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Seuls 15% de ses capacités sont destinés à Tizi Ouzou
Barrage de Taksebt
Publié dans Liberté le 19 - 08 - 2020

Même la quantité destinée à la wilaya a subi une coupe provoquant une pénurie d'eau potable dans plusieurs localités.
Les chiffres dévoilés par le directeur des ressources en eau de la wilaya de Tizi Ouzou dans sa réponse écrite, adressée à un élu de l'Assemblée populaire de wilaya (APW), qui l'a interpellé quant à la crise en eau potable que vit la région depuis le début de l'été, confirme désormais que la plus grande partie des eaux du barrage de Taksebt est transférée hors wilaya pendant que la population locale souffre le martyre. Dans son courrier, le directeur des ressources en eau, Mokrane Djouder, a précisé que la quantité d'eau actuellement produite par le barrage de Taksebt est de 450 000 m3/j et celle destinée à alimenter la wilaya de Tizi Ouzou est de 180 000 m3/j, soit un taux de 40%.
Il est, ainsi, désormais officiellement établi que 270 000 m3, soit 60% de l'eau produite quotidiennement par le barrage de Taksebt sont transférés en dehors de la wilaya, essentiellement vers les wilayas limitrophes d'Alger et de Boumerdès. Mais pour la population de Tizi Ouzou, ce n'est sans doute pas l'alimentation de ces wilayas voisines qui pose problème mais plutôt les quantités d'eau distribuées localement.
En effet, à travers les chiffres rendus publics par le directeur des ressources en eau qui a rappelé que la capacité de la station de traitement des eaux du barrage de Taksebt est de 605 000 m3/j, la population de Tizi Ouzou se rend compte qu'au final, avec ces 180 000 m3 qui lui sont destinés, elle n'a finalement droit qu'à 29,75% de ce que ce barrage d'une capacité de 181 millions de m3, devait produire quotidiennement.
Pis encore, si l'on tient compte des déperditions dues à la vétusté du réseau de distribution, estimées à 50% par le secrétaire général du ministère des Ressources en eau qui a présidé tout récemment une réunion au siège de la wilaya, la quantité d'eau que reçoit la population locale quotidiennement serait de moins de 15% de la quantité censée être produite initialement. Concernant la question centrale soulevée dans le courrier de l'élu APW, Mohand Ameziane Acherfouche, à savoir le stress hydrique quasi permanent qui frappe le flanc nord de la wilaya, le directeur de wilaya des ressources en eau a expliqué que le volume réservé à cette partie de la wilaya, qui compte une population de 130 000 âmes, est de 27 000 m3/j.
Selon M. Acherfouche, à première vue, ces quantités reçues par la wilaya et son flanc nord sont de loin supérieures à la norme moyenne des besoins journaliers par habitant qui sont de 150 l/jour, mais que dans la réalité les citoyennes et citoyens des communes d'Aït Aïssa-Mimoun, de Ouaguenoun, de Boudjima, de Mizrana, de Makouda, de Tigzirt, d'Iflissen, d'Aghrib, de Yakouren, d'Akkerou, d'Aït Chaffa, de Zekri et d'Azeffoun, restent parfois, pour ne pas dire souvent, plus de 5 jours sans voir couler une goutte d'eau de leurs robinets.
"Le manque d'eau est dû au déficit de production, à une gestion inéquitable de la quantité d'eau produite au barrage de Taksebt et à l'absence de sécurisation de notre alimentation en eau par le dessalement comme cela est fait dans les treize autres wilayas du littoral", explique cet élu qui dit ne pas comprendre pourquoi on transfère les 60% de l'eau produite du barrage vers Alger et Boumerdès, dont les sources d'approvisionnement sont beaucoup plus diversifiées et mieux sécurisées que Tizi Ouzou. "Ce qui devait être un appoint pour ces wilayas est avant tout vital pour la nôtre.
Loin de nous l'idée de nous abreuver à satiété et laisser nos compatriotes voisins avoir soif, mais avec un taux de remplissage qui avoisine aujourd'hui les 30%, le barrage de Taksebt est devenu une source d'inquiétude pour les citoyens qui sont, pour une bonne partie d'entre eux, déjà soumis au rationnement et qui redoutent désormais une accentuation de la pénurie de l'eau potable", souligne cet élu APW non sans relever que sur les quatorze wilayas du littoral, Tizi Ouzou demeure, de surcroît, la seule wilaya qui ne dispose pas de station de dessalement d'envergure. "Il est vrai qu'un projet de Sdem est en cours de réalisation sur le territoire de la commune d'Iflissen, d'une capacité de 40 000 m3/jour, dont l'avancement ne plaide pas à l'assurance, mais on est loin des 200 000 m3/jour de la station d'El-Hamma et de celle de Zéralda de 300 000 m3/jour dans la wilaya d'Alger ; de 100 000 m3/jour de Boumerdès, de 100 000 m3/jour de Béjaïa. À Tizi Ouzou, on est totalement dépendant d'une pluviométrie de plus en plus hasardeuse alors que notre wilaya dispose d'une bande de 62 km de littoral", a dénoncé le même élu.

Samir LESLOUS


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