Le président de la République met fin aux fonctions de Nadir Larbaoui et nomme Sifi Ghrieb Premier ministre par intérim    Saïd Chanegriha reçoit en audience le Chef d'Etat-major des Forces terrestres indiennes    Des stratégies d'adaptation et le retour à la confiance    Algérie Poste met en garde contre des tentatives d'hameçonnage ciblant ses clients    L'Algérie présente à Damas et en Slovénie    Plus de 500 employés de l'ONU pressent leur institution de qualifier la guerre à Ghaza de génocide    Les niveaux de mort et de destruction à Ghaza sont «sans précédent»    Al Qods : Des colons israéliens envahissent l'esplanade de la mosquée Al-Aqsa    Vladimir Petkovic face aux médias La communication avec et entre joueurs, l'incontournable option de réussite    Ligue de Diamant de Zurich 2025 : L'Algérien Yasser Triki décroche le bronze au triple saut    Les Algériennes qualifiées pour le Mondial U23    Neuf personnes impliquées dans une vaste affaire de blanchiment d'argent en détention préventive    Hadj 1447-2026 Annonce de la liste préliminaire des agences de tourisme et de voyages habilitées    Drame en mer : noyade de deux jeunes à Ténès    La pièce ''Un élève studieux en vacances'' en ouverture    Vont-ils envahir l'industrie de la mode ?    Foot/ Ligue 1 Mobilis : l'O. Akbou et le MB Rouissat co-leaders    Pêche à la flottante : 21 participants à la première compétition nationale au port de Sablettes (Alger)    La wilaya d'Alger organise la 7e édition de la grande campagne de nettoiement    Les chefs de la diplomatie de six pays européens condamnent les nouvelles agressions sionistes à Ghaza    Sommet mondial de la jeunesse 2025: Hidaoui rencontre le président du Forum de la jeunesse de l'OCI    Agression sioniste contre Ghaza: le bilan s'élève à 63.025 martyrs    IATF : l'édition d'Alger, une opportunité pour propulser la ZLECAF vers des résultats concrets    Economie de l'eau potable: de simples gestes pour la préservation de cette ressource précieuse    La prolongation du mandat de la Finul, un nouveau chapitre pour le Liban et le Moyen-Orient    Programme du mercredi 27 août 2025    Foot (décès d'Issaâd Dohmar) : le président de la FIFA rend hommage à l'ancien président de la FAF    IATF-2025: Zerrouki s'enquiert des derniers préparatifs pour garantir des services de télécommunications de haute qualité    Gendarmerie nationale : démantèlement d'un réseau criminel international spécialisé dans la contrebande et le trafic de drogue    Foot/Mondial-2026 (Qualif's): Petkovic dévoile une liste de 26 joueurs    Le président de la République met fin aux fonctions de Nadir Larbaoui et nomme Sifi Ghrieb Premier ministre par intérim    Saïd Chanegriha reçoit en audience le Chef d'Etat-Major des Forces terrestres indiennes    Guelma: la pièce "un élève studieux en vacances" ouvre le festival des loisirs et du divertissement    M. Rebiga rend visite au moudjahid Rabah Zerari dit Commandant Azzedine pour s'enquérir de son état de santé    Batna : décès du moudjahid M'barek Bouder    Une colonie de vacances dédiée aux meilleurs élèves de la langue amazighe à partir de jeudi à Bejaïa    D'importantes décisions dans le secteur des Transports à l'issue d'une réunion présidée par le président de la République    La Fifa organise un séminaire à Alger    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Un scrutin en pack
abdelmadjid tebboune propose des élections législatives et locales jumelées
Publié dans Liberté le 03 - 03 - 2021

