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«la pièce de rechange aura son laboratoire de contrôle»
NOUREDINE BOUDISSA, DIRECTEUR GENERAL D'ALGERAC, À L'EXPRESSION
Publié dans L'Expression le 17 - 02 - 2010

L'objectif de limitation des importations s'accompagne d'une démarche pour le contrôle de la qualité des produits parvenant de l'étranger pour éviter que leur qualité ne porte atteinte à la santé du consommateur. Ce souci est aussi pris en charge par l'Office algérien d'accréditation lorsqu'il s'agit de la production nationale. C'est ce que nous explique son directeur général, Nouredine Boudissa.
Est-ce que les associations de protection des consommateurs sont suffisamment conscientes des retombées de votre action?
N. Boudissa: Les associations de protection des consommateurs, même si elles ne sont pas nombreuses, participent à nos journées d'information et de sensibilisation. Il y a une question qui se pose avec acuité. C'est celle de savoir si les laboratoires algériens et les organismes d'inspection et de contrôle sont aux normes internationales et si on peut leur faire confiance dans ce qu'elles opèrent comme activité. C'est vrai qu'aujourd'hui, l'Office algérien d'accréditation est en train de préparer certains organismes dans le cadre des pré-évaluations et de formation et pour certains, des accréditations. Il a le souci de créer absolument une confiance dans les institutions et des organismes d'évaluation de la conformité. Nous devons rassurer les associations sur le fait qu'il y a des projets de loi qui sont en préparation au niveau d'Algerac, en accord avec des experts internationaux pour que, hormis certains domaines sensibles qui sont exclus de cette exigence, l'on puisse regarder les expériences des autres pays pour savoir comment nous pouvons exiger une accréditation préalable. Je fais allusion à tout ce qui touche à l'agroalimentaire, l'agriculture et la santé animale, ainsi que tout ce qui touche à l'eau ainsi que tous les laboratoires du biomédical qui effectuent des analyses et bien entendu ce qui touche à l'environnement. C'est éminemment important. Il faut ajouter aussi que des associations de protection des consommateurs sont en train de nous poser certaines questions. Elles souhaitent qu'Algerac initie une démarche pour qu'on intervienne afin que certaines activités de laboratoire ne soient possibles qu'après une obtention préalable d'accréditation par Algérac. C'est un souci que nous prenons en charge. Nous avons un programme de travail et il appartient aux ministères techniques comme ceux de l'Agriculture, du Commerce, de l'Industrie et de l'Environnement ainsi que de la Santé d'être des parties prenantes et nous assister dans l'élaboration de ces textes de loi.
Il y a actuellement les laboratoires d'analyse et de contrôle de toutes sortes, mais ils ne sont pas à l'abri de recours de parties qui veulent contester leurs résultats, que ferez-vous pour attribuer une crédibilité à ces organismes?
Lorsqu'on fait appel à un laboratoire, cela engage sa responsabilité vis-à-vis des tierces personnes. Il est important pour qu'il n'y ait pas de litiges et de contestation de résultats que l'accréditation devienne un outil pour la fiabilité et la confiance dans l'analyse effectuée par les laboratoires. Le seul moyen permettant de fiabiliser ces analyses auprès des parties qui les ont commandées ou qui ont des intérêts économiques manifestes dans les affaires en cause, c'est qu'elles puissent se baser sur ces laboratoires qui suscitent confiance. Pour cela l'accréditation définit la compétence technique du laboratoire et de là elle doit donner la preuve qu'il effectue bien ses analyses selon un prototype établi et des spécificités techniques avérées et avoir des preuves qu'il dispose de traçabilité pour tout ce qu'il entreprend. Cela va éviter beaucoup de contestation et crédibiliser la structure nationale de qualité. Cela permettra de créer la confiance dans les organismes accrédités et Algerac est un élément moteur dans ce système.
Vous venez de signer un accord avec le Centre algérien du contrôle de la qualité et de l'emballage, quelle place a ce document dans l'architecture de la protection du consommateur?
On doit faire en sorte que les laboratoires du Cacque, qui sont des laboratoires de la répression des fraudes au service du ministère du Commerce, puissent être en accord avec des référentiels mondiaux. Cela va permettre au ministère du Commerce de disposer de moyens crédibles et fiables ne souffrant d'aucune contestation pour qu'il puisse jouer son rôle attendu par les pouvoirs publics. Ce rôle est celui de régulateur de la circulation de produits agroalimentaires, soit vers l'exportation ou sur le marché national. Il sera un élément de contrôle des produits d'importation de large consommation pour protéger aussi les intérêts de l'Algérie et de son économie. Il s'ouvre en tant qu'instrument de régulation du commerce international et le Cacque doit être reconnu au niveau international en tant qu'organisme de contrôle des produits et de l'emballage. Cette action s'inscrit dans une démarche de reconnaissance de la compétence grâce à l'accréditation.
Les frontières seront ouvertes en 2017, quels seront les contrôles maintenus à cette date?
