Décès de l'ancien ministre du Tourisme et de l'Artisanat, le moudjahid Hadj Abdelwahab Bakli    Hausse du niveau des barrages de Sidi Yakoub et Oued Fodda    Raffinerie de Hassi Messaoud et politique énergétique de l'Algérie en direction de l'Europe    Tirsam réceptionne 276 bus    Derrière Quentin Deranque, la banalisation médiatique d'une galaxie néofasciste    L'aide arrive enfin au Kordofan du Sud    Le vol par l'entité sioniste d'organes de martyrs palestiniens continue    Triple saut : Meilleure performance mondiale de l'année pour l'Algérien Triki    Le leader piégé à Oran, Constantine relance la course au titre    Match amical : les Verts défieront le Guatemala et l'Uruguay en mars    Un nouveau directeur pour le secteur des transports    Plusieurs boucheries ciblées par une opération de contrôle à Mostaganem Saisie de viande impropre à la consommation    Les prix relativement cléments    La jeunesse fait vibrer le chant religieux    Al-Bîrûnî, un génie précoce au carrefour des cultures    La bataille d'«El-Kef Lasfar», une épopée héroïque durant la glorieuse Guerre de libération nationale    «La fidélité aux martyrs, fondement des réalisations de l'Algérie nouvelle»    Réception de 384 bus au port de Mostaganem    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le même argumentaire
De 1992 à 2003
Publié dans Liberté le 17 - 06 - 2003

L'état d'urgence a été instauré le 9 février 1992 par décret présidentiel. Mohamed Boudiaf, qui dirigeait le Haut comité d'Etat (HCE), créé après la victoire des islamistes au premier tour des élections législatives (26 décembre 1991) et le départ forcé de Chadli Bendjedid (11 janvier 1992), le considérait comme un moyen de “mise hors d'état de nuire des fauteurs de troubles, la préservation des libertés fondamentales, sans porter atteinte aux droits de l'immense majorité des Algériens.”
Le HCE, dans lequel siégeait notamment Khaled Nezzar, général et influent représentant de l'institution militaire, voulait juguler les débordements dangereux des militants du FIS et éviter au pays le chaos. Dans cette optique, le parti islamiste a été dissous moins d'un mois plus tard (4 mars 1992). La justice estimait, à juste titre, qu'il “était à l'origine d'une vague d'agitation qui, par des moyens subversifs, mettait en péril l'ordre public et les institutions de l'Etat”. Les opérations terroristes n'ont pas tardé à s'enclencher et à se suivre, jusqu'à ce jour. L'état d'urgence, institué (par le décret 92-44 du 9 février 1992) pour une durée d'une année, a été prorogé le 7 février 1993 par le HCE pour un temps indéterminé. Le texte initial comprend douze articles. L'article 6 autorise le ministre de l'Intérieur et les walis à “restreindre ou interdire la circulation des personnes et des véhicules dans des endroits et à des moments précis”, “à mettre en résidence surveillée toute personne majeure dont les activités s'avèrent nuisibles (…)” et “à opérer exceptionnellement des perquisitions de jour comme de nuit.” L'article 9 rend possible le recours “à l'autorité militaire (pour) la direction des opérations de rétablissement de l'ordre au niveau local ou au niveau de certaines circonscriptions territoriales.”
Ce décret a été accompagné, rapidement, de mesures qui, aujourd'hui encore, sont loin de faire l'unanimité. Le cas des internements dans les camps du Sud en est un exemple. Le ministre de l'Intérieur étant habilité à “ordonner l'internement de toute personne dont l'activité s'avère dangereuse pour l'ordre et la sécurité publics et le fonctionnement des services publics dans un centre de sûreté établi dans un lieu précis”, des milliers d'Algériens ont été conduits dans ces camps sans avoir été reconnus coupables de quelque délit que ce soit. Mais l'état d'urgence a surtout constitué, pour les autorités, l'alibi pour étouffer les libertés et écraser les tenants de la démocratie. Le ministre de l'Intérieur de l'époque, le défunt Mohamed Hardi, avait reproché aux partisans de la levée de cet état d'urgence de vouloir “priver l'Etat des outils lui permettant de lutter contre le terrorisme et la subversion”. “Les libertés d'expression, d'opinion et d'activité politique sont préservées. Seuls les manifestations et les meetings sur la voie publique ne sont pas autorisés pour des raisons de sécurité”, avait-il ajouté. Il y a quelques semaines, la ministre de la Communication et de la Culture, Khalida Toumi, alors porte-parole du gouvernement, déclarait : “La levée de l'état d'urgence n'est pas à l'ordre du jour ; la question sécuritaire ne le permet pas.”
Dans son rapport complémentaire sur les événements de Kabylie, Mohand Issad, chargé par le chef de l'Etat de faire un tant soit peu la lumière sur le déclenchement et le déroulement de ces événements, a souligné un “glissement juridique de l'état d'urgence vers l'état de siège”.
L'Etat ne semble pas s'embarrasser de ses contradictions. Abdesselam Ali Rachedi, candidat à l'élection présidentielle de 2004, n'a sans doute pas tort de relever, hier, à la réunion de la LADDH, que la levée de l'état d'urgence revêt désormais un cachet “purement symbolique ; un arsenal de lois scélérates, une sorte de roue de secours au décret du 9 février 1992, a déjà été institué”.
L. B.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.