Alors que la défense d'Oultache évoque un tir mortel d'une tierce personne : La partie civile s'interroge sur les commanditaires de l'assassinat de Tounsi    30 000 comprimés de Lyrica et 300 millions de cts à bord d'une 4×4 à El Tarf    Imposante mobilisation à Alger    À qui distribuer les bons points ?    L'Opep+ affole les banques d'affaires    L'Algérie enregistre un net progrès en 2020    Le texte qui choque    La course contre la montre pour le nouveau gouvernement    Une lettre du Président sahraoui adoptée comme document officiel    Brahim Ghali dénonce l'inaction de l'ONU    Qui s'y frotte s'y pique    Algérie : l'ONU réclame une enquête et la fin des détentions arbitraires    La violation par le Maroc de l'accord de cessez-le-feu "met à nu son échec cuisant"    Résultats    Boudaoui forfait face à la Zambie et au Botswana    Sous haute tension    Zetchi, réhabilité, ira à Rabat    Les Verts en stage à Alger avant l'Allemagne    Ligue des champions d'Afrique: le CRB tenu en échec face à Al-Hilal du Soudan    La rencontre fédérale a failli dégénérer    "La vitesse de propagation de la souche mutante fait peur"    Trois ouvriers asphyxiés au gaz    Près de 600 millards pour une centaine de zones d'ombre    Trois ans de prison ferme à l'encontre de 3 anciens maires    Nette augmentation de la délinquance à Sétif    Des relations en clair-obscur !    ...Sortir ... ...Sortir ... ...Sortir ...    Le court métrage algérien Mania primé    APLS: poursuite des attaques contre les forces d'occupation marocaine    Ligue 1 (16e j): l'ESS tombe à Biskra, la JSK au pied du podium    En finir avec les pratiques du passé    Affaires religieuses: La question de la prière des Tarawih «en cours d'examen»    M'sila: Un bus chute dans un oued, 16 blessés    En dépit de la poursuite de la grève des travailleurs: Réouverture des centres d'enfouissement    Tlemcen: Les directeurs des services agricoles recadrés    El Tarf: Sensibilisation des agriculteurs sur la protection des arbres fruitiers    Restaurer nos «gourbis» !    Tébessa: Un 4 mars 1956...    Côte d'Ivoire et Zambie en amical    La bureaucratie alimente l'informel    «L'Algérie n'importera plus de fer»    Le procès en appel renvoyé    Une loi pour la déchéance de la nationalité    Soufiane Djilali craint des dérapages    Fenniche évoque l'élargissement des prérogatives    Qui est cadre et qui ne l'est pas?    8 Mars: très bonne fête, Mesdames!    Le producteur Tahar Harhoura n'est plus    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La production nationale des hydrocarbures dégringole
Alors que le contexte international ne favorise pas l'investissement
Publié dans Liberté le 21 - 12 - 2020

L'Algérie attend, comme d'autres pays pétroliers, d'avoir plus de visibilité, avant de se lancer dans des programmes d'exploration via des appels d'offres internationaux.
La production d'hydrocarbures devrait enregistrer, à la fin de l'année 2020, une baisse de "8%" par rapport à l'exercice 2019, en s'établissant autour de "143 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP)". C'est ce qu'a indiqué, avant-hier, le ministre de l'Energie, Abdelmadjid Attar, devant la commission des finances et du budget de l'APN, dans le cadre de l'examen du projet de règlement budgétaire 2018.
Quelle en est la cause ? Le déclin de la production est lié en grande partie au manque d'investissement dans l'exploration pétrolière et gazière, un véritable trou d'air s'est produit dans ce segment ces dix dernières années.
Les chargés du secteur de l'énergie ne doivent pas tout mettre sur le dos de la pandémie de Covid-19. La crise sanitaire n'a, en fait, fait qu'aggraver une situation déjà défavorable.
Sonatrach aura ainsi fort à faire pour inverser la tendance préoccupante de la déplétion de la production, en intensifiant l'effort d'exploration et en faisant appel à l'investissement étranger.
Le problème est que le contexte pétrolier ne se prête pas actuellement à la réalisation d'objectifs aussi essentiels à la production dans un domaine (l'exploration) qui nécessite des investissements importants.
En effet, le contexte est fait d'incertitudes, le flou continuant encore d'entourer le fonctionnement du marché pétrolier, avec des prix encore bas, sous l'effet de la pandémie. Et de ce fait, l'Algérie cherche, comme d'autres pays pétroliers, à y voir plus clair avant de se lancer dans des programmes d'exploration via des appels d'offres internationaux.
"Le pays pourrait ne pas annoncer son calendrier d'octroi de licences d'exploration avant le second semestre de l'année prochaine." Cela a été souligné dans le dernier rapport de Rystad Energy, un cabinet norvégien d'analyses de données pétrolières.
Selon le document, une "amélioration" des cours du pétrole devrait "susciter de l'intérêt" chez les investisseurs dans les domaines de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures. Et c'est ce à quoi s'attend l'Algérie. Mais pour Abdelmadjid Attar, ministre de l'Energie, les premiers appels d'offres seront lancés "au premier trimestre 2021, sous l'égide de la nouvelle loi sur les hydrocarbures".
Le fait est que les textes d'application de cette loi ne sont pas encore prêts. Les textes ont été élaborés, mais ils doivent être examinés par le gouvernement, avant leur publication. Et cela risque de prendre encore du temps. De plus, une fois publiés, les textes d'application doivent être suffisamment vulgarisés.
Dans tous les cas, l'exploration traverse une mauvaise passe, à l'échelle mondiale. La preuve, seulement 43 licences d'exploration ont abouti en 2020, le chiffre le plus faible depuis le début de ce 21e siècle, note le cabinet norvégien.
Cette année, "les opérations d'exploration ont été affectées par des restrictions de voyage pour le personnel des compagnies pétrolières en raison de l'arrêt des activités du transport aérien et aussi du manque de fonds suffisants de la part des sociétés d'exploration", a affirmé Aatisha Mahajan, analyste senior chargé de l'amont chez Rystad.
Rystad, ajoute le rapport, a expliqué qu'après la chute des prix de l'or noir à la mi-2014, "le nombre des licences d'exploration avait atteint 50 en 2015 et 2016, contre 80 en 2014 et plus de 90 en 2013.
Depuis 2018, y est-il mentionné, "le nombre des licences d'exploration a augmenté pour atteindre 98 l'année dernière".L'année 2021 s'annonce, elle, plus sombre, avec seulement 50 licences d'exploration, prédit le cabinet norvégien.

Youcef SALAMI


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.