La troisième soirée du Festival international de la danse contemporaine avant-hier au Palais de la culture Moufdi-Zakaria, a été émaillée, outre les performances de danse, par un hommage au danseur, chorégraphe et metteur en scène, Kamel Ouali. Mais la partie de la soirée consacrée à la mise à l'honneur de Kamel Ouali a été quelque peu chaotique. Un moment fort cocasse a agrémenté cet hommage. En effet, les organisateurs ont prépare une projection retraçant les plus grandes œuvres du chorégraphe –des comédies musicales telles “Cléopâtre", “Dracula" ou “Autant en emporte le vent"-, mais pas de chance –et pas de son surtout !- un problème technique lié au son a empêché cette projection. Après de longues minutes, qui semblaient interminables, où le son n'a pu être remis, une troupe de “Zernadjiya" a rejoint la scène pour tenter de sauver la situation, mais la projection n'a pas été arrêté. Du coup, on pouvait apprécier des chorégraphies de Cléopâtre sur du folklore algérien! Face à cela, Kamel Ouali a tant bien que mal essayé de cacher son mécontentement et derrière un sourire forcé, en vrai professionnel, il a tenu à saluer la prestation des différents danseurs, et l'effort ainsi que l'attention du festival à son égard. Des médailles, un burnous, un bouquet de roses et une sculpture en bois lui ont été offerts. L'assistance nombreuse a par ailleurs exprimé son mécontentement quant à cet incident. “C'est grave de faire venir quelqu'un d'outre mer pour un instant précis et de ne pas se donner la peine de vérifier le son avant le moment attendu", nous a déclaré une artiste présente dans la salle. Pourtant, la soirée avait bien débuté, si ce n'est cet incident qui a laissé de l'amertume à beaucoup de présents. Quatre troupes se sont produites avec des tableaux intéressants. La Hongrie a proposé un tableau qui traite sur le fond des nouvelles technologies et de Facebook. Intitulé “Profile", le spectacle met le doigt sur la place prise par internet dans la vie des gens et le fait de pouvoir se faire passer pour n'importe qui et changer même de profil. Le Venezuela et ses deux couples qui alliaient sensualité et technique ont fasciné l'assistance qui passera à l'émotion avec le magnifique solo d'un artiste palestinien. Une remarquable performance traitant du rapport à la terre et à la patrie. L'Algérie a été représentée ce soir-là par la compagnie de danse de la maison de la culture de Aïn Defla, lauréate de la 3e édition de ce Festival. La troupe a présenté un tableau intitulé “Fraternité". Kamel Ouali a jugé leur prestation intéressante, en déclarant : “Il y avait des moments magiques qui m'ont transporté". Cependant face aux autres troupes, on arrivait facilement à distinguer le manque de synchronisations entre les différents membres de la troupe. “Avec du travail, ils vont s'améliorer et faire évoluer leur technique mais le spectacle reste de qualité", a estimé Kamel Ouali. F Y N