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Trois manifestants blessés
La police réprime une protestation contre la présidentielle à Tichy
Publié dans Liberté le 19 - 11 - 2019

Un appel à un rassemblement pacifique a été lancé pour aujourd'hui, au même endroit.
Trois manifestants ont été blessés, hier, lors d'une intervention musclée des forces anti-émeutes qui voulaient disperser les nombreux citoyens rassemblés dans la matinée devant le siège de la daïra de Tichy, à l'est de Béjaïa, pour exprimer leur rejet du scrutin présidentiel du 12 décembre prochain. Selon des témoins oculaires, les forces anti-émeutes, appelées en renfort pour empêcher les manifestants qui venaient de murer le bureau des élections de la daïra de Tichy, ont fait usage de gaz lacrymogènes.
Le sang-froid, dont ont fait preuve les citoyens de Tichy qui sont intervenus, a permis d'éviter que la situation ne dégénère. En effet, plusieurs militants parmi les animateurs locaux du mouvement populaire ont aussitôt réagi en appelant la foule massée dans l'enceinte du siège de la daïra à faire preuve de vigilance et de sagesse, afin de ne pas tomber dans le piège du pouvoir qui, selon eux, veut entraîner la révolution du sourire dans une spirale de violence.
Face à l'offensive des éléments de la Sûreté nationale, qui tiraient des bombes lacrymogènes pour disperser la foule, des voix de la raison criaient "Silmiya, silmiya" (Pacifique, pacifique) pour calmer les esprits et éviter des heurts avec la police. La police a fini par démolir le muret érigé par les manifestants, sous les cris de la foule qui dénonçait le processus électoral. Un appel à un rassemblement pacifique a été lancé pour aujourd'hui, au même endroit.
Les sièges de la daïra et de l'APC de Tichy devraient être fermés en signe de protestation contre la brutalité policière de la veille, mais aussi contre l'installation de la commission de daïra chargée de l'organisation de l'élection présidentielle prévue le 12 décembre prochain. Le bureau régional du RCD de Béjaïa a dénoncé la répression policière. "Une manifestation pacifique de la population de la ville de Tichy, pour clamer son rejet de la mascarade électorale du 12 décembre et dénoncer le passage en force contre la volonté populaire, vient d'être réprimée violemment.
Les services de sécurité ont usé de gaz lacrymogènes, ainsi que de tirs de balles en caoutchouc, causant des blessures à trois citoyens", a déploré le parti de Mohcine Belabbas qui "condamne énergiquement l'intervention des forces de sécurité et l'usage de moyens disproportionnés contre des manifestants pacifiques". Le RCD a mis en garde "contre toute tentative de déstabilisation de la région et tout éventuel dérapage".
De son côté, le chef de sûreté de la wilaya de Béjaïa, Tahar Benazzoug, nous a assurés que ses éléments n'ont fait usage que de bombes lacrymogènes pour disperser la foule qui avait pris d'assaut le siège de la daïra de Tichy. "Nous n'avons jamais réprimé les actions citoyennes organisées jusque-là à travers les différentes localités de notre wilaya. Mais lorsque certains citoyens ont décidé d'ériger un mur de clôture dans l'enceinte d'une institution publique, comme c'est le cas aujourd'hui (hier, ndlr) à Tichy, nous ne pouvions rester indifférents. Nous sommes obligés de recourir à la force publique pour empêcher tout dépassement ou toute atteinte aux symboles de l'Etat.
Murer l'accès au siège de la daïra ne peut en aucun cas être considéré comme une action pacifique", nous a déclaré le premier responsable de la police à Béjaïa. En réaction à ce qui venait de se produire à Tichy, une foule nombreuse s'est rassemblée, hier après-midi, vers 15h, devant le siège de la wilaya de Béjaïa, pour dénoncer la violence à laquelle a recouru la police lors du rassemblement de la matinée.
Scandant des slogans hostiles au régime et au processus électoral en cours, les manifestants béjaouis ont improvisé une marche pacifique vers le bloc administratif abritant le siège de l'Autorité nationale indépendante chargée des élections (Anie). Par ailleurs, dans la daïra d'Ighil Ali, des centaines de citoyens ont investi, hier matin, le siège de l'APC pour procéder à la fermeture du bureau des élections et réitérer leur refus de cautionner le processus électoral.

Kamal OUHNIA


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