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Oran à l'avant-garde du théâtre indépendant
"La Fourmi" ouvrira ses portes en septembre, alors qu'une deuxième salle est prévue pour 2021
Publié dans Liberté le 02 - 08 - 2020

Le premier théâtre indépendant en Algérie, "La Fourmi", devrait ouvrir ses portes en septembre à Oran, inaugurant ainsi l'avènement d'une ère où la qualité l'emporterait sur la quantité, l'excellence sur la médiocrité. C'est en tout cas le souhait de Mourad Senouci, homme de théâtre, qui a grandement contribué à la réalisation de ce projet. "L'objectif est de travailler à atteindre l'excellence en proposant des programmes de qualité, en invitant des gens de culture renommés et en donnant au talent la possibilité d'émerger", résume le directeur du théâtre Abdelkader-Alloula et consultant pour la réalisation de la salle de spectacle La Fourmi.
L'idée de la création d'un café-théâtre à Oran appartient à Mohamed Affane, hôtelier et propriétaire de l'hôtel Liberté, que de longues années passées en Europe ont familiarisé avec le monde des arts. "C'est grâce à la multiplication des cafés-théâtres que l'on peut découvrir les nouveaux talents artistiques", rappelle-t-il, en évoquant l'impact sur le paysage artistique français du célèbre Splendid, salle de spectacle créée dans les années 1970, et celui du non moins renommé Djamel Comedy Club, fondé 30 ans plus tard. "Mon souhait est de voir notre initiative faire boule de neige et des cafés-théâtres naître dans toutes les villes d'Algérie", ajoute l'hôtelier, en regrettant que des artistes prometteurs ne puissent pas donner la mesure de leur talent faute d'espace d'expression. Et pour permettre à son rêve de voir le jour, Mohamed Affane n'a pas hésité à investir quelque 100 millions de dinars sur fonds propre pour la réalisation de la salle de 120 places et à faire appel à des noms connus du théâtre, de la littérature et du cinéma. "Les activités de La Fourmi s'articuleront autour de quatre axes principaux : le one man show, la littérature, le cinéma et la musique.
Il y aura également des master classe animées par des noms reconnus de la littérature", explique Mourad Senouci, en annonçant la participation des écrivains Yasmina Khadra, Kamel Daoud, Waciny Laredj. Côté cinéma, Senouci parle de la programmation des longs-métrages Papicha, de Mounia Meddour, Jennia de Abdelkrim Bahloul, et Zeus, biopic sur le parcours de Manuel Teixeira Gomes coproduit par l'Algérie et le Portugal. Quant à la musique, il est question de la participation de Lila Borsali, interprète de musique andalouse, en attendant la confirmation d'autres artistes. "Nous travaillons sur des programmations trimestrielles, mais bien entendu, le lancement des activités dépendra de l'évolution de la pandémie de coronavirus", explique-t-il encore. Cette même pandémie qui a gelé les activités du théâtre Abdelkader-Alloula, libérant par la même occasion Mourad Senouci qui s'est jeté corps et âme dans la concrétisation du projet. La naissance de La Fourmi, applaudie à Oran et dans d'autres wilayas, a également attiré l'attention lors de la visite de la ministre de la Culture la semaine dernière. "Elle a semblé très intéressée par notre projet et s'est informée sur les meilleurs moyens de voir l'idée se généraliser à d'autres wilayas.
Nous avons proposé la suppression des impôts et la prise en charge des droits d'auteur en termes de contribution de l'Etat à la construction de cafés-théâtres", souligne Mohamed Affane, convaincu que l'idée trouvera preneur dans d'autres wilayas, pour peu que l'Etat consente à apporter son soutien. "Nous avons reçu de nombreux messages d'encouragement à travers l'Algérie, et beaucoup d'artistes et de gens de culture ont émis le souhait de s'impliquer dans des entreprises similaires dans d'autres villes", confirme Mourad Senouci. La foi des promoteurs de La Fourmi en la culture est telle qu'avant même l'ouverture du café-théâtre ils prévoient de lancer les travaux de réalisation d'une autre salle de spectacle, de 400 places celle-là, dans le quartier de l'USTO, juste en face du nouveau café-théâtre. "Avec trois théâtres, nous pourrons mieux gérer les activités culturelles à Oran en offrant de la diversité et de la qualité", conclut Mourad Senouci, convaincu que trois théâtres ne seront pas de trop pour les Oranais.
S. Ould Ali


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