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Publié dans Liberté le 13 - 10 - 2019

Le gouvernement Bedoui, décrié par la population dès sa désignation par le désormais ancien président, vient de confesser son obsession pour les mesures à risques et non sans contradictions. Alors que le Trésor peine à se projeter dans un avenir serein, faute de disponibilités, la dette interne s'aggravait sans qu'aucun parechoc de substitution à la planche à billets ne soit envisagé. Cette ligne de crédit ouverte par la banque centrale au profit du Trésor, permettant la production – jusqu'ici – de 6500 milliards de dinars, a été subito presto annulée, alors qu'elle permettait d'approvisionner nombre d'institutions et organismes publics financiers et non financiers. L'on se demandait dès lors par quel miracle l'actuel exécutif allait-il boucler son budget, alors que les dépenses de fonctionnement restent en l'état. La fiscalité ordinaire, elle, serait en très mauvaise posture, compte tenu du ralentissement économique et des incertitudes qui grippent le moteur de croissance. Il est peu probable que le gouvernement puisse boucler le budget avec le seul apport en fiscalité. Pour l'investissement, l'Exécutif semble avoir des oursins dans le porte-monnaie, réduisant de 20,1% le budget d'équipement, lézardant ainsi l'espoir d'une reprise après plusieurs mois de stagnation. L'arbitrage budgétaire a été conclu en faveur de l'austérité, ce qui pourrait provoquer, comme effet retour de manivelle, un effondrement de l'investissement et une aggravation du coût social de la crise, combiné à une situation politique peu propice à l'investissement. Qu'on le veuille ou pas, la croissance économique de ces 20 dernières années était intimement liée à l'investissement budgétaire, ce qui revient à dire qu'une baisse aussi brutale dans le budget d'équipement pourrait compromettre les chances de sortie de crise, à l'heure où le privé broie du noir faute de visibilité. Il est tout aussi improbable que l'investissement puisse être financé par la dette extérieure à court terme. L'endettement extérieur est un processus long, sujet à négociations et conditions. Couvrir un emprunt requiert aussi de l'intelligence, de la stratégie et par-dessus tout de la légitimité. Du reste, la dette n'est pas forcément une mauvaise chose pourvu qu'elle ne soit sollicitée qu'à bon escient. L'actuel gouvernement semble vouloir dépasser le traumatisme de la dette extérieure des années 1990, mais risque de rééditer les même échecs. Le travail de casse mené contre l'investissement fait ressurgir les vieux démons du début des années 1980, lorsque le FLN avait décidé d'observer une pause dans l'investissement, en s'orientant résolument vers l'importation.

par Ali Titouche


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