La justice zimbabwéenne a rejeté hier la demande de libération sous caution de 58 personnes arrêtées la semaine dernière lors d'une manifestation contre le président Robert Mugabe. Le tribunal de Harare a également décidé de libérer 11 autres personnes -dont un journaliste et des gardes de sécurité interpellés sur leur lieu de travail- en échange du versement d'une caution. "En ce qui concerne les autres individus arrêtés, la libération sous caution a été refusée", a déclaré le juge Tendai Mahwe, au terme d'une audience qui a duré quasiment une semaine. Ce groupe de 69 personnes avait été interpellé le 26 août lors d'une manifestation de l'opposition à Harare, qui avait dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre. La décision de justice tombe au lendemain de l'annonce de l'interdiction de manifester dans la capitale pendant 15 jours. Une mesure prise la veille de manifestations organisées par des partis d'opposition pour demander des réformes électorales en vue notamment de la présidentielle de 2018, où Robert Mugabe, compte se représenter pour sa propre succession. R. I/Agences.