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Les transporteurs privés dénoncent l'insécurité
Après les actes de banditisme dont ils ont été victimes
Publié dans Liberté le 03 - 12 - 2008

Les transporteurs privés de la wilaya d'Alger et de Boumerdès ont observé, hier, une journée de grève en signe de protestation contre l'insécurité sur les routes, notamment sur l'axe Réghaïa-Boudouaou. L'agression perpétrée par deux voyous samedi dernier au niveau de la cité Dallas de Réghaïa contre une jeune femme passagère d'un minibus délestée de ses bijoux en plein jour a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase et qui a provoqué la réaction des transporteurs privés.
“Nous ne pouvons plus travailler, c'est le Far West sur le tronçon d'El-Kerrouch entre Réghaïa et Boudouaou”, affirme un transporteur de Réghaïa qui se demande “comment un tel acte ait pu se produire non loin de deux barrages fixes de services de sécurité”, ajoute-t-il. Les transporteurs disent avoir peur pour leur vie et pour celle des voyageurs et demandent de renforcer davantage la sécurité sur cet endroit considéré désormais comme un coupe-gorge. “Chaque jour, des énergumènes sortent de je ne sais où et s'engouffrent dans les bus et terrorisent les voyageurs sans défense avec leurs armes blanches”, témoigne un receveur de bus de Réghaïa.
Les agresseurs agissent généralement par bande de deux à trois personnes, ils profitent de l'arrêt du bus pour s'y introduire en allant menacer en premier lieu les femmes et les personnes âgées. “Pendant que l'un met le couteau sur la gorge des victimes, son acolyte est occupé à les détrousser de leurs bijoux, de leur argent et de leur portable, la scène dure quelques secondes seulement”, témoigne un chauffeur rencontré hier à la gare de Boumerdès. Les agresseurs s'enfuient, soit en direction des bidonvilles qui jouxtent la cité Dallas, soit sur l'autre flanc du côté d'El-Kerrouch. “Ils sont maîtres des lieux, c'est comme en Somalie”, ironise un membre de l'UGCCA venu appuyer la revendication des grévistes. Un autre transporteur ne voit pas de solutions si rien n'est fait pour raser l'immense bidonville de la cité Dallas et reloger ses habitants ailleurs. “C'est de là que viennent tous les malheurs”, ajoute-t-il.
Les transporteurs privés pointent du doigt les autorités locales, notamment la wilaya d'Alger qui, selon eux, ne s'est jamais souciée de cet endroit. Ils en veulent comme preuve l'état de la cité Dallas abandonnée à son triste sort comme en témoignent ces carcasses de bus qui jonchent les lieux et qui sont souvent utilisées comme cachettes par les agresseurs. De telles images de désolation favorisent l'insécurité et donnent de l'eau au moulin des désœuvrés de tout bord.
“La sécurité des lieux n'est pas seulement une affaire de gendarme, mais c'est aussi une affaire des politiques et des administratifs”, indique un membre de l'association des transporteurs qui se demande quelle parade utilisera la SNTF pour éviter la destruction de ses trains RER qui vont emprunter dans un mois presque le même parcours. L'on sait que les trains de passage entre Réghaïa et Boudouaou sont chaque jour mitraillés par des projectiles de toutes sortes. Il n'y a pas un train qui ne porte pas les marques de ces blocs de pierres lancés par ces bandes de jeunes. Mais le RER c'est différent. Il est beau, il coûte cher et sa carrosserie ne supporte pas de telles traces.
Par ailleurs, de nombreuses agressions ont été enregistrées ces deux dernières années sur ces lieux, mais cette fois au niveau de l'autoroute où des bandes de jeunes généralement des mineurs âgés entre 14 et 17 ans profitent du ralentissement de la circulation pour agresser des passagers et les délester de leur montre et portable.
La gendarmerie de Boumerdès a, selon un bilan rendu public récemment, arrêté plus d'une vingtaine de ces mineurs qui ont été écroués. Mais cela n'a pas empêché les agressions de se poursuivre. Il y a quelques semaines, un automobiliste a été délesté de sa montre par des jeunes mineurs qui ont pris la fuite en direction du bidonville Dallas. Un nom qui ne charme plus, mais qui fait peur.
M. T.


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