À l'ouest du pays, les prix varient d'une wilaya à une autre. De Tlemcen à Tiaret, en passant par l'initiative de l'Oravio, un aperçu de la mercuriale ramadhanesque. À Tiaret, le moins qu'on puisse dire est que ce Ramadhan est caractérisé, depuis son début, par une mercuriale clairement abordable. Contrairement aux dernières années où il était chaque fois marqué par une flambée insoutenable des prix, notamment ceux des fruits, légumes et viandes, cette année, les bourses modestes trouvent apparemment leur compte. Dans ce sillage, deux centres commerciaux ont été ouverts pour la circonstance pratiquant des prix concurrentiels. Les fruits et légumes sont cédés 20 à 30 de moins qu'ailleurs, tout comme les autres produits alimentaires à l'exemple de la farine super qui est cédée à 20 dinars le kilogramme et les diouls à 75 dinars au lieu de respectivement 34 à 40 dinars et 90 à 100 dinars dans les magasins de la ville. Même cas de figure pour les viandes puisque le poulet est cédé à 280 dinars contre 320, la dinde à 350 dinars au lieu de 400, l'agneau à 1100 dinars contre 1350 dinars et la viande bovine cédée à 800 dinars contre 1200 dinars chez les bouchers de la ville. Par ailleurs, à Tlemcen, et afin de prendre en charge durant ce mois les familles nécessiteuses, la direction locale de l'action sociale a prévu la distribution d'environ 62 000 couffins de denrées alimentaires à travers les 53 communes de la wilaya en plus de l'ouverture de cinq restaurants du cœur dont la gestion a été confiée au Croissant-Rouge algérien. Côté mercuriale, les prix des fruits et légumes ainsi que des produits de première nécessité ont connu en ce début de jeûne, une hausse d'environ 40 % au niveau des marchés et des épiceries malgré les appels des imams à plus de pondération, invitant les commerçants à la raison et à la tolérance. Ces mêmes commerçants qui font la prière aux premières rangées, oublient les sermons à leur sortie de la mosquée pour appliquer des prix dépassant tout entendement. Par exemple le poisson blanc proposé entre 1 800 et 2 000 dinars le kg et les dattes à 600 dinars sont inaccessibles aux bourses moyennes de même que les viandes rouges qui dépassent les 1 700 dinars le kg. Pourtant, le Groupe avicole de l'Ouest, Oravio, vient de mettre sur le marché de l'Ouest algérien du poulet congelé "de très bonne qualité" à 290 DA le kilo. C'est ce que nous venons d'apprendre du Groupe qui vise à casser le prix du poulet, dont le tarif s'est envolé ces derniers temps, notamment à l'approche du mois de carême mais également lors des périodes de grande chaleur. Cette initiative, qui plaira aux petites bourses, se traduira sur le terrain par la multiplication de point de vente notamment à Gdyel, à la Gare d'Oran (Plateau), à Es Senia et à Zahana. L'Oravio, qui rassure sur l'origine et les mesures d'hygiène propres à son poulet commercialisé, a également mis une flottille de camions frigorifiques pour assurer sa présence dans les marchés et les places de tout l'Ouest algérien. R. Salem/A. Berezel & B.S