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Microentreprises et pré-emploi
Du boom de l'Ansej au flop des emplois d'attente
Publié dans Liberté le 18 - 01 - 2012

Les dispositifs destinés à développer l'emploi des jeunes sont en plein boom depuis les décisions adoptées en février 2011. S'ils exercent une influence croissante sur la société algérienne, leur impact économique réel est cependant
plus sujet à controverse.
La semaine écoulée a été marquée par 2 évènements significatifs des succès divers et mitigés que connaissent dans la période la plus récente les dispositifs d'accession à l'emploi mis en place par les pouvoirs publics.
Le premier est le bilan très attendu de l'activité de l' Ansej en 2011 qui a été dressé par son directeur, M. Mourad Zémali, le second, d'une nature très différente, est la manifestation organisée devant le ministère du Travail par de jeunes diplomés recrutés dans le cadre des emplois d'attente.
Le bilan des activités de l'Ansej pour l'année 2011 était attendu avec beaucoup d'intérêt en raison à la fois de l'importance des décisions prises en février dernier, de l'engouement qu'elles ont provoqué et des doutes qu'elles ont suscité.
Les informations publiées par Liberté dès le 10 janvier sont d'abord une illustration du souci de cette institution de communiquer de façon rapide et réactive même si elles ne dissipent pas toutes les interrogations.
La “démocratisation” de l'Ansej
Les chiffres communiqués par M. Zémali confirment tout d'abord la montée en puissance de l'Ansej. Avec Près de 43 000 microentreprises financées et plus de 92 000 emplois créés l'année dernière, l'Ansej double pratiquement ses résultats de 2010 et les multiplie par 4 par rapport à 2009. Depuis sa création en 1997, l'Ansej présente un bilan de plus en plus étoffé. Plus de 170 000 microentreprises créées en générant près de 500 000 emplois.
À l'origine de l'accélération des activités de l'agence en 2011, son DG mentionne les décisions prises le 22 février, qui ramènent l'apport personnel au niveau symbolique de 1 ou 2% du montant de l'investissement ainsi que les facilitations dans l'accès aux locaux.
Outre la «démocratisation» de l'accès aux crédits d'une agence qui avait, il n'y a pas si longtemps, la réputation d'être réservée aux rejetons d'une nomenklatura nationale, le bilan dressé par ses responsables tente de répondre à diverses objections formulées couramment au cours des dernières années.
L'Ansej est-elle une “agence de transport”? Non, semble répondre M. Zémali, qui indique que le transport de marchandises représente (quand même !) environ 16 000 cas des projets lancés en 2011 et le transport de voyageurs seulement un peu plus de 1 500, localisés particulièrement dans le sud du pays. Le reste des projets accompagnés par l'agence concerne surtout, par ordre d'importance, les services, le BTP et l'agriculture.
Les “déperditions”, voire les détournements de crédits souvent évoqués par la presse nationale, sont d'autre part minimisés par le DG de l'Ansej, qui assure que “les microentreprises sont de bonnes clientes pour les banques”, en mentionnant curieusement à l'appui de cette affirmation la fourchette très large et néanmoins très élevée d' “impayés, qui varient entre 12 et 35%.”
Mourad Zémali tranche enfin la question essentielle de la viabilité économique des entreprises créées dans la cadre de l'Ansej en affirmant que leur taux de mortalité ne dépasse pas 2,5% et concerne seulement 3 000 entreprises, “dont nous avons la liste”, sur les 170 000 créées depuis 1997.
Le microcrédit aussi…
L'Ansej n'est pas la seule agence destinée à stimuler l'accès à l'emploi, dont les activités se sont développées sensiblement en 2011. De création plus récente -ses activités ont démarré en 2005- l'Agence nationale de gestion du microcrédit (Angem) présente un bilan cumulé d'un peu plus de 275 000 crédits octroyés à fin septembre 2011, et son site revendique plus de 400 000 emplois créés en 7 ans avec le concours de la BADR, désignée comme son partenaire exclusif. Le nombre de crédits accordés est en haussse sensible, près de 80 000 en 9 mois en 2011 contre environ 50 000 en 2010. En février 2011, le gouvernement a relevé substantiellement le montant des crédits accordés, le faisant passer de 30 000 à 100 000 dinars pour l'acquisition de matières premières et de 400 000 à 1 million de dinars pour l'acquisition de petits équipements. L'une des particularités essentielle de cette agence est que sa clientèle est constituée de femmes pour plus de 60%.
Les “emplois d'attente” sur la sellette
Même s'il sont loin de faire l'unanimité et ont donné lieu notamment à de nombreuses critiques de la part du patronat (voir encadré) , les dispositifs liés à la microentreprise, voire au microcrédit, paraissent donner des résultats économiques -sous réserve d'un inventaire et d'un diagnostic plus approfondi que ceux qui ont été menés pour l'instant- non négligeables.Il n'en est pas de même du reste des mesures adoptées par le gouvernement dans le domaine de l'emploi des jeunes, qui relève plus d'un “traitement social du chômage” que d'une véritable politique de l'emploi. La manifestation organisée et dispersée vigoureusement la semaine dernière devant le ministère du Travail est l'illustration de la précarité des dispositifs mis en place dans ce domaine.
De jeunes diplomés de l'enseignement supérieur s'y plaignaient de salaires “ne dépassant pas les 9 500 dinars” dans le cadre de contrats de travail à durée déterminée dont la durée n'excède pas une année.
Ces dispositifs, assez peu connus et médiatisés, concernent pourtant un nombre de plus en plus important de jeunes Algériens, et sont pour l'instant la principale parade au chômage de masse mise en œuvre par les autorités. Les trois dispositifs de renforcement d'emploi, à savoir l'emploi saisonnier d'intérêt local (Esil), les travaux d'utilité publique à haute intensité de main-d'œuvre (Tup-himo) et l'indemnité pour activités d'intérêt général (Iaig), permettaient, au cours des dernières années, de faire bénéficier les 200 000 jeunes employés chaque année dans le cadre de ces dispositifs d'une rémunération mensuelle en général largement inférieure au salaire minimum.
Les décisions adoptées en février 2011 portaient sur l'extension de 9 à 12 mois des contrats de travail relatifs à ces “emplois d'attente”.La création des contrats de pré-emploi à des objectifs plus ambitieux. Située entre le traitement social et le traitement économique, cette mesure, mise en place depuis quelques années, prend partiellement en charge les salaires des jeunes primo demandeurs d'emplois pendant une période pouvant aller jusqu'à 3 ans. Un dispositif bien assimilé par les employeurs du secteur privé, qui ont recruté dans ce cadre plus de 20 000 jeunes diplômés en 2010.
H. H.


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