L'ancien député Tliba jugé en appel    Droits de l'Homme: Alger condamne la résolution du Parlement européen    Talaie El Hourriyet: «La crise économique est antérieure à la crise sanitaire»    300 médicaments en rupture de stock: Le syndicat des pharmaciens accuse les distributeurs    Décès du Professeur Tarek Bouktir, enseignant-chercheur à l'université Sétif 1    Détresse dans les airs    Aïn El Turck: Des bouchers dénoncent la concurrence des revendeurs de viande de l'abattage clandestin    DROIT DE VIVRE ET DE RESPIRER    110 civils tués dans une attaque terroriste au Nigéria    Football - Ligue 1: Des promesses et des imperfections    JSK - Youcef Bouzidi nouvel entraîneur: Retour à la case départ !    Education: Grève aujourd'hui dans les écoles    Décès de 4 personnes à l'intérieur d'une voiture à Skikda: La mort causée par asphyxie au dioxyde de carbone    Tebessa: Ils détournaient l'argent d'une personne décédée    Quand la société néglige son autre moitié    Les journaux absents chez les buralistes    L'Algérie remet les pendules à l'heure    L'Intersyndicale monte au créneau    Le nombre reste au-dessus de la barre des 1.000 cas    La France face à ses contradictions    Le Dinar poursuit sa dégringolade    Schalke : Bentaleb indiscipliné à cause de ses origines selon un ex international allemand    Covid-19: Djerad préside un conseil interministériel consacré à l'évaluation de la situation épidémiologique    Le PA rejette la résolution du PE sur la situation des droits de l'Homme en Algérie    L'armée sahraouie poursuit ses attaques contre des positions de l'armée marocaine    Sahara occidental : l'ONEC réitère son soutien à la lutte du peuple sahraoui    AADL 2 : plus de 63.000 souscripteurs dans 33 wilayas ont fait le choix du site    Boukadoum reçoit le nouvel ambassadeur d'Italie en Algérie    Plus de peur que de mal pour Aribi    L'APN prend part à un workshop régional sur le rôle des Parlements arabes dans la protection des droits des personnes âgées    Electricité: l'ouverture du réseau national aux producteurs indépendants du solaire recommandée    TRIBUNAL DE TIPASA : Report du procès d'Abdelkader Zoukh au 8 décembre    Le procès en appel d'Ould Abbas et Said Barkat reporté    Zelfani limogé    Le Mouloudia aurait pu faire mieux    Ligue 1 : la JS Saoura et l'ES Sétif affichent déjà leurs ambitions    Le Chabab à la conquête de l'Afrique    Un protocole sanitaire pour une reprise universitaire sécurisée    La scène artistique bataille pour survivre au confinement    YouTube, le CNC et Arte s'allient pour promouvoir la culture en ligne    La demande d'appel de Johnny Depp rejetée    Montée de tensions entre Téhéran et Tel-Aviv    Malek, un jeune chanteur en "vogue"    LSDA de Sidi Abdellah lourdement impactée : «Un calendrier de paiement est proposé aux abonnés»    Tiaret : 2322 logements attribués    L'APW-Jeunes de Béjaïa : Une expérience unique à l'échelle nationale    LE DECOMPTE DES MORTS    Arènes d'Oran: La rénovation des tribunes en phase d'achèvement    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Activer le classement des aires marines avant l'irréversible dégradation des milieux
PARC NATIONAL DE TAZA
Publié dans Liberté le 27 - 04 - 2009

La mise en place d'une aire marine gérée adjacente au Parc national de Taza est un projet pilote en Algérie initié par le WWF (World Wilde Fund) en association avec la DGF (Direction générale de Forêts). Ce projet d'envergure vise, entre autres, la réhabilitation des bonnes pratiques de pêche ainsi que la réorganisation de ce secteur en déliquescence.
Si le niveau de pollution du littoral et du milieu marin algérien n'inquiète pas outre mesure les spécialistes, la lanterne rouge est allumée. L'accumulation des déchets du fait du rejet des eaux usées et industrielles sans traitement préalable dans les milieux semi-fermés et fermés (ports et baies), l'important trafic maritime et le dégazage à tout va - et échappant littéralement à tout contrôle - des navires sillonnant nos eaux territoriales et la surpêche, pour ne citer que ces sources ont, d'une part, induit l'insalubrité des plages notamment, dans le secteur centre (Alger et environ). D'autre part, la présence en excès des produits chimiques d'origine industrielle et agricole ont immanquablement porté atteinte aux écosystèmes marins (les herbiers,…). Sur la base de ce constat, la conservation de la biodiversité marine et côtière apparaît comme une alternative incontournable.
Mais au-delà de cette préoccupation, il en est une autre qui suscite autant sinon plus d'inquiétude : La surpêche. Les stocks de poissons surtout, en mer Méditerranée s'épuisant, il devient dès lors, difficile de garantir la sécurité alimentaire dans les pays du bassin méditerranéen. En octobre 2001, la Conférence de Reykjavik avait défini “les règles d'une pêche responsable” - périodes d'interdiction de pêche et repos biologique de certaines espèces péchées comme le thon tropical ou encore la coquille Saint Jacques – toutefois, en l'absence d'instruments juridiques idoines et d'une réelle volonté politique nationale, la dégradation du milieu marin suivait jusque-là son cours. Pour Samir Grimes, enseignant-chercheur, protection des écosystèmes marins sensibles, impliqué en tant qu'expert dans le projet en question, les aires marines et côtières protégées (AMP) remplissent plusieurs fonctions. Les plus importantes d'entre elles sont inhérentes, explique-t-il, à la préservation des écosystèmes remarquables, rares et uniques en Méditerranée, au maintien des processus écologiques fragiles et des habitats vulnérables aux activités humaines et à la protection des espèces sensibles et emblématiques. “Ces aires marines protégées participent, par ailleurs, à sauvegarder les zones de frayère (de reproduction) indispensables à l'équilibre global”, ajoute notre interlocuteur et de poursuivre : “Les AMPs participent dans une gestion durable des ressources halieutiques en préservant les œufs, larves et juvéniles et en alimentant ainsi les stocks de pêche, elles peuvent constituer un moteur du développement local durable, en favorisant l'émergence d'activités compatibles et harmonieuses avec les spécificités de la région considérée.” Dans un autre chapitre, M. Grimes met en exergue l'opportunité qu'offrent les AMP méditerranéennes en constituant une composante du tourisme scientifique et d'élite très prometteuse pour l'avenir.
Partant du principe que la conservation in situ de la biodiversité à travers les AMP est considérée à l'heure actuelle comme l'un des instruments les plus efficaces capable d'assurer la durabilité des écosystèmes les plus remarquables et le maintien de leurs processus originels à l'abri des dégradations liées aux multiples usages anthropiques possibles de ces espaces fragiles, notre interlocuteur rappelle qu'en Algérie, cette conservation in situ pose quatre problèmes majeurs : la planification sectorielle des espaces à protéger avec des objectifs et des catégories de classement qui ne remplissent pas les mêmes fonctions ; l'absence de mécanismes de gestion concertée et intégrée effectives de ces espaces biostratégiques et l'absence de réglementation spécifique et adaptée pour les aires marines et côtières protégées. Cette situation est amplifiée par la lenteur des procédures de classement et de mise en réserve, d'autant que la vitesse de dégradation est plus rapide que les délais de classement. “Certains sites perdent quelques unes de leurs composantes sous la pression des activités humaines dans des délais relativement courts, hypothéquant ainsi les objectifs de conservation et de protection visés par le classement “, conclut-il.
Nahla R


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.