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"L'Algérie est un partenaire de premier plan"
jean-yves le drian a effectué sa 3e visite À ALGER CETTE ANNEE
Publié dans Liberté le 17 - 10 - 2020

Le ministre français des Affaires étrangères s'est montré prudent dans ses déclarations. Sur des questions aussi sensibles que la situation interne en Algérie, la crise libyenne ou le Mali, il a soigneusement choisi ses mots et gestes.
Après une rencontre avec le chef de l'Etat, Abdelmadjid Tebboune, le chef de la diplomatie française, dont c'est la troisième visite en Algérie depuis janvier dernier, s'est exprimé sur un certain nombre de questions d'intérêt commun pour les deux pays. Pour cela, il a joué l'équilibriste pour ne froisser aucune partie.
Ainsi, après avoir affirmé que "le président Tebboune a affiché ses ambitions de réformes des institutions pour renforcer la gouvernance, l'équilibre des pouvoirs et les libertés", le ministre français, qui s'exprimait sur le perron du Palais présidentiel en prenant soin de lire son allocution préalablement écrite, a recadré son discours.
"Il appartient aux Algériens et à eux seuls de traduire les aspirations qui se sont exprimées avec civisme et dignité en une vision politique avec des institutions aptes à la concrétiser", a-t-il souligné. "Je suis venu à Alger pour marquer la solidité des liens d'amitié entre nos deux pays.
Pour la France, l'Algérie est un partenaire de premier plan en raison des liens humains multiples qui nous unissent par-delà la Méditerranée", a-t-il encore précisé, ajoutant que "notre relation est riche et multiple, notamment en matière d'échanges humains, éducatifs, scientifiques, de coopération économique et d'enjeux sécuritaires, ainsi que de questions régionales".
Parmi les questions qui plombent les relations algéro-françaises, celle liée à la mémoire reste l'une des plus importantes. Le ministre français des Affaires étrangères ne pouvait donc ignorer le sujet.
Tout en rappelant la restitution des crânes de combattants algériens exposés au Musée de l'Homme à Paris, Jean-Yves Le Drian a rappelé la décision du président français, Emmanuel Macron, de désigner l'historien Benjamin Stora pour gérer le sujet. "(...) Le président Macron a engagé dès 2017 une démarche de lucidité sur l'histoire de la colonisation et la guerre d'Algérie.
Et l'a démontré par des actes forts comme la remise à l'Algérie de restes mortuaires de combattants algériens conservés au musée de l'Homme", a-t-il affirmé dans ce sens. L'autre volet de la coopération algéro-française qui garde une place centrale dans la discussion entre les responsables des deux pays reste l'économie.
S'il n'a pas évoqué de manière claire la perte du terrain des entreprises françaises en Algérie, Jean-Yves Le Drian a indiqué que "les entreprises françaises implantées en Algérie sont nombreuses et contribuent au dynamisme de l'économie et à la création d'emplois", saluant aussi les réformes initiées par le président Tebboune afin de "diversifier l'économie algérienne, d'assouplir les procédures et d'accompagner les entreprises innovantes". Mais il ne perd pas espoir.
"Nous saluons cette volonté et notre dialogue reste important, afin que les entreprises françaises trouvent toute leur place dans le cadre de ces réformes et continuent de contribuer à la prospérité de l'Algérie", a-t-il indiqué dans ce sens. Au-delà des questions bilatérales, les deux pays semblent converger, du moins dans la forme, sur la gestion des crises régionales que sont la Libye et le Mali. Sur la Libye, la France souhaite visiblement réunir les pays du voisinage pour tenter une solution diplomatique.
"Le rôle des pays voisins, en particulier l'Algérie, est essentiel car ils sont les premiers concernés par les risques que fait poser cette crise et ils peuvent jouer un rôle stabilisateur auprès des acteurs libyens, à l'inverse des ingérences des puissances extérieures", a-t-il précisé, allusion au rôle que joue la Turquie qui soutient le gouvernement de Fayez al-Sarraj.
Sur le Mali, la déclaration du ministre français rejoint la position de l'Algérie qui semble avoir mal pris la libération, par Bamako, de certains jihadistes en contrepartie de la libération de certains otages, dont une humanitaire française.
"Au Mali, nous avons, comme l'Algérie, salué la mise en place d'une transition. Celle-ci doit conduire à la tenue d'élections ouvertes, libres et transparentes et au rétablissement de l'ordre constitutionnel. Comme l'Algérie, nous appelons à l'application d'ensemble de l'accord de paix d'Alger", a simplement indiqué le ministre français qui ne s'est pas exprimé sur la question. Les autorités algériennes n'ont pas, non plus, communiqué sur la visite et son contenu.

Ali BOUKHLEF


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