Après une interruption de près d'une année: Retour des marches du vendredi    Le bon grain et l'ivraie    Télécommunications: Les débits minimums vont passer à 4 Mbps    Raffinerie de Skikda: Démarrage de la récupération des gaz torchés    Football - Ligue 1: La JS Saoura s'installe sur le fauteuil    Ligue 2 - Groupe Ouest: Regroupement en tête    Groupe Est: Retrouvailles nostalgiques à Batna et Khroub    Bouira: Un mort et 9 blessés dans 3 accidents de la route    Infortunée sardine    Covid-19: Deux cas du variant britannique découverts en Algérie    Un gâchis irrécupérable ?    Alger-Centre : Coupures d'eau dans plusieurs quartiers    Milan : Pioli est désolé, mais...    Nice : Boudaoui titulaire face à Rennes. Atal encore absent    Real : Un accord de principe trouvé avec Sergio Ramos ?    Encore un corps repêché à El Tarf    [Vidéo] Des milliers de manifestants dans Les rues d'Alger    Institut Cervantès à Alger : Communication « Alger dans la fiction théâtrale Lopesque »    L'avocat de Blida libéré hier    Place aux jeunes ! Quand ils seront vieux !    Hirak, quels débouchés politiques ?    Á 90 ans, Goudjil confirmé à la tête du Sénat    «La pensée libre» à la barre    Ould Kaddour dans le collimateur    Le Mouloudia encore loin du compte    Trois chocs à l'affiche    Un Algérien nommé Aït Ali Brahim    Mohamed Bazoum, élu président du Niger    Le Maroc veut construire un deuxième mur de défense    La Tunisie retient son souffle    Panique en Israël    L'Algérie ou le déclin par les mathématiques    Un important lot de vaccin reçu hier    Le CICR appelé à protéger les Sahraouis dans les territoires occupés    Libération sous caution de Nabil Karoui    Les cinémas autorisés à rouvrir à New York    Le rêve brisé d'un amoureux du cinéma    Plus de 50 œuvres littéraires abordant la valeur de la cohésion nationale publiées    Sardine, vin, prière et pêcheurs !    Djamaâ El Djazaïr : Le périmètre de protection et les règles de sécurité fixés    Lutte contre la criminalité : Saisie de 650 comprimés psychotropes    Journée nationale de la Casbah : 80% du patrimoine bâti de La Casbah classés «rouge»    Pré-emploi et terrain sinistré    Tiaret: Sur les traces de l'homme préhistorique de Columnata    Le nouveau découpage assurera la "fixité des populations"    Le pouvoir d'achat en cote d'alerte    Sahara occidental: Washington continue de soutenir le processus onusien    Les nouveaux dirigeants libyens bientôt en Algérie    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Un vendredi sous haute surveillance à Alger
Reprise de la prière hebdomadaire
Publié dans Liberté le 06 - 11 - 2020

Vendredi. Alger-centre. Des fourgons blindés, des véhicules 4x4 et des camions chasse-neige sont stationnés le long de la Rue Didouche Mourad. Le dispositif policier s'étend du parc de la Liberté (ex des Galants), sur les hauteurs du quartier du Sacré Cœur, jusqu'à Khelifa Boukhalfa, où un véhicule de la BMPJ (brigade mobile de la police judiciaire) bloque carrément l'accès à la bouche de métro se trouvant en face du Cinéma l'Algéria.
La prière hebdomadaire, autorisée ce vendredi 06 novembre, pour la première fois depuis le début confinement, a commencé. Les commerces ont baissé rideau depuis un moment déjà, redoutant quelque débordement. Les véhicules de passage sont rares, et les piétons encore moins nombreux. L'atmosphère est lourde et étouffante.
Les différentes ruelles connectant la mosquée Rahma à la rue Didouche Mourad, d'où s'ébranlaient d'ordinaire les marches anti-pouvoir, plus d'une année durant, sont quasi-occupées par des agents de police. Mais c'est surtout le boulevard Victor Hugo qui est placé sous haute surveillance. Chaque passant est contrôlé. Chaque mouvement est suspecté.
Un couple qui s'accorde visiblement un moment de répit sur un banc public, à proximité de la librairie Les Mots, est immédiatement interpellé par deux policiers. Après vérification d'identité, il lui est ordonné sèchement de quitter les lieux. «Mais nous avons beaucoup marché et nous sommes fatigués. Nous souhaitons seulement reprendre notre souffle. Nous ne sommes pas là pour le hirak...», tente de convaincre le jeune homme. Peine perdue puisque l'un des deux policiers somme les deux «suspects» d'aller plutôt se reposer... loin d'ici.
Un autre jeune homme assis sur un banc à côté, est contrôlé à son tour. Il n'a pas ses papiers d'identité sur lui et se contente d'expliquer au même deux policiers qu'il habite à Aïn Benian, dans la banlieue ouest d'Alger. Moins de cinq minutes après, il est conduit au commissariat du 6e arrondissement.
Du côté de la Place des martyrs, les véhicules policiers sont moins présents mais les agents en civil sont en surnombre comparé à l'ex-Rue Michelet.
Une dizaine d'individus qui viennent de poser leurs tapis à l'extérieur de Djamaa El Kebir, sont aussitôt chassés par les agents de l'ordre. La mosquée affiche complet, les portes sont carrément fermées et la police veille à ce qu'il n'y ait pas de prolongement de prière collective dans la rue.
La prière achevée, les fidèles quittent illico les lieux, individuellement ou par deux personnes au maximum. Aucun regroupement n'est toléré autour de la mosquée, et certains forcent même le pas pour ne pas s'attirer des ennuis.
«Tout le monde est reparti dans le calme», lance, soulagé, un officier de police sur son talkiewalkie. Ce n'est pas pour autant que les forces de l'ordre ont levé le camp.
Mehdi Mehenni


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.