Président Tebboune : l'Algérie entretient avec la France de bonnes relations, loin du complexe d'ancien colonisateur    Président Tebboune: l'ANP a atteint un niveau de professionnalisme qui la tient à l'écart de la politique    Président Tebboune: Des sites web d'un pays voisin à l'origine des rumeurs sur mon état de santé    Relance de l'économie: Rationnaliser les dépenses et encourager l'investissement    Président Tebboune: l'Algérie n'enverra par ses troupes au Sahel    Président Tebboune: "les revendications du Hirak populaire authentique satisfaites pour la plupart"    L'argent informel représente 34 % de la masse monétaire globale    Le Président ordonne la création d'un outil de contrôle    163 nouveaux cas et 4 décès en 24 heures    Les principales décisions de Tebboune    La Seaal annonce des coupures dans plusieurs communes d'Alger    Le youtubeur "Fekrinho" retrouvé mort à la plage Cap-Roux    Texte intégral de la réunion du Conseil des ministres    Tebboune insiste sur l'irrigation pour augmenter de 20% la production nationale de blé    Barça : Bartomeu passera la nuit au commissariat    Le Polisario réitère son engagement à défendre la souveraineté du peuple sahraoui    Découverte d'un corps sans vie s'apparentant à celui du jeune homme disparu, Fekri Benchenane    Reconduction du confinement partiel à domicile dans 19 wilayas    Indicateurs financiers en 2020: la politique monétaire à la rescousse de la liquidité bancaire    La double confrontation amicale Algérie-Côte d'Ivoire annulée    Denis Lavagne dompte le Mouloudia    Les déplacés confrontés à un risque imminent de famine    Washington veut éviter la rupture avec l'Arabie Saoudite    Des dizaines d'arrestations lors d'une manifestation d'opposition    Pour les bonnes réponses, faudrait faire un effort !    Les conditions d'exercice et d'agrément réglementées    Les transporteurs usagers du CW 80 en colère    Le dossier de demande de la licence professionnelle transmis à la DCGF    Rencontre «Evocation, Asmekti N Idir» à Larbaâ Nath Irathen : Yidir ...pour l'éternité    Dix affiches d'artistes, dont Mika, pour redonner des couleurs à Paris    Au bonheur du public !    Bendouda relève l'urgence de promulguer un nouveau cahier des charges    Karim Tedjani | militant écologiste et fondateur du portail de l'écologie Nouara : «Pour produire réellement bio, il y a des critères à respecter»    Le procès du greffier hirakiste reporté au 21 mars    Biden est contraint d'annuler la décision de son prédécesseur concernant le Sahara occidental    Mamélodi Sundowns s'est baladé face au CRB (5-1)    4 décès et 132 nouveaux cas    La démonstration de force d'Ennahdha    Ameur Guerrache condamné à 7 ans de prison ferme    Le décret publié au "Journal officiel"    Le fort de Gouraya, un site à sauvegarder    AVONS-NOUS LES MOYENS DE LA DEMOCRATIE ?    El-Bahia, carrefour culturel méditerranéen    Ambassade des Etats-Unis: Du nouveau pour les titulaires d'un «visa de diversité»    MC Alger: Lorsque les joueurs font la loi !    Nouvelles souches du coronavirus: Les autorités appelées à plus de fermeté    Un phénomène devenu anodin à Aïn El Turck: Le squat de la chaussée et des trottoirs prend de l'ampleur    Une première pour les nouveaux ministres du Gouvernement Djerrad III    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Macron fait un parallèle entre la guerre d'Algérie et la Shoah
Il souhaite régler la question mémorielle
Publié dans Liberté le 26 - 01 - 2020

Le locataire de l'Elysée dit vouloir suivre les traces du président Jacques Chirac qui avait reconnu la responsabilité de la France dans la déportation des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.
Levée de boucliers à droite et à l'extrême droite en France à la suite de nouvelles déclarations d'Emmanuel Macron sur la guerre d'indépendance de l'Algérie. À son retour, il y a deux jours, de Jérusalem où il a pris part à la commémoration de la libération du camp d'Auschwitz, le président français a accordé, dans l'avion présidentiel, une interview au quotidien Le Figaro, où il a exprimé son désir de régler la question mémorielle concernant la présence coloniale française en l'Algérie.
Même s'il a reconnu ne pas avoir actuellement de réponse au "conflit de mémoire" entre la France et l'Algérie, Macron souhaite y parvenir en conférant au sujet à "peu près le même statut que la Shoah pour Chirac en 1995". Jacques Chirac avait notamment reconnu la responsabilité de l'Etat français dans la déportation des juifs français pendant la Seconde Guerre mondiale, dans ce qui est communément appelé "La rafle du Vel'd'Hiv". Dans son interview au Figaro, le président français est revenu sur cette déclaration en indiquant qu'il avait "crispé des gens", mais qu'il "les avait ramenés dans une capacité de dialoguer." "Je suis très lucide sur les défis que j'ai devant moi d'un point de vue mémoriel et qui sont politiques. La guerre d'Algérie, sans doute, est le plus dramatique d'entre eux. (…) Je le sais depuis ma campagne", a encore souligné Emmanuel Macron. Selon lui, le sujet reste, toutefois, encore tabou. "On n'en a pas parlé, on a écrasé (…) Il n'y a pas eu un travail politique mémoriel (…) On a jamais fait ce travail, aussi, parce que le problème, c'est que la contrepartie n'est pas là", a-t-il expliqué sans préciser de quelle "contrepartie" il s'agit. Pour Macron, la reconnaissance des crimes coloniaux de la France en Algérie est entravée par un certain nombre d'obstacles.
"Il y a une histoire officielle de la relation à l'Algérie. Il y a une histoire d'Etat (…) C'est une histoire très particulière, d'ailleurs, qui a toujours été au cœur d'une histoire militaire héroïque. C'est ensuite un dialogue très particulier avec l'Algérie (…) Et, ensuite, c'est un traumatisme dans l'histoire d'Etat. Je veux dire : la guerre d'Algérie, c'est ce qui fait la Ve république. Et donc c'est, dans la vie institutionnelle, politique, militaire française, quelque chose qui pèse", a affirmé le chef de l'Etat français. Sur Twitter, des élus du parti des Républicains se sont offusqués du rapprochement fait par Macron. "C'est de l'indécence. Après avoir qualifié la colonisation de crime contre l'humanité. Il fait l'amalgame entre la guerre d'Algérie et le pire génocide de l'histoire de l'humanité", a dénoncé le sénateur, Bruno Retailleau.
De son côté, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a estimé qu'Emmanuel Macron "est en pleine dérive". "Comparer la guerre d'Algérie à la Shoah est obscène", a-t-elle asséné.
Plusieurs sites de la fachosphère se sont également déchaînés. Dans les colonnes du Figaro, Jean Sevillia, essayiste proche des milieux identitaires, a déclaré que la comparaison entre la Shoah et la guerre d'Algérie "est de la folie sur tous les plans." De son côté, l'historien Benjamin Stora, interviewé par le journal Le Parisien, a reconnu l'engagement de Macron pour "la réconciliation des mémoires". "Il est le premier (président français, ndlr) à aborder le sujet globalement en traitant de la question coloniale", comme il l'a fait dans l'affaire Audin. Benjamin Stora a également rappelé les propos tenus par Macron en Algérie, en 2017, peu avant son élection, lorsqu'il avait qualifié la colonisation de crime contre l'humanité.

De Paris : Samia Lokmane-Khelil


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.