Oran: la perturbation dans l'alimentation en eau potable bientôt réglée    Environnement: Boudjemaa se félicite du lancement de l'Initiative nationale de restauration du barrage vert    Les Iraniens aux urnes vendredi pour élire un successeur à Hassan Rohani    Euro 2020 : la Belgique renverse le Danemark    L'Algérie se dirige vers l'accession à l'OMC    Bac 2021: 5.084 détenus attendus dimanche prochain    Signature d'un mémorandum d'entente entre trois établissements touristiques publics pour une saison estivale 2021 réussie    Coronavirus: 382 nouveaux cas, 245 guérisons et 7 décès    Real Madrid: Benzema salue son "frère" Ramos    Euro 2020 : Une triste première dans l'histoire de la sélection allemande    Le Wali de Bechar limogé    Sahara occidental: "la position de Madrid n'a pas changé et ne changera pas"    «Le RND est une partie de l'Alliance présidentielle»    La surprenante révélation de Kaïs Saïed    Les Verts pour leur résurrection    Le Graët ne désespère pas pour une revanche Algérie-France !    L'ESS face à l'écueil Bordjien, derby indécis à Alger    Coudées franches pour Tebboune    Baadji: "le peuple algérien a barré la route à ceux qui voulaient faire échouer les élections"    Plus de 900 kg de produits avariés saisis et détruits    Vers le pass sanitaire    Journée mondiale de l'enfant africain: le ministère de la Culture trace un programme artistique riche    Première édition des Journées nationales du cinéma amateur    Mounia Meddour membre du jury d'«Un certain regard» du Festival de Cannes    Le festival national culturel des musique et danse diwane délocalisé à Aïn Sefra    Le Britannique Karim Khan élu procureur général    Le MSP pose ses conditions    Une production de près de 165 000 quintaux de céréales prévue    Lancement de la campagne de vaccination    Le procès de l'affaire Sonatrach 1 renvoyé sine die    Une subvention de Mobilis    Ultime chance de reprise    La Palestine de nouveau sous les bombardements    HISTOIRE D'UN HOMME D'EXCEPTION    Vibrant hommage à Josette et à Maurice Audin    Monologue de l'Algérien irreprésentable    Acheter la rumeur et vendre la nouvelle !    L'Onplc s'unit à la Gendarmerie nationale    Alger «nettoyée» de Daesh    Plusieurs opérations menées par l'ANP    Plus de 13.000 bénéficiaires convoqués    Le Makhzen sombre dans l'agonie    Un soldat nigérien tué, deux soldats français blessés    Dégel furtif au bord du lac Léman    Ça traîne!    "Notre victoire, c'est celle de l'Algérie nouvelle"    Cabale médiatique contre l'Algérie    L'APN fait tomber les peaux mortes    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le pari risqué d'une gestion à deux têtes
Reconfiguration de la gouvernance des banques publiques
Publié dans Liberté le 03 - 05 - 2021

La reconfiguration de la gouvernance des banques publiques à travers la désignation de présidents de Conseil d'administration et de directeurs généraux pour les diriger, a été expérimentée dans les années 1980 et s'est soldée par un échec.
Plutôt que d'injecter des administrateurs indépendants dans les Conseils d'administration des banques publiques, une idée qui a germé en 2019 - et qui devait ancrer les pratiques de transparence et de contrôle au sein des banques - le gouvernement reprend à son compte l'option d'une gouvernance à deux têtes, expérimentée dans les années 1980 sans grand succès.
En effet, en mettant fin aux fonctions des P-DG et en confiant la gouvernance des banques publiques aux PCA et aux DG, le gouvernement prend option en faveur de la séparation de la fonction du président du Conseil d'administration (PCA) de celle du directeur général (DG).
C'est une configuration qui existe dans les grandes entreprises de par le monde, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients, s'agissant de sociétés par actions. Or, cette même configuration qui a été expérimentée en Algérie dans les années 1980 dans le secteur des finances (banques et assurances) avait fait long feu. Elle s'était même soldée par un échec cuisant.
Des entreprises ont failli être paralysées par cette séparation des fonctions, non assimilées par les managers, ce qui a contraint l'Etat de revenir à la gouvernance conventionnelle qui confère aux P-DG l'ensemble des prérogatives en matière de gestion.
La décision annoncée, jeudi, annulant les fonctions des P-DG aux profit des PCA et des DG marque, non seulement un retour à une configuration expérimentée par le passé, mais vient enterrer le projet d'injecter des administrateurs indépendants dans les Conseils d'administration des banques publiques.
Un appel à manifestations d'intérêt devait être lancé l'an dernier pour le choix de ces administrateurs indépendants. Ceux-ci devaient aider à concevoir une nouvelle gouvernance pour les six banques publiques, dans le cadre de la réforme des organes de gestion pour "plus d'efficacité, plus de transparence et un meilleur contrôle interne".
Ce projet vient d'être étouffé dans l'œuf. Les banques publiques sont munies désormais de deux gouvernails, les PCA et les DG. Sauf que, de l'avis de Mohamed-Saïd Kahoul, consultant en management, "la séparation du poste du PCA de la gestion de l'entreprise n'aura aucun effet majeur parce que le président du Conseil d'administration n'a aucun statut de gestionnaire et ne peut en aucun cas être un donneur d'ordre.
Le DG est quant à lui comptable devant un Conseil d'administration et non devant le PCA". "Il faut comprendre que le rôle du PCA dans le monde est beaucoup plus honorifique. Son rôle est protocolaire, voire diplomatique, dans la gestion des relations avec l'environnement de l'entreprise et des institutions", soutient Mohamed-Saïd Kahoul, contacté par Liberté.
Notre interlocuteur regrette que le mode de sélection des nouveaux managers soit le même qui a prévalu dans le système de gouvernance. Le changement opéré à la tête des banques "aurait été annonciateur d'un grand virage si le mode de sélection a été modifié et ouvert à toutes les compétences et même à la diaspora. Ce mode de sélection aurait donné plus de crédibilité aux nouveaux venants pour mener les réformes nécessaires", estime notre interlocuteur.
D'après lui, l'idée d'injecter des administrateurs indépendants dans les Conseils d'administration des banques publiques, si elle avait été maintenue, aurait pu apporter un nouveau souffle dans la gouvernance de ces établissements financiers. Selon un banquier de la place, le projet d'introduire des administrateurs indépendants serait abandonné en l'absence de volonté politique d'aller vers la transparence tant recherchée.
"Les banques détiennent bel et bien des secrets !", souligne notre source. "J'ai bien peur que cet abandon soit aussi annonciateur d'un autre renoncement, celui de la privatisation du CPA et de la BDL comme annoncé par le ministre des Finances", conclut Mohamed-Saïd Kahoul.

Ali TITOUCHE


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.