Comment dit-on «t'zaguett» en espagnol ?    La démission de Sahli de l'APN toujours d'actualité    La marche des libertés violemment réprimée    5e édition du Salon international de la sous-traitance    Appel pour un fonds pour le développement de l'Afrique    L'armée reprend le contrôle sur l'ensemble de la province de Soueida    Le groupe Renault dans l'expectative    Le Sportage à l'honneur    Le dossier sur les bureaux de la CNRL    Les «Rouge et Noir» en conquérants    La déroute des Canaris «L'efficacité nous a fait défaut»    Le nombre d'accidents en baisse    Des essais d'armes chimiques français au Sahara algérien ?    Le progrès informatique au service des arts et lettres    La générale de la pièce Istirahat El mouharidjine début décembre    22 novembre 1999 : assassinat de Abdelkader Hachani, un homme de dialogue    Tizi Ouzou : 55% des foyers ont accès à l'internet    600 associations se partagent 20 milliards    Football - Ligue 1: Match à six points à Sidi Bel-Abbès, la JSK en appel à Bordj    Guitouni: Un plan d'investissements de 75 milliards de dollars d'ici 2022    Relizane: Plus de 32.000 pétards saisis    Centres de vacances, le boulodrome, des locaux commerciaux...: Des directives pour récupérer les biens communaux squattés à Aïn El Turck    Les Falaises: Deux blessés graves après une chute de plus de 40 mètres    Belgique: Le front «El-Moustakbel» en Vip politique    Israël en plein doute sur son invincibilité militaire    37.000 migrants nigériens rapatriés en 4 ans: L'Algérie dénonce les pressions internationales    Hamma Bouziane: Des logements pour les enfants des deux victimes des inondations    Mahrez dans l'équipe type de la 5e journée    Les locaux contribuent au succès de Lomé    Des tourments de l'Histoire ravivés par le Brexit    Le "Onze" gagnant de Belmadi    La formation à l'entreprenariat des jeunes, un moyen de lutte efficace    Violation des arrêts de la CJUE : La communauté internationale et l'UE interpellées    Le ministère du Commerce saisit la justice    Le terroriste abattu à Mila, identifié    Le wali Ben Touati en visite à Medroussa    L'association nationale des éleveurs d'ovins est née    La DGSN tarde à exaucer le vœu des citoyens    Education : Mme Benghabrit satisfaite de l'intérêt porté aux questions pédagogiques    Ouyahia bientôt face aux députés    11 cadres de Djezzy décrochent leurs M.B.A international à l'université Paris1 Sorbonne    Djezzy lance une promotion HAAARBA et offre 75 Go pour seulement 1500 DA    Le P-dg fait des révèlations    L'épure comme démarche artistique    Ecrivain et linguiste le plus prolifique de sa génération    Un art majeur comme mode d'expression    Deux Algériens lauréats    Opération menée par l'ANP entre Constantine et Mila: Quatre terroristes abattus et un militaire tué    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





DEUXIÈMES JOURNEES NATIONALES DE LA MUSIQUE CLASSIQUE
Institutionnaliser le rendez-vous et miser sur les talents
Publié dans Liberté le 26 - 03 - 2014

Que reste-t-il de la deuxième édition de ces Journées ? Ou que faut-il retenir ? D'abord des potentialités et des talents qui méritent d'être encadrés et pris en charge. Ensuite, la création d'un orchestre de l'Irfm. Et enfin, l'institutionnalisation de ces journées.
Une semaine durant, la capitale des Aurès a vécu au rythme des grands maîtres de la musique symphonique ou universelle, à travers des morceaux choisis, dans le cadre des deuxièmes journées de la musique classique de Batna. Musiciens, mélomanes, néophytes, curieux, tous se sont donnés rendez-vous du côté du Théâtre régional de Batna qui a abrité la manifestation. Et ils n'ont pas été déçus! Si les présents ont pu savourer des morceaux mondialement connus à l'image de leurs compositeurs (à l'exemple de Bach, Mozart, Strauss, Wagner), ils ont eu droit également à un choix aussi riche que varié de la musique algérienne, connue pour sa diversité. Cette deuxième édition, réussie à bien des égards, a été initiée par le Ministre de la Culture et prise en charge localement par la direction de la culture et l'Institut régional de la formation musicale (Irfm). Mais elle n'est, en réalité, qu'une relance, car il y a eu une tentative au début de l'an 2000, et à l'époque, cette initiative avait eu un franc succès mais les organisateurs n'ont pas pu – et pour plusieurs raisons – maintenir ce rendez-vous musical. La célébration du cinquantenaire de l'indépendance et la rencontre qui a regroupé, il y a deux mois, les écoles d'art (musique et arts plastiques) à l'Irfm, ont été les deux événements qui ont permis la relance de ces journées. Les responsables de la tutelle ont pu constater que l'Irfm a les moyens d'organiser ce genre de rencontres, et surtout, que le public existe bel et bien à Batna pour ce type de rendez-vous. Les musiciens, enseignants et professeurs présents à cette deuxième édition, et qui ont fait le déglacement des différents instituts, annexes et écoles du pays (Alger, Oran, Bouira, Constantine, Annaba, Laghouat, Biskra), ont fourni un travail qui mérite largement le respect et la considération. Selon certains spécialistes invités à cet événement "ils ont évolué par rapport à leurs prestations lors de la première édition". Pour l'auteur et musicien Aziz Bnidir, "un travail de perfectionnement, de production et de recherche reste à faire". "Il faut aller vers la production, la création. Le potentiel existe, il suffit d'un peu d'audace. Par exemple, la jeune guitariste de Bouira et la pianiste amateur de Batna sont talentueuses, elles ont juste besoin d'être prises en charge d'une manière professionnelle", soutient-il. Le chef d'orchestre, Hanafi Meliani a, pour sa part, estimé que ces journées doivent être institutionnalisées. "L'institutionnalisation donne une certaine stabilité, donc la certitude quant au maintien du rendez-vous", a-t-il souligné. Et d'ajouter : "Nous avons des classes d'amateurs et c'est une pépinière de talent. C'est l'avenir. Il faut certes mettre l'accent sur la formation des professionnels, mais ne pas perdre de vue les amateurs. Il y a des perles ! Pour ce qui est des rencontres, conférences et débats, ce sont de très bonnes choses, il faut non seulement les maintenir, mais également les élargir, dans le sens où il faudrait impliquer toute la famille artistique." En outre, les Journées de la musique classique sont seulement à leur deuxième édition, et bien évidemment, il y a des lacunes, mais les points positifs sont beaucoup plus nombreux, comme nous l'a déclaré M. Bougandoura, directeur de la culture de la wilaya de Batna. "Commençons par institutionnaliser ce rendez-vous comme le souhaitent le public et les artistes, et on verra après", a-t-il indiqué. Par ailleurs, dans moins d'un mois, Batna accueillera le festival de la chanson auressienne dans sa nouvelle formule. "Après avoir ramené l'universel à la capitale des Aurès, il va falloir universaliser la musique locale", nous dit Hichem Boumaraf, enseignant de musique, auteur, compositeur et interprète. A méditer !
R H
Nom
Adresse email


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.