Le chef de l'Etat n'exclut pas la possibilité de jumeler les élections législatives et les locales. Un pari qui peut s'avérer techniquement difficile à tenir au regard de l'extrême complexité de l'opération.
Lors d'une interview accordée à deux journalistes algériens, le chef de l'Etat a annoncé la possibilité d'organiser une élection jumelée entre les législatives et celles du renouvellement des Assemblées populaires de wilaya. "Il n'est pas à écarter l'organisation des élections législatives et locales à la même date.
Cela représente une revendication légitime de la classe politique", a, en effet, indiqué Abdelmadjid Tebboune, assurant qu'il s'agit d'une "revendication de partis politiques". Abdelmadjid Tebboune n'a pas expliqué ce choix, ni les raisons, mais il l'a justifié, à demi-mot, par la volonté des autorités de faire des économies. Toutefois, il ne se montre pas formel. "La décision est quasiment acquise, mais elle n'est pas encore définitive", tempère-t-il.
Cette consultation électorale aura donc lieu concomitamment aux élections législatives qui, selon le chef de l'Etat, auront lieu "dans trois mois". Abdelmadjid Tebboune donne ainsi publiquement, et pour la première fois, une indication sur la date probable de la tenue du scrutin. Il se déroulera en juin prochain comme l'a confié le chef de l'Etat à des personnalités qu'il a reçues récemment.
Contrairement à une partie de la classe politique, le chef de l'Etat ne semble pas se soucier du taux de participation lors de ces élections. Histoire, peut-être, d'anticiper sur une éventuelle désaffection populaire, comme lors des précédents scrutins, la présidentielle et le référendum populaire.
"Traditionnellement, le taux de participation est plus faible lors d'élections législatives, y compris dans les grandes démocraties", anticipe Abdelmadjid Tebboune en réponse à une question sur la crainte de voir ces élections législatives boudées par les électeurs. Puis, "la Constitution ne prévoit pas un seuil minimum de participation pour valider une élection", a-t-il ajouté, tout en estimant que "de toute façon, les assemblées seront composées de ceux qui sortiront des urnes".
Une réflexion qui l'a amené à s'expliquer, pour la première fois, sur les faibles taux de participation enregistrés lors de l'élection présidentielle de décembre 2019 et le référendum constitutionnel de novembre dernier. S'il rappelle que "près de 10 millions" ont voté lors de l'élection présidentielle, "sur 12 millions de manifestants du Hirak", le chef de l'Etat a justifié le faible taux de participation lors du référendum constitutionnel par "les rumeurs colportées sur son état de santé".
À l'époque, le chef de l'Etat était en Allemagne pour des soins. "Des voix avaient alors diffusé des informations selon lesquelles j'étais mort." Cela a suscité, selon lui, des inquiétudes parmi la population. II a, d'ailleurs, dénoncé ces "rumeurs".
Pour mobiliser plus d'électeurs, Abdelmadjid Tebboune compte sur "les zones d'ombre qui contiennent 8 millions d'habitants". "C'est dans ces régions qu'on a le plus voté", a-t-il fait valoir. Puis, s'appuyant sur "une étude", il indiquera que "seuls 25% de la population sont investis en politique, le reste étant constitué de citoyens lambda qui votent" dans différentes échéances électorales.
Ce qui, en revanche, est certain, c'est que pour le chef de l'Etat, le gouvernement sera totalement changé après ce scrutin législatif. " Il est indécent d'imposer un nouveau gouvernement aux Algériens, alors que nous nous apprêtons à tenir des élections législatives anticipées qui peuvent donner une majorité issue de l'opposition", a-t-il avancé.
Il a, d'ailleurs, invité les activistes du Hirak à "se mettre à l'épreuve" des élections. Ces annonces confirment en tout cas que le chef de l'Etat maintient, pour l'instant, son agenda. Parce que, comme "des millions d'Algériens, nous croyons au changement par la voie institutionnelle", dit-il.
"Les revendications du Hirak sont satisfaites"
Et pour ceux qui considèrent que le retour du Hirak — particulièrement depuis la célébration du deuxième anniversaire marqué par de nombreuses marches à travers le pays — suggère qu'aucun changement notable n'a été accompli, Abdelmadjid Tebboune soutient le contraire.
"Au deuxième anniversaire du Hirak populaire, le peuple est sorti pour commémorer cette occasion, toutefois, une partie est sortie pour d'autres raisons qui ne sont pas toutes en phase avec les revendications du Hirak authentique", a-t-il dit. Selon lui, les revendications soulevées par les manifestants "ont été satisfaites pour la plupart".
Pour illustrer son propos, il a cité l'annulation du 5e mandat, le changement du gouvernement et la dissolution du Parlement, réaffirmant son engagement à satisfaire les 54 points contenus dans son programme de campagne électorale. Au regard du bilan qu'établissent les autorités des deux années de manifestations publiques et la réaction du mouvement populaire, il apparaît clairement qu'un grand fossé les sépare.
Alors que les manifestations ont repris de plus belle depuis vendredi dernier avec des revendications presque identiques à celles exprimées aux premiers mois du mouvement, du côté du pouvoir, on tente visiblement de minimiser l'ampleur des marches.
Toujours dans le déni et sans compter les accusations à l'encontre de certains slogans considérés comme inspirés, les autorités publiques ne semblent pas disposées à lâcher du lest et encore moins à renoncer à leur agenda politique et électoral. Face à un mouvement dont la mobilisation ne faiblit pas, le chef de l'Etat oppose le nombre de votants lors de la dernière présidentielle.
"Quelles que soient les revendications, pour moi, ce sont 10 millions qui sont allés voter lors de la présidentielle pour sauver la République." S'il est établi que les pouvoirs tentent de réduire de l'importance du mouvement populaire, deux ans après son irruption, la réponse ne s'est, toutefois, pas fait attendre.
Plusieurs marches ont eu lieu hier en guise de réponse. Et pour Tebboune, le slogan appelant à "un Etat civil et non militaire n'a pas changé depuis 15 ans". Il a expliqué que cette revendication est apparue "depuis qu'une catégorie a commencé à suivre des stages dans des pays africains et européens où on leur enseigne comment renverser le système de l'intérieur en utilisant le slogan Etat civil et non militaire et autres".
"Le régime algérien est bien défini aujourd'hui. Le peuple algérien est sorti dans les rues et nous avons réalisé ses revendications", a tranché le président Tebboune, considérant, en outre, que "le peuple a choisi les élections et a préféré un changement institutionnel".

Ali BOUKHLEF/M. M.
"Je ne démissionnerai pas"
■ Interrogé sur les rumeurs qui le donnent comme démissionnaire, Abdelmadjid Tebboune a été catégorique. "Je ne démissionnerai pas. Je ne vais pas trahir les millions de citoyens qui ont voté pour moi en démissionnant", a-t-il martelé, tout en assurant que c'est lui "qui décide !".

A. B.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.