À l'issue de la réunion de son comité exécutif, présidée par Issa Hayatou, dimanche à Alger, et ses entrevues hier avec les dirigeants marocains à Rabat, trois options se présentent désormais à la CAF pour l'organisation de la CAN-2015 : soit elle se déroule au Maroc comme prévu du 17 janvier au 18 février prochains, soit elle se déroule dans un autre pays, ou encore son annulation pure et simple. Mais pour le moment, la Confédération africaine de football, qui, une fois encore, a refusé, hier, la demande de report de la CAN-2015 sollicitée par le Maroc en raison de l'épidémie d'Ebola, a fixé un ultimatum de cinq jours au Maroc pour donner sa réponse définitive. "La CAF confirme les dates de la compétition. Une nouvelle réunion aura lieu le 11 novembre au Caire (siège de l'instance, ndlr) pour prendre les décisions qui s'imposent", a indiqué, hier, à Rabat, le directeur des médias de la Confédération africaine de football (CAF), Junior Binyam. D'ici là, le Maroc a cinq jours — jusqu'à samedi 8 novembre — pour faire connaître sa décision définitive, a, de son côté, précisé le porte-parole de la Fédération marocaine (FRMF), Mohamed Makrouf. "Tout changement (de dates) se ferait au détriment du calendrier de la CAF qui a l'obligation de suivre le calendrier international de la Fifa", ajoute Junior Binyam. Il a, par ailleurs, estimé que "le dispositif sanitaire" mis en place par le Maroc pour prévenir la propagation d'Ebola était "largement capable de faire face au flux limité" de supporteurs durant la compétition. Pour rappel, le Maroc a, le 10 octobre dernier, demandé le report de la compétition en raison du virus Ebola qui sévit, notamment, dans la partie ouest du continent africain depuis plusieurs mois. Le lendemain, la CAF avait répondu qu'elle maintenait les dates de la compétition, mais sans préciser si la plus importante compétition sportive du continent serait maintenue au Maroc. Le tirage au sort de l'épreuve reste, pour l'heure, programmé le 26 novembre à Rabat. Reste à savoir maintenant si les Marocains reviendront à de meilleurs sentiments ou camperont-ils sur leurs positions ? Dans le cas d'un refus d'obtempérer aux décisions de la CAF, le Maroc s'expose à de lourdes sanctions. S. L.