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Anders Fogh Rasmussen, Secrétaire Général de l'OTAN, à "LIBERTE"
"L'Algérie est active dans la coopération militaire"
Publié dans Liberté le 23 - 06 - 2013

Dans cet entretien, le SG de l'Alliance atlantique aborde plusieurs dossiers dont la coopération avec l'Algérie qu'il qualifie d'importante. Rasmussen a également évoqué la situation en Afghanistan, l'intervention de l'Otan en Libye et la nouvelle menace de la cybercriminalité.
Liberté : Quel bilan faites-vous de votre tâche à la tête de cette organisation et comment voyez-vous l'avenir de l'Otan étant donné les métamorphoses du monde moderne ?
Anders Fogh Rasmussen : Il y a trop de dossiers importants à l'ordre du jour de l'Alliance pour penser à ce stade à un quelconque bilan. D'autres se chargeront de faire cela le moment venu. Je suis complètement concentré sur les priorités de l'Otan ici et maintenant. En revanche, j'ai une vision de l'Otan dans les dix ans qui viennent et je porte une ambition claire pour les membres de l'Otan : que les difficultés économiques actuelles soient une occasion de mieux faire ce que nous avons fait avec succès depuis plus de soixante ans, c'est-à-dire assurer la sécurité de presqu'un milliard de citoyens d'une communauté nord-atlantique qui s'étend de l'océan Pacifique à la mer de Barents et aux confins de la mer Noire. Il y a aussi des priorités d'ordre opérationnel, au premier chef l'Afghanistan et la transition que nous menons à bien en coopération étroite avec les autorités de ce pays. L'Otan est une organisation dynamique, qui a su se remettre en cause et se réformer plusieurs fois au cours de son existence. Aujourd'hui, de nombreux pays ont un intérêt à collaborer entre eux en matière de sécurité. En vue d'une telle collaboration, l'Otan promeut activement des partenariats étroits avec des pays voisins, comme l'Algérie ou la Tunisie, et aussi avec des pays plus éloignés comme le Japon ou l'Australie. L'Otan est donc aujourd'hui au cœur d'un réseau de partenariats.
Dans ce contexte nouveau, comment voyez-vous l'avenir de l'Alliance avec l'Algérie et comment percevez-vous les relations avec ce pays ?
L'Otan et l'Algérie sont ensemble dans un partenariat méditerranéen qui a déjà une belle histoire et plus encore de potentiel à l'avenir. L'Algérie a manifesté un intérêt croissant pour les activités proposées par l'Otan. L'objectif du dialogue méditerranéen est de contribuer à la sécurité et à la stabilité régionale en améliorant la compréhension mutuelle. L'Algérie, en ce sens, est très active en matière de coopération pratique militaire, notamment au travers d'une participation à des formations et activités offertes par l'Otan dans différents domaines tels que la lutte contre le terrorisme, la politique et la stratégie de défense, les plans civils d'urgence, la coopération scientifique, la gestion des crises et la non-prolifération. Pour l'avenir, nous espérons que la coopération avec l'Algérie sera davantage renforcée par un programme individuel de coopération et de partenariat, qui est un outil de travail unique permettant de cibler notre coopération au plus près des besoins de notre partenaire, et de définir les priorités, tant politiques que pratiques.
D'autres champs d'action apparaissent désormais : va-t-on assister à une plus grande attention par rapport à divers secteurs jusqu'alors négligés comme la vigilance informatique ? De nouvelles menaces semblent, en effet, se développer...
