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Fièvre inflationniste
Flambée des prix des produits alimentaires, dévaluation du dinar, révision des subventions...
Publié dans Liberté le 28 - 02 - 2021

Les prix des produits alimentaires n'ont cessé de grimper depuis le mois d'octobre 2020, nourrissant de sérieuses craintes sur la reprise économique et les risques d'une grogne sociale. Le choc pandémique a mis à genoux plusieurs secteurs d'activité et aggravé le coût social de la crise financière.
La hausse des prix à la consommation, qui a atteint 2,6% en janvier en moyenne annuelle, risque d'éroder davantage le pouvoir d'achat des ménages et des entreprises. Les prix n'ont cessé de grimper depuis le mois d'octobre 2020, alimentant de sérieuses craintes sur la reprise économique et les risques d'une grogne sociale. Le choc pandémique a mis à genoux plusieurs secteurs d'activité et aggravé le coût social de la crise financière née de la rechute des cours du brut sur le marché mondial.
La facture s'alourdit aussi bien pour les ménages que pour les entreprises, étant donné que l'inflation ressurgit des prix des matières premières qui connaissent un mouvement haussier ininterrompu depuis maintenant plusieurs mois.
La hausse des cours des matières premières sur les marchés internationaux, notamment celles des produits alimentaires, dont le pays est un des plus grands importateurs mondiaux, alimente le retour de l'inflation qui a connu plusieurs mois de stabilisation jusqu'à ce que les prix repartent à la hausse dès le quatrième trimestre de 2020. L'Indice FAO des prix des produits alimentaires lève, en effet, le voile sur une tendance résolument haussière ; le dernier indicateur en date montrant une hausse de 4,3% des cours en janvier par rapport à décembre 2020.
L'Indice enregistre non seulement son huitième mois consécutif de hausse, mais également sa moyenne mensuelle la plus élevée depuis juillet 2014. À cette hausse des prix des produits alimentaires importés par l'Algérie vient se greffer la perte du pouvoir d'achat de la monnaie nationale, due aux multiples interventions de la Banque centrale sur le taux de change du dinar.
La valeur du dinar a connu d'importants ajustements ces dernières années, dans un contexte marqué par la baisse des fondamentaux de l'économie, ainsi que par l'absence de réformes économiques et d'ajustements budgétaires de fond de nature à réduire la pression sur le budget. La rechute des prix du pétrole dès le début de l'année écoulée, atteignant un plancher de près de 17 dollars en avril, a entraîné de nouvelles dépréciations du dinar, dont la parité dinar-euro est passée de 133 DA pour un euro au 31 janvier 2020 à 161 DA/euro au 31 janvier 2021.
Le taux de change du dinar par rapport au dollar est passé, en revanche, de 119 DA pour un dollar au 1er janvier 2020 à 132 DA/dollar au 1er janvier 2021. Les ajustements du taux de change du dinar, devenus plus apparents depuis le début 2020, ont contribué, en partie, au resurgissement de la fièvre inflationniste, dans un contexte international marqué par la hausse des prix des produits alimentaires.
Ces variations à la hausse, amorties par des opérations de désinflation menées par la Banque centrale, ont été alimentées également par la décision de lever le pied sur certaines subventions, dont le soutien au prix des céréales et des produits énergétiques ; ceux-ci ont connu plusieurs augmentations depuis 2015, la dernière en date était intervenue à la mi-2020. Le poste Transports et Communications représente 16% de l'indice des prix de l'ONS. Les sous-postes Transports et Autres dépenses pour les véhicules à essence représentent 5,3% de l'indice des prix.
Ce qui suggère que la révision à petites doses de la politique des subventions, en attendant la réforme annoncée au second semestre de l'année, a fini par peser sur la courbe des prix. Même si les spécialistes garantissent que l'inflation serait bien supérieure au taux officiel annoncé par l'ONS, étant donné que son modèle de calcul n'a pas bougé d'un iota depuis maintenant plusieurs années, mais le fait est là : le retour de l'inflation est tangible et les perspectives d'un resserrement budgétaire inévitable pourraient faire envoler davantage les courbes des prix, ce qui se traduirait par une exacerbation des tensions sociales.

Ali TITOUCHE


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