Résumé : Alors qu'elle était concentrée dans son travail, Amel reçoit la visite d'une fausse blonde. Cette dernière lui montre des clichés où elle figurait avec Ramzi et insinue qu'elle était son épouse légitime et qu'il finira par revenir vers elle. Amel hausse les épaules. - Eh bien, que le plus fort gagne. Je n'y suis pour rien dans ce qui vous arrive, vous savez. - Mais si. Vous y êtes pour beaucoup. Ramzi et moi étions sur le point de reprendre notre relation. De nous marier. Et vous vous êtes immiscée dans notre relation. - Immiscée ? Elle secoue la tête. - Lorsque j'ai rencontré Ramzi, il n'était ni marié, ni fiancé, ni en relation avec une autre femme. Sa mère et sa sœur me l'ont confirmé. Cela fait plus de trois ans qu'il vous a quittée. - Il ne m'a pas quittée. C'est moi qui avait mis fin à notre relation dans un moment de détresse. - Et maintenant, vous voulez reprendre avec lui ! Elle se pince les lèvres. - Je ne me suis rendu compte que plus tard de mes erreurs. J'aurais dû le laisser croire que ce bébé était le sien. - Qu'auriez-vous gagné ensuite ? - J'aurais gagné Ramzi, et... - Et quoi ? - Eh bien, étant donné que le gosse était mort-né, il n'aurait jamais rien su. J'ai vraiment été idiote de lui avouer la vérité, alors qu'on était sur le point de nous unir. Amel se demande si elle ne rêvait pas. Elle garde le silence un moment, puis se hasarde à demander : - Pourquoi n'avez-vous pas essayé de reprendre avec le père de votre enfant ? Brusquée, la jeune femme qui ne s'attendait pas à cette allusion ouvre les yeux tout grands avant de balbutier : - Je voulais reprendre avec le père de mon enfant. Je l'aimais. Mais il traversait une période difficile. Et il fallait que je trouve une solution. - Ramzi !, s'exclame Amel. C'était là votre solution. Un bouc émissaire tout désigné. Et vous avez joué à l'amoureuse éplorée. Des larmes inondèrent le visage de la jeune femme. Elle sanglotait à fondre l'âme. Amel lui tendit un mouchoir et attendit que la crise passe. Enfin, la jeune femme s'essuie les yeux et se mouche avant de lui jeter un regard vide et inexpressif. - Je suis désolée de vous importuner. - Je vous comprends. Mais moi, je n'ai rien à voir dans tout ce qui vous arrive. Vous étiez en relation avec un homme qui vous a laissé tomber, et vous vous êtes accrochée à un autre homme qui a réellement cru en vous. Ne trouvez-vous pas qu'il a déjà assez souffert pour remuer encore le couteau dans la plaie ? Elle hoche la tête. - Oui. Nous avons souffert tous les deux. - Je pense que vous êtes la seule à incriminer dans cette affaire. Elle soupire. - Pensez ce que vous voulez. J'aime Ramzi. Et je veux le récupérer. (À suivre) Y. H.