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"Il faut commencer par juger les véritables criminels"
Maître Mustapha Bouchachi à l'université de Tizi Ouzou
Publié dans Liberté le 25 - 04 - 2019

"Avant de poursuivre les hommes d'affaires, il faut commencer par juger les dirigeants politiques qui leur ont permis d'agir en violation des lois", a estimé l'avocat.
Animant, hier, dans une conférence organisée par "Les débats de l'UMMTO" à l'université de Tizi Ouzou, Me Mustapha Bouchachi n'a pas hésité à dénoncer l'instrumentalisation de la justice avec comme seul objectif d'essayer de détourner le peuple de sa revendication essentielle consistant en le départ du système. "Nous sommes pour la lutte contre la corruption, mais n'utilisez pas cette idée de lutte contre la corruption pour essayer de détourner le peuple de sa revendication principale qui est le départ du système", a-t-il déclaré, non sans préciser qu'il est "favorable à la prise de mesures conservatoires contre des personnes pour éviter la fuite de capitaux, et que tout le monde, sans aucune exception, rende des comptes", mais que pour cela, "il faut qu'il y ait une véritable justice, une justice forte qui ne peut exister que sous un régime démocratique qui consacre une véritable indépendance de la justice".
En plus clair, Mustapha Bouchachi dit être contre le timing et la méthode de ces poursuites qui cachent mal, a-t-il ajouté avec une forte dose de conviction, l'existence "d'arrière-pensées politiques derrière ces poursuites". "On n'utilise pas la justice de cette manière, il ne faut pas que ces poursuites soient sélectives ou conjoncturelles", a-t-il encore ajouté, estimant que déjà "instrumentaliser la justice durant cette période ne fera que produire des procès non équitables", puis, a-t-il encore plaidé, "avant de poursuivre les hommes d'affaires, il faut commencer par poursuivre les dirigeants politiques qui leur ont permis d'agir en violation des lois". "La logique veut que l'on juge d'abord les vrais criminels avant de juger les complices", a-t-il souligné dans le même sens.
Toutefois, Me Bouchachi a appelé à ne pas trop se concentrer sur ces poursuites car, a-t-il rappelé, "notre priorité, c'est le départ du système". À ce titre, le conférencier appelle à poursuivre la mobilisation pacifique jusqu'à l'aboutissement de la revendication populaire de l'instauration d'un véritable régime démocratique.
Tout en relevant que le discours du chef d'état-major de l'armée, Ahmed Gaïd Salah, consacre un "retour en arrière", sinon "un recul", quant à sa volonté d'aller vers une véritable démocratie, Mustapha Bouchachi considère que l'on a, toutefois, besoin d'être accompagné par l'institution militaire dans la transition démocratique. "Il faut qu'on soit réalistes, on a besoin de l'institution militaire pour accompagner la transition jusqu'à la mise en place des institutions de transition, mais pas pour intervenir dans la politique ou imposer un agenda de maintien du système", a-t-il martelé.
Abordant la solution politique qu'il juge "inéluctable" contrairement à celle constitutionnelle mise en place à travers l'activation de l'article 102, Mustapha Bouchachi a plaidé pour une présidence collégiale composée de personnes qui sont loin d'incarner le système, qui sera chargée de préparer de nouvelles lois pour une véritable élection transparente, de désigner un gouvernement après consultation de la classe politique et d'installer une instance indépendante de surveillance des élections.
Samir LESLOUS


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