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"Un écrivain doit s'inscrire dans des combats"
Mustapha Benfodil, lauréat du prix littéraire Mohammed-Dib
Publié dans Liberté le 26 - 10 - 2020

Après la proclamation des résultats du prix littéraire Mohammed-Dib, via les réseaux sociaux, mardi dernier, l'association La Grande Maison de Tlemcen a organisé la cérémonie de remise des prix de cette 7e session dans l'après-midi de samedi à Dar Abdeltif (Ager). Cette édition, qui coïncide avec le centenaire de la naissance de Dib, a consacré Mustapha Benfodil pour son roman en langue française Body Writing (Editions Barzakh), Abdelmonaïm Bensayah pour Li narkos tarantila thouma namout (Editions Mahir) en langue arabe et Mourad Zimu pour son livre Kawitu (Editions Casbah) en langue amazighe. À cette occasion, étaient présents Malika Bendouda, ministre de la Culture et des Arts, Sabiha Benmansour, présidente de l'association, ainsi que des éditeurs, des auteurs et des universitaires.
Dans son allocution, Mme Benmansour a rappelé que la célébration du centenaire, dont le programme était en préparation depuis 2018, n'a pu avoir lieu à cause des "circonstances exceptionnelles" qui touchent le monde entier. "Le prix devait intervenir à la clôture de la célébration. Un mot de la fin pour nous quitter sur un double hommage", a-t-elle indiqué à l'assistance. Et de poursuivre : "Hommage à une œuvre profondément ancrée dans le substrat socioculturel ; hommage à son algérianité, parce qu'elle est aussi et surtout le lieu de son ouverture sur le monde. Hommage à son écriture qui, par son intensité et la force des valeurs qu'il apporte, reste toujours présente et nous projette telle une parole prémonitoire." Tout en rendant hommage à cette nouvelle génération d'écrivains qui "souhaitent s'inscrire dans sa lignée.
Hommage à tous ces jeunes créateurs confrontés à des problématiques nouvelles, exprimées dans des formes en phase du contexte actuel".
Concernant ces prix d'une valeur d'un million de dinars chacun (financé par l'Onda), le président du jury, l'écrivain Mohamed Sari, a expliqué que le choix a été porté sur le roman du jeune Abdelmonaïm Bensayah, qui raconte "la détresse de la jeunesse palestinienne", avec une "narration poétique". Quant à Mourad Zimu, il s'est distingué car "il restitue dans son ouvrage l'Algérie d'antan". Au sujet du roman de Mustapha Benfodil, le président du jury a informé que "c'est un roman algérien différent par ce qui a été écrit auparavant, notamment dans la narration".
Emu par cette distinction, l'écrivain et dramaturge nous a confié que "remporter ce prix qui porte le nom de Dib revêt une importance particulière. Nous ne pouvons pas nous comparer à cet écrivain. Mais là où je le considère comme un petit apprenti dibien, c'est dans la recherche formelle. Pour moi, c'est l'un des plus grands expérimentateurs de la culture algérienne". Et Mustapha Benfodil de remercier l'association
La Grande Maison, car sans ces acteurs "nous serions de petits atomes perdus dans la nature. Ce qui crée le lien, ce sont ces rituels qui vont donner du sens à ce que nous écrivons", a-t-il souligné. Selon l'auteur d'Archéologie du chaos amoureux, c'est par le "biais de ces acteurs-là que nous arrivons peut-être à atteindre une forme de socialisation. Car l'écriture est un acte solitaire".
Il a également tenu à remercier ses éditeurs (Barzakh) de l'avoir soutenu tout au long de ces vingt ans. "Pour tous mes ouvrages, c'était une aventure esthétique différente, et ils m'ont toujours soutenu dans mes choix narratifs et esthétiques. Parfois, on m'a reproché ma radicalité formelle et il n'est pas facile, y compris en Occident, de faire exister ce type d'écriture."
Il a par ailleurs dédié ce prix littéraire à Khaled Drareni et à tous les détenus d'opinion. "Je considère, quand on est écrivain, qu'on ne peut ne pas s'inscrire dans des combats. Aujourd'hui, si nous avons l'impression que le mot engagé est devenu démodé, je revendique ce titre", a-t-il signalé.
Et de marteler : "Si je me considère comme un écrivain engagé, je me dois de revendiquer la liberté pour Khaled Drareni, Mohamed Tadjadit, Walid Kechida et l'ensemble des détenus politiques et d'opinion." Tout en souhaitant : "Aujourd'hui, nous avons plus que jamais besoin d'apaisement. Je pense, s'il y a un tout petit peu de bon sens là-haut, peut-être qu'une date aussi symbolique que le 1er novembre pourrait être l'occasion pour libérer tout le monde."

H. M.


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