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À tout jamais…
81e partie
Publié dans Liberté le 16 - 12 - 2019

Résumé : Moh est plus compréhensif que sa femme. Il affirme qu'il aurait fait de même si Kamélia se trouvait dans un hôpital loin d'eux. Il leur explique qu'ils veulent prendre soin de leur fils. Pour Fathma, la belle-famille allait en profiter pour les séparer. Kamélia tente de les joindre par téléphone, mais ses appels sont rejetés. Le brigadier-chef appelle Moh pour l'informer qu'Idir n'a pas vu Tewfik.
-La police est incompétente, dit Fathma. Et les résultats de la voiture ? Ils n'ont rien trouvé ?
Moh soupire, las. Il passe la main sur ses yeux. Kamélia s'inquiète.
-Viens t'asseoir. C'est trop pour toi. Tu t'en remets à peine et tu dois prendre sur toi. Viens, lui dit-elle, prenant son bras pour le forcer à la suivre au fauteuil le plus proche. Rosa ! Un verre d'eau sucrée, s'il te plaît. Respire profondément. Pardon, papa. Tout ce qui t'arrive est à cause de moi. On devrait t'éviter tout stress.
Rosa apporte l'eau. Kamélia aide son père. Il est essoufflé.
-Tu te sens mieux ?, demande-t-elle, le cœur serré. Baba, écoute, tu dois arrêter de penser aux autres, à tout ce qui arrive. Notre destinée est tracée bien avant notre naissance. À quoi bon nous débattre ? Laissons les choses suivre leur cours. N'est-ce pas, yemma ?
Elle lui lance un regard pour l'implorer de ne pas en rajouter. Son père a besoin de calme et de repos.
-Oui, oui. S'il est écrit qu'Idir revienne, ce jour-là arrivera. S'il est écrit que Tewfik ne paye pas pour ses crimes dans cette vie, il le fera dans l'au-delà. Il n'y échappera pas.
-Inchallah yemma. Inchallah. Baba, tu ferais mieux de te reposer. Confie les tâches à tes employés. Il y a longtemps que vous auriez dû prendre votre retraite. Yemma, tu as autant besoin de repos que lui.
-On voulait vous remettre les clefs. Idir était devenu le pilier central. Il est le seul sur qui je pouvais compter, dit Moh. Je crois que si je devais prendre ma retraite, il faudra que je trouve des gens de confiance.
-S'il le faut, insiste Kamélia. Penses-y, prends ton temps. Ce n'est pas pour demain.
Elle doit un peu le forcer pour qu'il aille se reposer, mais il a des visiteurs, des amis, des cousins et cousines. Kamélia réalise qu'il est aimé de tous. Elle les entend parler de l'agression de son mari et l'interroger sur son devenir. Elle s'est tenue en retrait, n'apprécie pas qu'on parle d'elle comme si elle n'était pas là.
Ses tantes éloignées parlent longtemps avec sa mère. À leurs yeux, Tewfik a agi sur le coup de la jalousie et il a des regrets.
-En répandant ce genre de rumeurs, ses parents doivent espérer qu'on abandonne les poursuites, dit Fathma. Mais ça n'arrivera pas. Il s'en est pris à eux. Idir a failli mourir. S'ils attendent quoi que ce soit de nous, ils vont être déçus.
-Je leur avais dit de venir avec nous pour vous réconcilier, dit l'une des tantes. Ce qui est arrivé est dramatique. Mais vous êtes issus d'une même famille. Le même sang coule dans vos veines. Tewfik est son neveu. Vous ne pouvez pas le charger et l'envoyer en prison.
-Allah ibarek. Maintenant on doit lui pardonner. Je me doutais bien que ces visites cachaient quelque chose. Merci de votre soutien.
-Il faut nous comprendre. On doit intervenir.
-Pour comprendre, il faut passer par ce qu'on a vécu, dit Fathma. S'il ne tenait qu'à moi, il mourra en prison. Il a gâché la vie de ma fille. Et Idir qui risque de ne plus marcher, vous y avez pensé ?
-On nous a dit que sa famille l'a emmené ailleurs. C'est vrai ?
Kamélia secoue la tête, n'en revenant pas. Sa mère subissait un interrogatoire. Ses tantes ne repartiraient pas sans avoir des réponses à leurs questions.

(À SUIVRE)
T. M.
[email protected]
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