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L'Inesg ou le prestige perdu d'une grande institution
il a connu ses moments de gloire sous Djilali Liabès
Publié dans Liberté le 20 - 09 - 2020

L'institut n'assume, actuellement, que très peu, voire pas du tout sa vocation de laboratoire d'idées, en ne produisant presque plus aucune réflexion sur la société algérienne ou sur les politiques publiques.
De temple de la réflexion et de la prospective quand des chercheurs de renom comme Djilali Liabès, M'hamed Boukhobza ou encore Nadji Safir y officiaient, l'Institut national d'études de stratégie globale (Inesg), une sorte de pendant algérien du CNRS français, s'est, par la force des choses et surtout par la bêtise humaine, dévitalisé au fil du temps au point de devenir une coquille vide.
Un fantôme, en somme, qui ne vit que de sa réputation passée, même si organiquement, l'institut existe toujours et invite de temps à autre, dans le cadre de son cycle de rencontres intitulé "Confluences internationales", des chercheurs ou spécialistes étrangers pour donner des conférences.
C'est qu'il n'assume que très peu, voire pas du tout sa vocation de laboratoires d'idées, en ne produisant presque plus aucune réflexion sur la société algérienne ou sur les politiques publiques.
À se fier à son site internet, les dernières productions (Les lettres de l'Inesg, El Mountada Forum, Revue algérienne de Prospective et d'Etudes stratégiques, etc.) de cet honorable institut remontent à... 2016.
Créé au milieu des années 80 par la grâce du décret n°84-398 du 24 décembre 1984, cet organisme placé sous tutelle de la présidence de la République s'était vu fixer la mission de "mener, en concertation avec les secteurs et les institutions concernés, des activités d'analyses et d'études prospectives sur des questions stratégiques de la vie nationale et internationale".
"Ces études et analyses sont destinées à déterminer, comprendre et expliquer les facteurs et relations jouant un rôle déterminant en matière d'action politique, économique, sociale et culturelle, au plan géostratégique", lit-on dans la présentation de cette institution mise sur le site internet de celle-ci.
C'est au lendemain de l'ouverture démocratique, décidée par le défunt président Chadli juste après la révolte d'Octobre 1988, que cet institut a connu son âge d'or, se dotant de l'image d'un centre de réflexions crédible et sérieux.
Il est vrai qu'à l'époque les rênes de ce centre de réflexions étaient confiées à de grosses pointures comme l'éminent chercheur et ancien ministre des Universités Djilali Liabès qui, après sa nomination en octobre 1992, avait présenté un rapport d'analyse sur les "Perspectives de développement de la société algérienne" avant d'être assassiné, le 16 mars 1993, par les islamistes.
Sociologue de renom, Mohamed Boukhobza, lui, a assuré l'intérim de ce prestigieux antre de la réflexion trois mois seulement avant de connaître, le 22 juin 1993, le même sort que son prédécesseur. Il est vrai qu'à l'époque déjà, les dirigeants politiques ne prenaient pas trop compte des réflexions et analyses produites par ce laboratoire d'idées.
Ce qui peut s'expliquer par cette réalité sociologique bien algérienne qui fait que la voix de l'intellectuel, frappée de suspicion du temps du mouvement national déjà, ne pèse pas lourd dans les grandes décisions engageant l'avenir du pays, mais avaient le mérite de faire bénéficier l'opinion publique nationale de leur expertise et de leurs analyses de qualité.
Avec l'arrivée d'Abdelaziz Bouteflika au pouvoir en 1999, tous les organismes (Cnes, Cour des comptes, etc.) à même de pointer du doigt les carences de la gestion des affaires de la cité avaient été tous neutralisés.
L'Inesg, d'abord dirigé par l'ancien ministre du Travail Lounès Bourenane, avant de passer la main, en 2014, au sociologue Liess Boukraa, n'a pas été épargné par le rouleau compresseur Bouteflika, en connaissant une longue traversée du désert.
Durant les deux décennies du règne bouteflikien, le célèbre institut ne s'est pas distingué par des réflexions profondes ou de propositions de réformes stratégiques, alors que le pays faisait face à une crise multidimensionnelle, mais aussi à de grands défis sécuritaires (Libye et Sahel).
C'est dire l'urgence pour les autorités de sortir cet antre de la réflexion stratégique de sa léthargie et de le doter de moyens pour mieux s'acquitter de ses missions hautement stratégiques.
L'intronisation du général à la retraite et conseiller du président de la République pour les questions sécuritaires et militaires, Abdelaziz Medjahed, à la tête de cet institut, servira-t-elle de déclic et aidera-t-elle celui-ci à redorer son blason ? Le temps nous le dira.

Arab C.


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