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MC Oran : La banqueroute et faillite sportive
Publié dans Liberté le 31 - 10 - 2011

“Ce n'est pas normal que, dans un club dit professionnel, le président-directeur général et ses autres collaborateurs ne soient même pas capables de verser une simple prime de match aux joueurs de l'équipe première ! Et c'est tout aussi anormal que dans une SSPA de la dimension du MCO, le bailleur de fonds principal n'ait aucun poste de responsabilité, alors que ceux qui tirent les ficelles perçoivent des salaires pour un travail qu'ils ne font pas et pour des idées qu'ils ne trouvent pas !” Ce constat, établi par tout l'entourage du club et approuvé tacitement par ses propres dirigeants, résume parfaitement et pertinemment le mode de fonctionnement de l'économie mouloudéenne.
Larbi Abdelilah lui-même reconnaissait devant ses joueurs, affairés à préparer le déplacement à Alger pour y rencontrer l'USMA au cours de la semaine qui vient de s'écouler, que “le montant de la prime de la victoire face au Chabab de Constantine n'a pas pu être réuni”.Qu'attendre alors d'une SSPA qui fait signer des joueurs pour des montants faramineux au mois d'août pour se retrouver à sec deux mois
plus tard, si ce n'est une faillite précoce ? Et cette faillite aurait aisément pu se transformer en banqueroute encore plus pénalisante, si Mohamed Belhadj n'avait pas fait irruption, une nouvelle fois, dans le paysage mouloudéen pour “soulager” sa direction des salaires d'une bonne partie de l'effectif et des membres de son staff technique.Avec plus de deux milliards de centimes avancés aux dirigeants oranais, Belhadj dit “Baba” demeure, à l'heure actuelle, le principal pourvoyeur de fonds du club.
Un pourvoyeur bienfaiteur en première instance qui, en rachetant les parts en actions de l'ancien P-DG Tayeb Mehiaoui, est devenu, le mois dernier, l'actionnaire majoritaire de la SSPA-MCO sans pour autant être officiellement admis au conseil d'administration de la société. La faute au P-DG Larbi Abdelilah qui semble faire tout son possible pour ajourner à chaque fois la tenue d'une assemblée générale des actionnaires et retarder ainsi l'officialisation de l'intronisation de Belhadj à la tête de la SSPA au poste de… P-DG.
La raison ? Tout le monde au MCO la connaît
“Si Belhadj hérite du poste de P-DG qu'il mérite logiquement, dans la mesure où il détient la majorité des actions de la société, il est clair que la carrière de Larbi Abdelilah, Hassan Kalaïdji, Nacereddine Bessedjrari et même Habib Benmimoun ainsi que d'autres dirigeants ne se poursuivra plus au MCO. Contrairement à ces responsables salariés, Belhadj a des ressources financières quasi inépuisables et il n'aura plus besoin de se coltiner ces dirigeants dont le public mouloudéen ne cesse de réclamer le départ. Sachant pertinemment que s'ils approuvent son intronisation, ils signeront leur départ, Abdelilah et ses compagnons de route retardent comme ils peuvent cette échéance”, expliquera une source autorisée. En attendant, c'est l'autre figure mouloudéenne, le président du club sportif amateur (CSA), Youssef Djebbari, qui a mis à profit ce climat malsain et financièrement délétère pour se racheter une virginité auprès du public oranais en octroyant aux joueurs de l'équipe professionnelle cinq millions de centimes comme prime du succès face au CSC.Alors qu'il devait consacrer son énergie et ses éventuels moyens financiers à faciliter le quotidien des jeunes catégories, Djebbari se mêle, pas vraiment innocemment, de la vie de la SSPA en faisant valoir sa disponibilité à “prêter main-forte à l'équipe première”.Pourquoi alors ne rachète-t-il pas des actions de la SSPA de façon à devenir actionnaire majoritaire pour démontrer ensuite les qualités de président-gestionnaire qu'il s'auto-attribue dans les colonnes des journaux ?
A cette question que Liberté lui avait posée au détour d'une discussion informelle il y a quelques jours, Djebbari a répondu de la façon la moins convaincante qui soit. “Au lieu de mettre deux ou trois milliards dans une société en faillite, autant attendre le mercato hivernal et les investir dans des joueurs qui pourront apporter un plus à l'équipe”, avait-il répliqué.Une façon comme une autre de ne pas mettre la main à la poche. D'autant plus qu'en ces moments de crise où se profile déjà à l'horizon une banqueroute inévitable, c'est Belhadj Ahmed, le bienfaiteur mais pas actionnaire, qui finance un club que dirige maladroitement Larbi Abdelilah, le P-DG non financeur, le tout avec la bénédiction d'un wali gaspilleur, mais pas un brin contrôleur.
Plus qu'une simple banqueroute par les chiffres, la SSPA-MCO illustre parfaitement le prototype même d'un système en faillite. Faillite financière, faillite morale et inévitablement faillite sportive.
R. B.


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