La cyberdéfense est un sujet auquel l'Otan attache une grande importance. Début juin, nous avons eu une première discussion entre ministres de la Défense. Nous avons ainsi pu partager nos impressions sur la menace, qui est bien réelle. En 2012, l'Otan a dû faire face à 2 500 tentatives d'intrusion par exemple, soit un cas toutes les trois heures. La tâche principale de l'Alliance est la protection des réseaux Otan, et c'est bien normal. Nous investissons dans la protection de nos réseaux et nous mettons en action des ressources humaines et technologiques plus importantes qu'auparavant. Mais nous devons aussi voir comment nous pouvons agir en tant qu'Alliance, solidaires les uns des autres. L'Otan aide les alliés à construire une défense efficace contre les menaces dans le domaine informatique. Nous partageons de l'information entre alliés et mettons en commun les pratiques les plus performantes. Depuis 2012, les éléments de défense contre les menaces informatiques font partie des objectifs de capacités autour desquels les alliés s'engagent. C'est la planification de défense.
En Méditerranée, aux portes de l'Otan, la situation demeure également préoccupante à la frontière turco-syrienne... Vous êtes, du reste, très discret, par exemple, sur la levée de l'embargo en Syrie et votre rôle dans la problématique au Proche-Orient...
Vous faites sans doute référence aux discussions qui ont eu lieu à l'Union européenne à ce sujet et vous comprendrez que je ne commenterai pas les décisions d'une autre organisation. L'Otan, pour ce qui la concerne, ne décrète pas d'embargo. Ce n'est pas son rôle. Nous suivons de près la situation au Proche-Orient et j'ai eu l'occasion d'exprimer la préoccupation de l'Alliance sur la violence en Syrie par exemple. J'ai notamment appelé à plusieurs reprises à la résolution des conflits par le dialogue politique.
Nous soutenons aussi les efforts de la communauté internationale visant à réunir les parties autour d'une table, à Genève. Nous soutenons aussi la communauté internationale sur la question nucléaire iranienne, dans laquelle l'Otan n'est pas impliquée, et sur la question du processus de paix au Moyen-Orient.
L'Otan est intervenue en Libye. Depuis cette intervention, on a connu divers effets "collatéraux" comme la circulation incontrôlée des armes au Sahel. L'Alliance a-t-elle pris conscience de ces conséquences et du développement du terrorisme et l'Organisation a-t-elle, dès lors, changé son point de vue à ce sujet après cette intervention ?
La présence de terroristes et d'armes dans la région du Sahel est une préoccupation ancienne. Elle précède l'intervention de l'Otan en Libye pour protéger les civils. La mission de l'Otan a été conduite efficacement, elle a épargné un nombre incalculable de vies humaines et elle a répondu à un mandat des Nations unies.
Les Nations unies en 2011 ont imposé à la Libye un embargo sur les armes. Comme contribution à ce mandat onusien, l'Otan a mis en place un embargo sur les armes à partir de la mer. Notre mission n'englobait pas la mise en œuvre d'un embargo pour les voies terrestres. Ceci était avant tout du ressort de la Libye elle-même et de ses voisins. Durant cette période tumultueuse pour la région, plusieurs pays riverains comme l'Algérie ont d'ailleurs déployé d'importants efforts militaires pour préserver la stabilité.
Bien sûr, il est préoccupant de voir que des groupes armées en Libye opèrent en dehors de tout contrôle gouvernemental. Et de toute évidence, il ne faut pas laisser des terroristes établir des bases arrière dans la région. Je suis encouragé de voir les mesures prises par les autorités libyennes visant à renforcer l'Etat de droit partout en Libye.
De manière plus générale, l'Otan a le sentiment qu'elle a bien agi en Libye. Nous avons répondu à une demande du Conseil de sécurité de l'ONU, nous avons reçu le soutien de pays arabes, notre action a été proportionnée.
Comme vous l'avez vu, le gouvernement libyen a récemment demandé l'avis de l'Otan sur des questions de sécurité. Nous y répondons sans délai. Le Conseil a ainsi décidé le 3 juin de l'envoi à Tripoli d'une délégation d'experts qui identifiera les détails de la demande libyenne, afin qu'en coordination avec les efforts en cours aux niveaux national et international, nous puissions décider de la suite à donner. Ceci sera une juste manière de poursuivre notre engagement en faveur de la transition en Libye. En aucune manière nous n'envisageons de déployer des troupes de l'Otan en Libye.
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