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La fille des Aurès
87e partie
Publié dans Liberté le 24 - 10 - 2020

Résumé : Aussi irréel que cela lui paraissait encore, Hakima est vite appréciée par la famille de Si Mustapha qui n'a plus aucun doute sur elle. Elle était bien leur fille, et plusieurs détails le confirmaient. Mais la jeune fille demeurait sceptique. Seul le test ADN confirmera sa filiation. En attendant, elle fera connaissance avec ses neveux et sa belle-sœur Naïma.
Naïma l'accompagna dans sa chambre et demeura avec elle un moment afin de lui permettre de se familiariser avec les lieux. Avant de la quitter, elle lui fera promettre de l'appeler en cas de besoin. Hakima l'apprécia beaucoup. Elle se sentit un peu moins seule auprès de cette jeune femme de la même génération qu'elle. Elle s'étire et remonte la couverture sur elle. Le matin hésite encore à se lever, mais elle entendait déjà des pas dans le couloir. C'était sûrement ses parents qui s'étaient levés pour la prière de l'aube.
Elle repense aux évènements de la veille et se gratte le menton. Cela s'est déroulé tellement vite qu'elle avait encore du mal à admettre la réalité.
Seul le test ADN confirmera ou infirmera ses doutes. D'ici là, elle se sentait incapable de réfléchir à un quelconque projet.
Dans le cas positif, ses parents lui demanderont-ils d'habiter avec eux ?
Faouzi leur a sûrement appris qu'elle partageait une chambre dans la cité U. Leur avait-il parlé de Nawel aussi ?
Elle repense à cette dernière. Nawel s'était jetée à son cou lorsqu'elle avait appris que Faouzi avait retrouvé sa famille. Elle était si heureuse pour elle, qu'elle en avait pleuré.
Que deviendra-t-elle toute seule dans cette chambre qu'elles avaient partagée durant de longues années ?
Hakima ne veut pas penser à l'avenir. Elle se l'était interdit. Du moins se dit-elle jusqu'aux prochaines révélations du test ADN... ADN... ADN... L'écho de l'acronyme revenait tel un leitmotiv dans son esprit et se cognait aux profonds recoins de son crâne.
Sa respiration devint plus saccadée. Elle ne vivra plus jusqu'à ce moment. Elle ne pourra plus respirer. Ses doutes la torturaient. Elle n'aimerait surtout pas que ces braves gens, qui prétendent être ses parents, soient déçus. Non. Car dans ce cas, elle serait encore plus déprimée.
Elle se lève et se met à arpenter la chambre meublée avec goût.
C'était une jolie pièce dont la fenêtre donnait sur un jardin tout en fleurs, alors qu'une longue tige de jasmin en encadrait les rebords.
Elle tire le rideau et se met à contempler la nature naissante. Des reflets dorés jouaient sur les pétales gorgées de rosée. Le soleil saluait le matin, et le jour arborait une levée majestueuse, agrémenté de chants d'oiseaux.
Hakima passe une main caressante sur la vitre, où une image pittoresque se reflétait.
Elle était à plus de 500 km d'Alger. Loin de sa chambre universitaire et de la rédaction. Et dans une famille qui pourrait être la sienne et qui était d'origine chaouie.
Elle se laisse retomber sur son lit. Est-elle une Chaouia vraiment ? Une Chaouia fière, brave et loyale, comme toutes les femmes de cette région, qui ont marqué l'histoire de leur nom.
Elle sentit son cœur se gonfler d'orgueil. Oui. Sûrement qu'elle aimerait suivre les traces de ces héroïnes sur lesquelles elle avait tant lu.
Un coup frappé à sa porte la tire de ses méditations. La poignée est tournée d'un petit geste discret, et une forme se faufila dans la chambre.
- Hakima, tu es réveillée ?
C'était sa mère.
La jeune fille se redresse et l'invite d'une main à se rapprocher. La brave femme vient s'asseoir près d'elle et se met à lui caresser les cheveux.
- Je n'ai pas pu fermer l'œil yeux. Je n'arrivais pas à croire ce qui nous arrivait.
Hakima sourit.
- Moi aussi. J'ai très peu dormi.
- Je le savais. C'est pour cela que juste après ma prière, je n'ai pas hésité à te rejoindre.
Elle la regarde un moment avant de poursuivre :
- Tu ressembles beaucoup à ton frère Kamel et à ton père. Je pensais que quelqu'un hériterait de mes traits, mais...
Elle se met à rire.
- C'est ton père qui a eu le dessus.
Hakima lui serre l'épaule.
- Ne t'avances pas trop. Attendons d'abord ce test.
La femme lève la main.
- Dieu fait si bien les choses, ma fille. S'Il t'a permis de fouler le sol de cette maison et de nous rencontrer, ce n'est pas par hasard. Je ne vois aucune nécessité à effectuer ce test, ni ton père d'ailleurs.
- Mais pour lever tout malentendu et toute hésitation, il faut passer par là. La médecine aujourd'hui nous permet d'écarter tous les doutes.
La femme pousse un soupir.
- Si tu y tiens. Mais je t'assure que pour nous l'affaire est déjà classée.
Elle se lève et invite Hakima d'un geste.
- Le petit-déjeuner est déjà servi. Allons rejoindre Naïma et ton frère au salon. Ton père est sorti très tôt pour une course urgente, mais il ne tardera pas à rentrer. Comment s'appelle déjà ce jeune homme qui t'accompagnait ?
- Faouzi ?
- Oui. Faouzi. Je ne sais pas s'il est déjà levé ou devrais-je envoyer Kamel le réveiller ?
- Ne t'en fais donc pas pour lui. Je crois qu'il connaît la maison mieux que moi. Il finira par montrer le bout du nez.

(À SUIVRE)
Y. H.
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