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Ould Abbès secoue le «cocotier» médical
NOMME MINISTRE DE LA SANTE
Publié dans L'Expression le 24 - 06 - 2010

Le nouveau ministre de la santé a préféré laisser de côté la langue de bois pour adopter un nouveau langage, celui de la «franchise» et de la confrontation directe.
Le nouveau ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière, Djamel Ould Abbès n'a pas mis longtemps pour prendre ses marques au sein de son département. En effet, depuis sa nouvelle nomination, le premier responsable du secteur multiplie les sorties médiatiques. Et ces dernières ne passent pas inaperçues.
Et pour cause, le ministre bouscule les habitudes adoptées jusque-là pour afficher la nouvelle politique du secteur, même si elle est en totale contradiction avec celle de son prédécesseur, Saïd Barkat.
Syndicats de la santé publique, grippe A/H1N1, pénurie des médicaments, le ministre n'éprouve aucune gêne à remettre en question la gestion de Barkat. En effet, contre toute attente, le nouveau ministre de la Santé a préféré laisser de côté la langue de bois pour adopter un nouveau langage, celui de la «franchise» et de la confrontation directe. Et cela commence par le dossier épineux des syndicats de la santé. Le ministre n'a pas hésité à déclarer le 12 juin dernier que «le corps médical est sous-payé en Algérie». Il aura ainsi fallu plusieurs années de grève et de mouvements de protestations pour qu'un responsable reconnaisse enfin la précarité dans laquelle vivent les médecins algériens.
Ce dernier avait ajouté: «Je vais me battre pour eux.» Et le ministre n'a pas tardé pour mettre en application ses promesses, puisque à peine 10 jours après ces déclarations, M.Ould Abbès a réuni tous les syndicats de la santé publique autour d'une seule et même table afin d'établir un «dialogue national». Un premier contact inaugural qui sera suivi par une série de rencontres restreintes réservées aux représentants de chaque syndicat. D'ailleurs, le ministre s'est engagé publiquement à défendre la «dignité du praticien» et s'est dit favorable à toute proposition de solutions, à condition qu'elles soient «concrètes, réalistes et pertinentes».
Il ajoutera que «les praticiens auront leurs droits légitimes à 100%». Il explique dans ce contexte, que la dotation du secteur de la santé de 619 milliards de dinars pour le prochain quinquennat représente «une manne financière unique en Algérie» qui servira non seulement à assurer une meilleure couverture sanitaire mais surtout bénéficier, à un degré très important, à la prise en charge de la ressource humaine.
L'autre dossier brûlant du secteur auquel s'est brillamment attaqué le ministre, est celui des médicaments. Il a fait savoir à ce sujet qu'une nouvelle stratégie sera adoptée afin de soutenir davantage les producteurs de médicaments nationaux et réduire ainsi l'importation des médicaments.
Aussi, une nouvelle mesure sera introduite pour importer des médicaments dans un délai de 24 heures en cas d'urgence. Cette dernière permettra de rompre avec les phénomènes de rupture de médicaments que connaît régulièrement le pays.
«Une directive commune du Premier ministre concernant les ministères de la Santé et des Finances permet d'importer dans les 24h, en cas de danger pour la santé du citoyen, le médicament non disponible», a-t-il annoncé le 14 juin dernier en marge d'un séminaire international sur le droit des brevets organisé par l'Union nationale des opérateurs de la pharmacie (Unop).
Toujours au registre de l'industrie pharmaceutique, dans son allocution d'ouverture, M.Ould Abbès est revenu sur le dossier de la grippe A/H1N1, qualifiant la campagne internationale lancée par l'OMS «d'imposture», estimant que «le nombre de décès est insignifiant par rapport aux moyens mobilisés». Un piège donc, dans lequel est tombée l'Algérie en général et le ministère de la Santé en particulier, dirigé par M.Barkat à l'époque, en commandant 20 millions de doses. L'Algérie n'a finalement reçu que 5 millions de doses et cela sans parler de l'échec de l'opération de vaccination, largement boudée par le corps médical et les femmes enceintes.
Pourtant, paradoxalement, le ministre légitimise les décisions de son prédécesseur, déclarant qu'«il était normal que l'Algérie prenne au sérieux l'alerte et qu'il fallait dépenser de l'argent plutôt que de jouer avec la santé des citoyens».


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