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Des potentialités inexploitées
Exportation de produits agricoles
Publié dans Liberté le 23 - 02 - 2020

Les grandes zones de libre-échange arabe (Gzale) et africaine (Zlecaf) constituent des occasions que l'Algérie doit saisir impérieusement.
n L'Algérie dispose de toutes les potentialités pour devenir un puissant exportateur de produits agricoles. Son avantage réside dans la production de produits en hors saison proposant une offre en précocité, primeur et arrière-saison. En outre, la valorisation de la partie sud du pays peut devenir un pôle agricole de forte capacité de production et d'exportation de produits "bio". Cependant, le système agricole actuel, fondé essentiellement sur la satisfaction du marché national, n'est pas doté de tous les atouts et des conditions nécessaires pour la conquête des marchés extérieurs en raison d'un certain nombre de contraintes. Il est constaté en effet l'absence d'opérateurs ayant une taille critique capable de répondre dans le temps et dans l'espace à la demande de clients étrangers.
La chaîne logistique et la conservation des produits sous température dirigée demeurent défaillantes. Outre l'insuffisance des plateformes logistiques, il est relevé aussi une méconnaissance des principaux marchés ciblés et de leurs conditions d'achat.
Le morcellement des terres, conjugué à une faible maîtrise des protocoles techniques, ralentit davantage les opérations d'exportation des produits agricoles. Ce constat peu avantageux, établi par l'Association nationale des exportateurs algériens (Anexal), montre clairement le décalage existant entre les ressources, les avantages et les capacités d'exploitation à l'export. L'étude de l'Anexal fait ressortir que seuls les "investissements directs étrangers (IDE) dans les grandes surfaces peuvent permettre d'accéder rapidement dans un délai de cinq années au statut d'exportateur d'une manière significative. Les IDE, porteurs de savoir-faire et d'accès aux réseaux de distribution, seront accordés sur la base d'un business plan dûment avéré". Une chose est sûre, l'écosystème permet d'accéder aux marchés hors saisons par la précocité, les primeurs et l'arrière-saison. L'autre atout est la large possibilité d'extension de la surface agricole utile saharienne autorisant de manière rapide la production de produits bio à forte valeur ajoutée. L'existence d'instituts de formation et de recherche proposant une ressource humaine qualifiée non exploitée tels que l'INRAA, l'ENSA, l'ITMA… représente également une chance considérable. Néanmoins, l'Anexal déplore l'absence de sociétés de service et de soutien, la faible mécanisation du secteur ainsi qu'une main-d'œuvre sous-qualifiée. Il s'agit en fait du faible niveau de formation intermédiaire agricole des métiers, notamment les ouvriers agricoles et les techniciens. Ce qui influe négativement sur la maîtrise du protocole technique. Il est en outre remarqué un manque de fiabilité du système de collecte des statistiques, favorisé par une forte prégnance de l'agriculture familiale. L'organisation que préside M. Ali Bey Nasri estime, par ailleurs, que la performance économique n'a jamais été réalisée à cause d'un morcellement des exploitations agricoles. Cela dit, quelques opportunités doivent être exploitées impérativement par l'Algérie.
L'on parle des accords préférentiels signés par notre pays. L'on peut citer l'accord d'association avec l'Union européenne, qui demeure un large marché de proximité avec un fort pouvoir d'achat, soit 52 milliards de dollars en légumes et 29 milliards de dollars en fruits en 2017. Les grandes zones de libre-échange arabe (Gzale) et africaine (Zlecaf) constituent en effet des occasions inouïes que doit saisir impérieusement l'Algérie si elle veut se placer parmi les pays exportateurs les plus en vue de par le monde. L'autre chance dont doit profiter l'Algérie a trait à la labellisation déjà effectuée des produits du terroir et au fait que la filière des produits agricoles soit retenue dans la stratégie nationale à l'export.
Des écueils à lever
À cela il y a lieu d'ajouter le rôle important de l'Observatoire national des filières agricoles et agroalimentaires (Onfaa). L'Algérie doit toutefois prendre en considération les difficultés qui menacent le secteur, liées entre autres au stress hydrique, au changement climatique et à l'informel. Notre pays doit prendre en compte aussi la forte concurrence imposée par ses voisins qui lui ont damé le pion dans l'exportation de plusieurs produits. Face à tous ces écueils, l'Anexal propose la création d'une unité d'appui aux exportateurs qui aura pour mission d'aider et de conseiller les opérateurs. Il serait plus judicieux également de favoriser la création de filières exportatrices par l'organisation des producteurs en consortium-agrégation. Les autorités sont tenues aussi de garantir l'assistance technique de la qualité sanitaire en diffusant les normes que les professionnels de la filière doivent respecter à tous les niveaux de la chaîne de production.
D'où la nécessité d'assurer la veille réglementaire des marchés ciblés par le recueil des données et leur traitement. Du ministère de tutelle, il est attendu une contribution à la connaissance des marchés par l'organisation de la participation aux salons et foires en Algérie et à l'étranger, ainsi qu'un élargissement du crédit "Rfig" à tous les produits agricoles. Il est impératif de recourir en outre à des actions de lobbying auprès des donneurs d'ordres dans les principaux marchés ciblés. Les institutions concernées sont appelées à élaborer des stratégies filières avec, comme objectifs, les enjeux prioritaires et les actions à mener, notamment par l'adaptation de l'offre à la demande. Une cartographie des produits du terroir à forte valeur ajoutée, aux qualités nutritives, organoleptiques et gustatives avérées doit être élaborée. En tout cas, le ministère a pris récemment de nouvelles mesures d'encadrement des exportations agricoles concernant toutes les procédures liées aux agréments et certificats phytosanitaires afin d'éviter le refus des produits algériens à l'étranger et de porter la valeur des produits exportés de 50 à 100 millions de dollars. L'on a évoqué, entre autres, un couloir annexe où l'exportateur peut s'informer sur les documents et les contrôles nécessaires, afin d'avoir des produits sains et exportables et sauvegarder l'image de l'Algérie.

Badreddine KHRIS


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