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Quand le FLN joue la diversion
Son SG, sur la sellette, s'en prend à ceux qui s'opposent au dialogue
Publié dans Liberté le 18 - 08 - 2019

Pris dans la tourmente des événements et exclu encore un peu plus de toute initiative, faute de légitimité, le FLN, par la voix de son SG, s'en prend à tous ceux qui rejettent le dialogue tel que conduit par le panel de Karim Younès.
Le secrétaire général du parti du Front de libération nationale (FLN), Mohamed Djemaï, fait comme si de rien n'était. Il tente, malgré tout, de rester dans les bonnes grâces du pouvoir. Preuve en est sa sortie d'hier, où il a vilipendé ceux qui s'opposent au dialogue que propose le panel que coordonne Karim Younès. Dans sa diatribe, Mohamed Djemaï a accusé, sans retenue, "ces cercles" de "travailler contre les intérêts de l'Algérie". Ces cercles, qu'il n'a pas osé nommer ni identifier, sont, selon lui, "contre tout ce qui est bien pour le pays".
Réaffirmant son rôle d'appareil au service "du plus fort", Mohamed Djemaï a rappelé quelques épisodes de la vie du pays, où le FLN "a accompagné l'Etat et a œuvré pour sa pérennité". De Ben Bella à aujourd'hui, Djemaï a tout de même pris le soin de sauter "la parenthèse" Bouteflika, pour ne pas provoquer, encore une fois, l'ire de la rue qui réclame depuis 26 semaines, entre autres, la mise du FLN au musée. Le réquisitoire du secrétaire général du FLN contre les opposants au dialogue s'est accompagné de la déclaration de la disponibilité de l'ex-parti unique à offrir ses services à toute solution.
"Nous sommes avec toutes les initiatives qui visent à trouver des solutions à une situation qui a trop duré", a dit Mohamed Djemaï devant les membres du bureau politique du FLN. Même l'exclusion de l'ex-parti unique de tout processus de dialogue, y compris celui qu'entreprend, actuellement, le panel de Karim Younès, a été sujet à débats lors de la rencontre du BP de l'ex-parti unique. Pris dans la tourmente des événements et exclu encore un peu plus de toute initiative, faute de légitimité et de sincérité, le FLN, par la voix de son SG, considère que malgré cela, "nous apportons notre soutien".
Il s'en est pris, à l'occasion, à ceux qui avaient annoncé que le FLN "est exclu du panel". Pour lui, le souci ne réside pas dans l'exclusion elle-même, mais dans l'annonce de l'exclusion. "Certains ont vite fait d'annoncer que le FLN ne sera pas partie prenante au dialogue. Ces gens ont tenté de se donner une envergure sur le dos du FLN", a-t-il répondu, sans vraiment convaincre une assistance, laquelle, visiblement, était plus agacée par la volte-face du personnage que par le contenu de son pamphlet contre tous ceux qui ne partagent pas l'avis du FLN.
Loin s'en faut, Mohamed Djemaï ne s'est pas résigné à accepter le fait tel qu'il se présente. Il tente, désespérément, de rappeler que le FLN "valorise" tous les efforts que déploient les institutions de l'Etat, dont l'Armée nationale populaire. "Nous soutenons l'armée de notre pays dans toutes ses décisions et orientations, et ce soutien est constant et date de plusieurs décennies", a souligné Djemaï qui a tenté de surfer sur la vague en se positionnant du côté de l'état-major de l'armée.
Faisant un peu de prévoyance, Mohamed Djemaï s'est perdu dans des conjectures sur la prochaine rentrée sociale qu'il prédit "chaude", mais uniquement parce que les Algériens auront du mal à faire face aux multiples dépenses. Il a appelé l'Etat "à prendre en charge les frais de scolarité" des élèves. Seule et unique solution, selon lui, pour une rentrée sociale moins mouvementée.

Mohamed Mouloudj


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