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quelles chances pour raouraoua ?
Elections au comité exécutif de la fifa
Publié dans Liberté le 13 - 12 - 2010

Le Nigérian Amos Adamu, membre du CE de la FIFA et le Malien Amadou Diakité, membre de la commission des arbitres, accusés par le journal anglais, le Sunday Times, d'avoir monnayé leur voix, lors de la désignation des pays hôtes des Coupes du monde 2018 et 2022, ont été suspendus pour trois ans, par la FIFA, de toute activité liée au football. De ce fait, la CAF n'est plus représentée, actuellement, au Comité exécutif de la FIFA que par Issa Hayatou (vice-président), Hani Abou Ridha (Egypte) et l'ambassadeur Jacques Anouma (Côte d'Ivoire) dont le mandat expire en 2011.
Depuis longtemps, l'argent n'a cessé de gangréner le monde du football. Mais à chaque scandale l'on fait mine de tomber des nues. Pour un corrompu, combien d'autres sont passés entre les mailles d'un filet qui, curieusement, se resserre presque toujours sur les ressortissants des pays pauvres.
Comme j'ai eu à le rappeler, dans plusieurs articles, les institutions sportives internationales sont de vastes coteries au sein desquelles il est important de plaire au président et d'éviter de soulever ou d'attirer son attention sur des questions qui lui déplaisent. Nous sommes dans un système de relation féodale entre le Patron et les courtisans. Chacun des affidés cherche à préserver ses privilèges, à parvenir ou à rester le plus longtemps possible sur son siège.
En l'absence de réponses pertinentes et crédibles au football africain qui stagne, le microcosme de la CAF s'agite, actuellement, autour des élections au comité exécutif de la FIFA. Aucune vision future n'est présentée, les fédérations africaines sont en panne de nouvelles orientations stratégiques, d'une nouvelle dynamique en un mot d'un nouveau projet sportif pour relancer le sport roi sur le continent. Le temps presse et appelle sérieusement à un nouveau souffle et à une nouvelle vision pour la gestion et la promotion du football africain. La réponse ne peut venir de ceux dont les priorités sont ailleurs ? Il est temps pour les Africains de balayer devant leur porte et de se préparer au changement ; d'abord à leur niveau.
En février 2011 à Khartoum (Soudan), deux des quatre postes de l'Afrique au sein du comité exécutif de la FIFA seront à pourvoir lors des élections de la CAF. Pour rappel, le comité exécutif de la FIFA est composé d'un président, élu par le congrès dans l'année qui suit la Coupe du monde, de huit vice-présidents et 15 membres, désignés par les confédérations et associations. Il se réunit deux fois par an au moins. La durée du mandat des membres est de quatre ans. Son rôle est notamment de déterminer les dates, lieux et formats des compétitions, de nommer les délégués de la FIFA à l'IFAB, de nommer et révoquer le secrétaire général sur proposition du président de la FIFA (art. 30 et 31 des statuts FIFA).
Comment se présente la situation pour les prétendants africains qui seraient, à l'heure actuelle, au nombre de cinq ? On évoque les noms de l'Algérien Mohamed Raouraoua, du Sud-Africain Danny Jordan, de l'Ivoirien Jacques Anouma, du Zambien Kalusha Bwalya et du Seychellois Patel Suketu. Un possible candidat en remplacement du Dr Amos Adamu est possible.
Pour une meilleure compréhension des enjeux, il est utile de rappeler que le continent africain est divisé en six zones ainsi déterminées :
1) Zone Nord : Algérie, Egypte, Libye, Maroc, Tunisie ;
2) Zone Ouest A : Cap Vert, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Liberia, Mali, Mauritanie, Sénégal, Sierra Leone ;
3) Zone Ouest B: Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana, Niger, Nigeria, Togo ;
4) Zone Centrale : Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, RD Congo, Sao Tomé et Principe, Tchad ;
5) Zone Centre-Est : Burundi, Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Kenya, Ouganda, Rwanda, Somalie, Soudan, Tanzanie ;
6) Zone Sud : Afrique du Sud, Angola, Botswana, les Iles Comores, Lesotho, Madagascar, Malawi, Île Maurice, Mozambique, Namibie, Seychelles, Swaziland, Zambie, Mohamed Raouraoua appartient à la zone Nord qui est déjà représentée au BCE de la FIFA par l'Egyptien Hani Abou Ridha.
Le Sud-Africain Danny Jordan, directeur général de la Coupe du monde 2010 se présente après avoir organisé avec compétence une superbe Coupe du monde qui a honoré le continent. Outre le large soutien, notamment anglophone, dont il bénéficie, l'élection de Danny Jordan, militant anti-apartheid, serait une récompense de la FIFA et du continent africain à l'Afrique du Sud. L'exclusion du Nigérian Amos Adamu renforce davantage ses chances.
L'ambassadeur Jacques Anouma, le président de la Fédération ivoirienne de football, pourra particulièrement compter sur le soutien de l'Afrique de l'Ouest (zone A et B) et de la zone centrale, du fait de l'exclusion du Malien Amadou Diakité. De plus, parmi les prétendants au comité exécutif de la FIFA. Il est le seul à postuler pour un renouvellement de son mandat. Il a entamé sa campagne depuis longtemps. Sa réélection ne devrait pas poser de problème vu son parcours. Mais, s'agissant d'élections africaines, nous savons combien les pronostiques sont aléatoires.
Kalusha Bwalya est celui qui risque de créer la surprise. Il a été l'un des meilleurs footballeurs africains de tous les temps. Un des rares survivants du crash qui a décimé la sélection zambienne en 1993 au large de Libreville. Ballon d'or africain 1988, meilleur buteur de la CAN 96, Kalusha Bwalya, a connu une riche carrière en Zambie, en Hollande, au Mexique et aux EAU. Consultant pour de nombreux médias comme la BBC et la chaîne sud-africaine Supersport. II est aujourd'hui à la tête du football zambien.
Ces cinq, voire six, candidats iront à la conquête des deux places disponibles. Mohamed Raouraoua, malgré les soutiens promis, devra batailler dur pour avoir une chance face à Danny Jordan qui a vu sa cote monter après le magnifique travail qu'il a fourni à la tête du comité d'organisation de la Coupe du monde 2010, à l'ambassadeur Jacques Anouma dont la réélection ne devrait pas poser de problème et au mythique footballeur et dirigeant sportif zambien Kalusha Bwalya qui risque de créer la surprise.
Souhaitons que l'Afrique mise, une fois de plus, en accusation puisse choisir des représentants à même d'honorer sa confiance, sa dignité et ses intérêts au lieu d'étaler simplement un standing que leur conférerait leur appartenance à la FIFA.


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