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Le souffle long du Hirak
des milliers de pesonnes ont battu le pavé plusieurs villes de l'est
Publié dans Liberté le 27 - 03 - 2021

Toujours fidèles au Hirak, les Bordjiens ont battu, hier, le pavé pour réitérer les revendications phare du mouvement populaire. En effet, ils étaient nombreux à marquer de leur présence ce 110e vendredi du Hirak, scandant et brandissant des slogans en lien avec l'actualité (rejet des prochaines élections législatives) et appelant à la poursuite des marches pacifiques.
"Ulac l'vote ulac"(pas de vote !), "Makench intikhabat m3a el 3issabet" (pas d'élections avec les bandes), lancent des centaines de manifestants qui ont investi, hier, en début d'après-midi, les rues de la capitale des Bibans et celles de Ras El-Oued.
La foule scandait : "Etat civil et non militaire !" Ils criaient également leur colère contre le système en place en rejetant catégoriquement son mode de gouvernance : "Dégagez tous !", "Souveraineté populaire".
La marche, bien que timide au début, n'a cessé de grossir pour atteindre un nombre très appréciable à l'arrivée au niveau des 500-Logements. Un des autres slogans phare du hirak est "Djazaïr horra dimocratia" (Algérie libre et démocratique).
À Sétif, des centaines de citoyens sont sortis, hier, manifester pour le 110e vendredi du Hirak. En effet, ils étaient plus nombreux que vendredi passé à défiler dans les rues de la capitale des Hauts-Plateaux en cette journée printanière.
Drapés dans l'emblème national et brandissant des photos des martyrs et figures emblématiques de la Révolution dont Hassiba Ben Bouali, Abane Ramdane, le Colonel Amirouche, les manifestants se sont, dès la fin de la prière du vendredi, rassemblés devant le lieu habituel de rencontre, le long de la rue longeant le siège de la wilaya, où un important dispositif sécuritaire a, comme à l'accoutumée, été déployé.
Ils ont ensuite entamé leur marche à travers plusieurs quartiers et grandes avenues de la ville dont l'avenue de l'ALN, le boulevard des Entrepreneurs en passant par la cité financière à Laârarsa, l'avenue principale, pour revendiquer un Etat de droit et de libertés.
Des revendications d'ordre social ont été ajoutées sur les banderoles et les pancartes portant les slogans habituels. Sur une pancarte on pouvait lire "Ni huile ni poisson", "À 42 ans, je suis toujours chômeur", "Pour un Etat de droit", "Dawla madania, machi 3askaria" (pour un Etat civil et non militaire).
Malgré la répression et les arrestations, les M'silis ont réussi à marcher hier. Peu nombreux et devant une forte présence policière, les citoyens sont sortis dans la rue juste après la prière pour réclamer un Etat de droit et le départ de tout le système.
Déployées massivement dans le centre de la ville, les forces anti-émeutes ont réussi à disperser la foule quelques minutes après son regroupement.
Selon des témoins, des agents, en civil et en uniforme, ont chargé sans ménagement les premiers groupes de manifestants. "Une chasse à l'homme s'est opérée dans la cité des 1000-Logements", témoignent des citoyens. Les services de sécurité ont également procédé à des interpellations massives. Plusieurs hirakistes ont été arrêtés et conduits vers des commissariats de police.
À Annaba, des milliers de citoyens ont défilé, hier, dès 14h, dans les rues pour scander les slogans du Hirak. Une manifestation dont l'ampleur a dépassé, et de loin, celle de vendredi dernier, qui avait été marqué, rappelons-le, par des averses glaciales.
Profitant de l'embellie printanière, les participants à cette marche pacifique ont battu le pavé pour revendiquer l'instauration d'un Etat civil et démocratique, et surtout pour dire non aux prochaines élections législatives.
Parmi la foule, quelques groupes de personnes s'en sont pris à la presse, traitant les journalistes de "chiyatine" et faisant plutôt l'apologie de certains lanceurs d'alerte établis à l'étranger.
Ils ont été rappelés à l'ordre par les irréductibles du mouvement, les invitant à respecter les slogans du Hirak pacifique. À signaler également que les éléments des services de sécurité étaient pratiquement invisibles tout le long de la marche, qui a pris fin à 17h.

C. BOUARISSA/F. SENOUSSAOUI/A. ALLIA


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