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La contestation veut un civil à la tête de la transition
Soudan
Publié dans Liberté le 20 - 05 - 2019

Après une interruption de trois jours, l'armée soudanaise a cédé à la pression internationale en annonçant la reprise du dialogue avec l'opposition pour hier soir.
Le dialogue pour une sortie de crise au Soudan a repris hier, après la rupture unilatérale décidée par le Conseil militaire de transition, qui réclamait la levée des barricades installées par les manifestants à Khartoum depuis le 6 avril. La reprise des discussions fait suite à des pressions internationales sur les militaires soudanais, dont les manœuvres pour garder le pouvoir n'ont pas réussi à entamer la détermination des contestataires qui maintiennent leur sit-in devant le QG de l'armée depuis maintenant un mois. La rue soudanaise, menée par l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), continue d'exiger le transfert du pouvoir aux civils dans les meilleurs délais, mais l'armée veut avoir une représentation assez importante dans le futur Conseil souverain. Samedi soir, quelques heures après l'annoncé par l'armée de la reprise du dialogue, l'ALC a réitéré sa détermination à doter le Soudan d'un pouvoir civil, dans le cadre de la mise en place de ce Conseil souverain.
Selon un communiqué de cette Alliance, le nouveau round des négociations se focalisera sur la répartition entre armée et contestation, des sièges du Conseil souverain ainsi que sur son futur chef. Depuis plusieurs semaines, les négociations butent sur la composition de ce Conseil. Les généraux insistent pour y obtenir une majorité de sièges tandis que les leaders de la contestation ont réaffirmé dimanche leur volonté de limiter la présence des militaires et de placer un des leurs à la tête du Conseil. Le Conseil militaire de transition actuellement au pouvoir est dirigé par le général Abdel Fattah al-Burhane. Les généraux qui négocient avec l'ALC ont annoncé que le général Burhane, nouvel homme fort du pays, dirigerait la future instance de gouvernement pour la transition.
Militaires et protestataires s'étaient entendus sur plusieurs points avant la suspension des négociations: la durée de la période de transition --trois ans-- et la création d'un Parlement composé de 300 personnes, dont les deux tiers seraient issus de l'ALC. Tout en dialoguant, les militaires manœuvraient dans les coulisses et ont vainement tenté de détourner l'attention en incluant le débat sur le maintien de la charia comme source de législation de l'Etat. Mais cette tentative, qualifiée de diversion, n'a pas pris. Durant trente ans de règne de l'ancien président destitué, Omar al-Bachir, le régime soudanais était dirigé par une alliance militaro-islamiste qui a réprimé tout élan démocratique dans le pays. Samedi soir, une centaine d'islamistes a manifesté devant le siège de la présidence pour réclamer l'application de la charia, mais leur manifestation a été qualifiée de fiasco par la rue soudanaise, dont la priorité est la mise en place d'un pouvoir civil.

Lyès Menacer


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