déclarations sans fondements saluées par les médias contre-révolutionnaires».
Les autorités ont fait savoir aux médias étrangers qu'ils n'étaient pas autorisés à se rendre à Qom aujourd'hui pour les funérailles de l'ayatollah dissident.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.