La stratégie adoptée actuellement par Algerac est de multiplier la signature de conventions dans les secteurs stratégiques et cela va permettre de créer une chaîne de laboratoires reconnus dans le domaine des matériaux de construction, de la santé, de l'agriculture et de l'électricité. En somme, les secteurs où nous importons des marchandises. Par rapport à cet élan, je suis optimiste pour qu'en 2017, on puisse asseoir un réseau de laboratoires de contrôle et d'étalonnage accrédités. Les laboratoires pourront jouer le rôle de régulateur et de contrôle du commerce avec nos partenaires. C'est spécialement le cas pour les pays de l'Union européenne et de la Zone arabe de libre-échange.
Dernièrement, il y a eu un problème avec des véhicules importés. Est-ce que l'existence de laboratoires aurait pu être un paravent contre ce genre d'incidents?
C'est une prérogative du ministère des Transports. Algerac a pris l'initiative de saisir le ministère de l'Industrie et de la Promotion des investissements qui est sa tutelle, pour proposer une étude de faisabilité afin de mettre en place un laboratoire de contrôle de la pièce de rechange. Nous attendons la réaction du ministère. Cette initiative nécessite l'implication des Douanes, des ministères des Transports et du Commerce. Ils sont tous concernés par cette démarche. S'il y a un accord de principe pour asseoir un contrôle de la pièce de rechange en Algérie, je pense qu'Algerac aura à jouer un rôle appréciable, attendu par les pouvoirs publics. Il s'agit de procéder à la vérification, au moins sélective, de certaines pièces de rechange importées par nos opérateurs économiques.
Il y a d'autres problèmes qui sont posés, comme celui du contrôle des jouets...
Sur cet aspect du contrôle de jouets, je dois dire que le Cacque dispose d'une compétence et d'une expérience. Nous avons aussi un Centre national de contrôle qui se trouve à Boumerdès et qui a la vocation de contrôle au service de la douane et des pouvoirs publics, qui touche au sujet. Nous sommes en train de le préparer à participer à la démarche «qualité». Il est déjà accrédité par un partenaire italien sur l'aspect lié à l'étalonnage. Nous voulons que son laboratoire d'essai qui touche aux textiles et cuir puisse, lui aussi, être accrédité par un organisme national.
Vous parliez à l'instant d'un organisme italien, est-ce qu'il y a d'autres organismes étrangers qui sont en lien avec vous?
Il y a eu des organismes italiens et français qui sont intervenus à la demande d'Algerac lorsqu'elle était en phase de création. Actuellement, les opérateurs doivent obtenir leur accréditation d'Algerac. Les opérateurs peuvent s'adonner à des travaux s'il y a certains d'entre eux qu'Algerac ne maîtrise pas. Il y a des organismes étrangers qui demandent des accréditations pour être reconnus par un certificat d'Algerac. Nous sommes en train d'effectuer la première pré-évaluation d'accréditation d'un organisme d'étalonnage. Nos sommes aussi en train de préparer deux dossiers pour l'inspection.
Cette année, Algerac pourra remettre cinq à six accréditations dans divers domaines d'activité (certification et laboratoires). Nous encourageons d'autres à venir déposer une demande officielle d'accréditation.
On assiste depuis quelques semaines à une intense activité de sensibilisation menée par la Protection civile à propos de la sécurité des installations en tous genres. Cet objectif ne pourrait être atteint sans l'adoption de certaines normes. Quel est votre apport dans ce domaine?
Algerac est en train d'effectuer un travail important en direction des organismes de contrôle et d'inspection qui s'occupent des installations. Des laboratoires dans les secteurs de l'habitat, de la construction, de l'énergie et de l'environnement sont en train d'effectuer des démarches auprès d'Algerac pour acquérir des accréditations. Les organismes qui travaillent sur la base d'un agrément doivent passer à une deuxième phase, en accord avec les ministères techniques concernés pour être accrédités pas Algerac. Il y a une période transitoire qui sera mise en place pour ne pas les pénaliser. Ce travail vise à s'assurer que tout le travail qui touche les installations et qui peut avoir des incidences sur l'environnement, la sécurité et la santé puisse être capable de donner la preuve qu'ils ont la compétence pour effectuer leur tâche.
Actuellement, les produits importés obtiennent leur certificat d'origine des laboratoires étrangers avec le transfert de devises que cela induit, est-ce que cette situation peut changer?
Il faut que nos laboratoires soient capables de se substituer à l'action des organismes étrangers pour délivrer un certificat de conformité. C'est un moyen d'obtenir plus de sécurité des produits que nous importons et que nous consommons. Les laboratoires pourront alors jouer leur rôle de régulateur et de contrôleur.
Qu'en est-il du principe de réciprocité avec l'Europe?
Algerac a aussi l'intention d'organiser une rencontre avec les importateurs et les exportateurs ainsi que des organismes de contrôle pour expliquer la teneur d'une directive européenne, entrée en vigueur depuis janvier dernier, établissant l'exclusivité de certaines activités sur le territoire de chaque pays. Chaque organisme d'accréditation a son marché national et ce sera la même chose pour l'Algérie.


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