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Des syndicats demandent à être associés
Réflexion autour de la suppression du BEM
Publié dans Liberté le 29 - 05 - 2018

L'annonce de la réflexion engagée au niveau du ministère de l'Education nationale, pour la suppression de l'examen du Brevet d'enseignement moyen (BEM), a fait réagir les partenaires sociaux, qui ont déploré n'avoir pas été associés à cette démarche.
"Pour le moment, en Algérie, on n'est pas au stade de la suppression des examens de la 5e AP", dira, d'emblée, Boualem Amoura, le secrétaire général du Satef. En se disant contre cette suppression, le responsable du Satef a argué qu'"après un cursus, il faut un examen, parce qu'on ne peut pas faire passer tout le monde, et que tout le monde se retrouvera dans la même classe. Des élèves intelligents et des cancres qui vont les tirer vers le bas". "Arrêtons cette politique populiste", s'est écrié notre interlocuteur qui explique que, pour son syndicat, il est impératif de "revoir l'enseignement du moyen de fond en comble", notamment le rythme scolaire et les coefficients des matières scientifiques. La refonte du cycle moyen se veut le moyen d'avoir "une école de qualité, et pour que l'élève soit bien armé quand il accède au niveau supérieur", dit-il, en déplorant n'avoir pas été associé, en tant que partenaire social, à cette démarche.
Le coordinateur national du Syndicat national des professeurs d'enseignement secondaire et technique (Snapest), Meziane Meriane, juge d'abord qu'"il n'y a pas de nécessité de supprimer le BEM". Et d'argumenter : "L'évaluation est très importante pour savoir si les objectifs sont atteints ou non, mais aussi, il y a nécessité de trouver d'autres mécanismes pour ne pas recaler le maximum d'élèves." La suppression de l'examen serait aussi "une erreur monumentale sur le plan pédagogique", juge-t-il, arguant que "l'évaluation ne sert pas à sanctionner l'élève, mais à déterminer les causes de l'erreur de l'élève. C'est là que les pédagogues doivent intervenir pour y remédier". Aussi, M. Meriane estime que "si c'est l'objectif recherché à travers la suppression de l'examen", il préconise la création de classes spéciales pour les élèves qui ont un déficit intellectuel, pour éviter la déperdition scolaire, avant de poursuivre : "Supprimer ou maintenir des examens nécessite un débat."
Réagissant, pour sa part, le président de l'Union nationale des personnels d'enseignement et de la formation (Unpef), Sadek Dziri, rappelle que l'examen du BEM intervient après la période d'enseignement obligatoire, donc, il est impossible de s'en passer.
Ce qui doit changer, par contre, c'est son coefficient qui devrait doubler par rapport à la moyenne annuelle. Aussi, en déplorant que "cette réflexion est confinée à la seule commission", il réclame plus de transparence, qu'elle associe tous les intervenants du secteur, à savoir les pédagogues, les enseignants et les partenaires sociaux.
Le président de l'Association nationale des parents d'élèves (ANPE), Khaled Ahmed, s'est dit, lui, "surpris" de cette annonce, et que lui, qui, d'habitude, est consulté par la ministre, n'est pas informé de la mise en place d'une commission de réflexion. En rappelant que si dans certains pays développés, il y a eu suppression de l'examen de 5e AP, du BEM et même du baccalauréat, en laissant le soin à l'enseignant de décider si l'élève mérite ou non de passer en classe supérieure, il a indiqué qu'"en Algérie, on ne peut appliquer ce concept tant qu'on a encore des enseignants contractuels, des enseignants malformés ou en voie de partir en retraite". "Donc parler de suppression du BEM, ce n'est pas à propos, ni dans son contexte, car il faut attendre la réforme totale de l'enseignement", dit-il.
A. R.
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