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“HAMLET" DU THEÂTRE REGIONAL D'EL-EULMA
Réflexion(s) du théâtre
Publié dans Liberté le 24 - 09 - 2012

L'originalité dans la construction de cette pièce se situe dans la juxtaposition de deux histoires d'amour et de trahison, se déroulant dans deux époques différentes.
Le problème lorsqu'on veut raconter plusieurs choses à la fois, c'est qu'on finit, soit par ne rien dire, soit par ne pas se faire comprendre. Et dans les deux cas, c'est une mauvaise chose parce qu'on ne peut pas toujours trouver une cohérence à une succession de disjonctions. Parfois, on ne peut nous empêcher d'applaudir un créateur qui fait de la déconstruction pour construire une œuvre nouvelle, avec un regard neuf, un traitement plus actuel et des propos proches de nos obsessions contemporaines. Si, en plus, cet artiste a des références comme Pirandello ou Shakespeare, il faudrait être vraiment, vraiment, grincheux pour ne pas aimer ses propositions. Et pourtant, il y a toujours un risque, et c'est sur ce risque-là qu'a joué le metteur en scène de la pièce Hamlet, produite par le Théâtre régional d'El-Eulma et présentée samedi dernier à la salle Mustapha-Kateb du Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi, dans le cadre de la compétition du Festival national du théâtre professionnel d'Alger (Fntp). Hamlet, de Rabie Guichi, est une adaptation du chef-d'œuvre éponyme de William Shakespeare. Mais entendons-nous ! C'est une adaptation qui fait de la mise en abyme de ce drame shakespearien (à l'intérieur de la pièce, une autre pièce se joue où Hamlet dénonce le meurtre de son père), la structure générale de ce spectacle d'une heure et demie, caractérisé par des lenteurs et une chute dans le rythme. On pense également dans la construction de cette adaptation à Luigi Pirandello et sa formidable Six personnages en quête d'auteur, mais l'ambition du metteur en scène dépasse toutes nos espérances et toutes nos références. Hamlet version théâtre régional d'El-Eulma, c'est l'histoire d'un groupe de comédiens qui répètent dans un hangar ou dans une arrière-boutique, au milieu de caisses posées ou superposées. Ils tentent de mettre en scène le drame de Shakespeare. Une histoire d'amour et de vengeance qui trouvera écho dans la réalité (théâtrale) avec l'histoire d'amour des deux comédiens, Mounir (Abdelwahab Redaouna) et Yasmina (Yasmina Abdelmoumène). Ce couple de comédiens, qui vivent d'amour et d'eau fraîche et qui prévoient d'officialiser leur relation, se retrouvera également confronté aux mêmes doutes et questionnements d'Hamlet, vis-à-vis d'Ophélia et vis-à-vis de sa mère et son beau-père. L'honneur ou les sentiments ? La lâcheté ou l'affrontement ? Des questionnements sans réponses. L'originalité dans la construction de cette pièce se situe dans la juxtaposition de deux histoires d'amour et de trahison, se déroulant dans deux époques différentes. Les chemins empruntés par Hamlet et Mounir sont sinueux et escarpés, et créent plus de méchants qu'ils n'en suppriment, hélas. Cette adaptation presque baroque du drame de Shakespeare nous le rappelle et nous apprend surtout que les situations changent, mais que l'homme est partout le même. Dans cette pièce à deux nœuds qui propose un théâtre dans le théâtre avec des passages autoréflexifs, il y a un foisonnement de thématiques, notamment dans le deuxième nœud relatif au comédien. La réflexion sur l'art dans l'art est devenue un thème d'une banalité contemporaine certes, mais il y avait d'intéressantes propositions dans la pièce, notamment la scène où les comédiens commencent à mimer ou imaginer la réaction du public, ce qui rompt le quatrième mur et place le spectateur au centre du spectacle. Ce dernier est invité à réfléchir sur sa propre situation de spectateur. Un beau travail sur la lumière a également été réalisé. La lumière a ouvert de nouveaux espaces aux comédiens, qui ont eu des problèmes de dicton, de voix et, parfois, de présence. La fameuse tirade d'Hamlet (“être ou ne pas être...") a totalement été ratée parce qu'inaudible. À cela, on ajoutera un sérieux problème de rythme, un mauvais calibrage entre les différents tableaux et surtout entre les différents effets (réel et étrangeté). L'introduction était trop longue avec des chorégraphies, aussi inutiles qu'inintéressantes, qui rappellent les comédies musicales, mais qui n'avaient pas lieu d'être, en tout cas, dans ce spectacle, caractérisé par des lenteurs. Le piège dans les adaptations de grandes œuvres théâtrales est qu'elles sont déjà très chargées, avec un texte très “balèze" qui renferme tous les sentiments humains. La prouesse est difficile même pour le plus téméraire ! Hamlet est une autre pièce qui explore le rôle de l'art dans et sur la société, qui manque cruellement de surprises et de luminosité.
SK


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