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Les opérateurs affichent leur inquiétude
Paiement des importations
Publié dans Liberté le 08 - 12 - 2019

La nouvelle mesure encadrant la couverture financière des importations risque de faire trébucher nombre d'entreprises, alors que l'activité économique connaît un net ralentissement depuis maintenant plusieurs mois.
Une note datée du 30 septembre dernier et adressée aux directeurs de banques par l'Abef (Association professionnelle des banques et établissements financiers) précise qu'il a été décidé la substitution au paiement cash des importations actuellement en usage, le recours au différé de paiement de neuf mois, sans que celui-ci n'excède une année, s'agissant des opérations d'importations de kits SKD-CKD destinés à la fabrication de produits électroménagers et de téléphones portables.
La disposition stipule également que ces importations doivent être effectuées en FOB (free on board). Et que les importateurs doivent recourir, en priorité, aux capacités nationales de transport maritime et payer le fret en dinar. Avec cette nouvelle mesure, les opérateurs nationaux pourront-ils garantir la satisfaction de leurs besoins de tonnage de matières premières et gérer les risques liés au fret ?
Cette question, des chefs d'entreprise se la posent, estimant qu'elle présente des risques et non des moindres. Inquiets et craintifs, ils dépeignent une situation marquée par une crise au chapitre de l'approvisionnement en matières premières et des modalités de paiement. Ils ont sonné l'alarme. Mais le gouvernement semble vouloir se boucher les oreilles. Dans une lettre datée du 27 novembre dernier et adressée au ministre des Finances, l'Apab (Association des producteurs algériens de boissons) a exprimé "de multiples inquiétudes" quant à la réglementation instituant le FOB.
Dans ce courrier dont Liberté détient une copie, elle écrit : "Sans aucunement verser dans l'alarmisme, l'inquiétude de nos entreprises membres est grande quant à l'approvisionnement régulier de leurs unités de production qui commence, d'ores et déjà, à être perturbé par les modalités d'application de cette note, aux risques de blocages au niveau des ports algériens des matières premières et des pièces de rechange dont les commandes ont déjà été passées, alors que la livraison est prévue courant 2020, ainsi qu'aux litiges au niveau international avec des fournisseurs qui ont pris des engagements avant l'institution de la note dont il est question."
L'Apab ajoute que les délais d'approvisionnement seront inéluctablement allongés, en raison de ces nouvelles dispositions, et que cela conduira à la nécessité d'augmenter les capacités de stockage des matières premières pour éviter tout éventuel arrêt de production. Par ailleurs, pris de court, certains opérateurs, selon l'association, ont dû surseoir à leurs achats à l'étranger pour des importations programmées pour 2020 et dont les commandes devaient être engagées à la mi-novembre et au mois de décembre 2019.
L'Apab conclut que le mode opératoire édicté dans la note revêt un caractère administratif, ne tenant pas compte des impératifs économiques et des urgences auxquels une entreprise de production doit faire face. Ali Bey Nasri, président de l'Anexal (Association nationale des exportateurs algériens), explique lui que cette disposition va à l'encontre de la liberté du commerce. Et qu'elle va apporter plus de problèmes que de solutions dans un secteur déjà en crise.

Youcef Salami

Des chiffres qui parlent…
En matière de fret, la Cnan ne représente qu'une part limitée (pas plus de 4%) du volume global du flux de marchandises, la grosse part du gâteau revenant aux armateurs étrangers. Le transport maritime représente, en volume, environ 8000 milliards de tonnes de marchandises échangées dans le monde. En Algérie, le coût de la logistique dans le maritime, rapporté au PIB, se situe autour de 65 milliards de dollars.
Selon l'indice de performance logistique établi par la Banque mondiale, l'Algérie fait partie des 20 derniers, sur un total de 170 pays évalués. Les transferts de devises effectués par les armateurs étrangers coûtent à l'Etat entre 4 à 5 milliards de dollars annuellement, soit 20% plus cher que ce qu'aurait coûté un fret assuré par des opérateurs locaux, selon le président de l'Anexal, Ali Bey Nasri.


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