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Un samedi sur un air de vendredi à Tizi Ouzou
Une marée humaine a investi la ville
Publié dans Liberté le 23 - 02 - 2020

Bien qu'une impressionnante marche ait déjà été organisée, avant-hier vendredi, dans les rues de Tizi Ouzou, où une immense foule était venue participer à la célébration du premier anniversaire de la révolution populaire, les habitants de la région ont estimé qu'il était hors de question de passer sous silence la journée d'hier, cette date du 22 février qui a vu les Algériens envahir les rues de toutes les villes du pays pour réclamer un changement radical du système. Bien qu'aucun appel n'ait été lancé auparavant, des dizaines de milliers de manifestants ont spontanément investi la rue pour marquer cette journée. Alors que des manifestants commençaient à se regrouper devant l'entrée du campus Hasnaoua, lieu de départ de toutes les marches, d'autres, par petits groupes ou individuellement, souvent pancartes en main ou drapés dans l'emblème national ou l'emblème amazigh, attendaient un peu partout sur l'habituel itinéraire de la marche, scrutant le moindre mouvement de foule à l'horizon. À 11h30, alors qu'une poignée d'individus, dont des imams, quelques membres d'associations habituées à servir le régime, quelques militants du FLN et du RND, ces deux partis poussés à la clandestinité, participaient, avec le wali, et sous forte protection sécuritaire, à la célébration de la fameuse journée nationale décrétée par Tebboune, au Musée du chahid, des milliers de manifestants ont entamé la marche sous les cris de "Chaâb yourid iskat ennidham" (Le peuple veut la chute du régime), ce slogan qui résume la revendication principale du peuple et qui renvoie, en même temps, à la toute première marche du 22 février 2019 dont ils célébraient, hier, l'anniversaire.
Les habituels autres slogans suivront. Divisées en deux catégories principales, la première fustigeait Tebboune, les généraux, le dialogue, la Constitution en projet, les députés, la justice, les médias qui se sont mis au service du pouvoir et les pratiques dictatoriales et autres manœuvres que le régime continue à employer, et la seconde scandait des slogans qui exprimaient, comme de coutume, les revendications du peuple telles que un Etat civil et non militaire, une transition démocratique, le démantèlement du système, la justice sociale, une justice indépendante, une presse libre et les libertés. En avançant sur la route longeant le CHU, la foule grossissait à vue d'œil tant des groupes imposants qui attendaient son arrivée, rejoignaient naturellement ses rangs.
Au premier carrefour du centre-ville, c'est un carré entier, dit le Carré de la Haute-ville, qui vient donner une dimension encore plus grandiose. Sur le boulevard Abane-Ramdane, la marche finit par donner à cette journée du samedi un air de vendredi. La marche devient, ainsi, impressionnante et ses slogans encore plus nombreux. "Moi hirak : mon meilleur cadeau d'anniversaire c'est votre départ !", "On poursuivra la lutte jusqu'à la chute du système", "Nous ne sommes pas sortis pour nos ventres, mais pour notre liberté : tetnahaw gâa", lit-on sur certaines de ces banderoles et pancartes brandies par cette foule en furie qui a fait montre d'une farouche détermination à aller jusqu'au bout de son rêve d'une Algérie nouvelle.

Samir LESLOUS


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