Enseignement supérieur: Une Agence d'accréditation et d'assurance qualité    Algérie-Etats-Unis: Accord pour améliorer l'apprentissage de l'anglais    La Géolocalisation pour suivre le transport des marchandises    Ligue Inter-régions - Play-off: Six tickets pour la Ligue 2 en jeu    A quand un bac réformé ?    Examens de fin d'année: Plaidoyer pour un calendrier «spécial» pour le Sud    LA FIENTE    De la mémoire outragée et des néo-révisionnistes de l'Histoire    L'artiste-plasticienne Nadia ouahioune épouse Cherrak expose au Méridien d'Oran    Sommet international à Berlin pour stabiliser la Libye    Situation sanitaire «très critique» à Béja    Le Groupe de Genève organise une conférence    «L'ANIE doit revoir sa copie»    Modric est éternel!    Brèves Omnisports    Les affiches des deux événements dévoilées    Goudjil réunit les présidents des groupes parlementaires    «La fraude a été excessive à Béjaïa»    Nouvelle recrudescence    La traque aux fraudeurs    151 Contrebandiers arrêtés en quelques jours    Cap sur l'électrification des niches de production    Un auto-cuiseur «top» sur le marché    Ce sera en Août!    Les révisionnistes refont surface    Le 4ème art sera étudié à l'Esba!    «L'écrivain qui dort en moi»    Les explications d'Algérie Télécom    370 nouveaus cas et 10 décès en 24 heures    Redistribution des cartes    Désormais valables pour l'Algérie    Législatives: le taux de participation s'établit à 23%    L'Algérie ne ménagera aucun effort pour assurer le succès de la réconciliation en Libye    "LE SERMENT"    Sur quel gouvernement va s'appuyer Abdelmadjid Tebboune ?    MERIEM    Les hauts décideurs politiques et le roman subversif !    "Cette nudité féminine renvoie celui qui la regarde à l'aube de l'humanité"    Foot: l'Algérie s'incline face à l'Egypte en Coupe arabe des nations U20    JSK-Coton Sport: le club espère 2.000 supporters, 10.000 refusés    Boukadoum prend part à la réunion du Comité sur la Palestine des pays non-alignés    Le NAHD sommé de réagir, le CRB pour atteindre le podium    Le Polisario salue les marches de solidarité en Espagne    Quel rôle et quelle place pour les indépendants ?    À Alger, l'eau au compte-goutte    À Moscou, on gagne une voiture si on se fait vacciner !    Corruption: Le maire de Mostaganem condamné à 2 ans de prison    Que cherche à prouver Haftar ?    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Prémices d'un retour à la case départ
ENIEM DE TIZI OUZOU
Publié dans Liberté le 11 - 05 - 2021

Sans le gel du décret 20-313 portant cahier des charges des industries de l'électroménager, l'avenir de l'entreprise demeure incertain, et le plan social qui a été évité lors du précédent arrêt technique risque de s'imposer de lui-même.
La mise en congé annuel anticipé des travailleurs de l'Eniem pour cause de rupture de stocks des matières premières dans toutes les unités de l'entreprise vient encore semer le doute quant à l'incertitude qui entoure l'avenir et le devenir de cet ancien fleuron de l'industrie nationale dans la wilaya de Tizi Ouzou, qui emploie 1 700 employés.
En effet, dans une note signée par le nouveau P-DG de l'entreprise, en commun accord avec le partenaire social, l'UGTA, et en l'absence du comité de participation, est-il précisé dans le document, la direction de l'entreprise a annoncé aux travailleurs l'anticipation du congé annuel au 6 juin prochain.
À travers la même note, la direction de l'Eniem a rassuré qu'elle ne ménage aucun effort quant à l'approvisionnement en matières premières dans les délais souhaités, afin d'assurer une reprise d'activités régulières à partir du 7 juillet prochain, soit un mois après.
Commentant cette nouvelle décision, Mohand Amara, l'un des représentants du syndicat de l'entreprise, a estimé que ce n'est pas l'anticipation du congé annuel qui pose problème mais plutôt cette situation de retour à la case départ et l'incertitude qui pèse sur l'avenir de l'entreprise.
"Concernant l'anticipation du congé, il n'y a pas le feu. Habituellement, le congé des travailleurs était programmé pour le mois d'août, mais il vient d'être avancé à juin et la reprise de la production est programmée pour juillet, date à laquelle est prévu le premier arrivage de matières premières", nous a-t-il expliqué.
Seulement, a-t-il affirmé, sans le gel du décret 20-313 portant cahier des charges des industries de l'électroménager, l'avenir de l'Eniem demeure incertain, et le plan social qui a été évité lors du précédent arrêt technique risque de s'imposer de lui-même.
"Le nouveau cahier des charges exige un taux d'intégration de 60%. Or, on ne peut pas exiger une intégration directe alors que la chaîne de fabrication de l'Eniem date des années 70, d'où, d'ailleurs, notre demande d'opter pour une intégration graduelle qui permettra de renouveler nos machines progressivement", a estimé Mohand Amara, pour qui ce décret pénalise, à vrai dire, toutes les entreprises publiques. "Si leur objectif est de fermer les entreprises publiques, ils n'ont qu'à le dire !", a-t-il lâché.
Revenant sur le plan de sauvetage de l'Eniem déjà annoncé, ce représentant syndical reste sceptique. "Ce plan de relance proposé par l'ancienne direction de l'entreprise était basé sur la suppression de 50% de l'effectif de l'entreprise, ce que nous avons pu vérifier avec la nouvelle direction.
En l'absence d'un nouveau plan de sauvetage, le plan social risque encore aujourd'hui de s'imposer de lui-même", craint-il, estimant que le seul souci des travailleurs est surtout le devenir de leur entreprise.
Revenant sur le dernier courrier adressé au président de la République, Mohand Amara a affirmé que la seule réponse à cette lettre a été adressée à la Centrale syndicale lui demandant de prendre en charge le problème. "Seulement, ce que vit l'Eniem ne relève pas de la compétence des travailleurs ou de leur syndicat, mais plutôt des prérogatives du gouvernement qui doit, notamment, geler ce décret qui bloque les entreprises publiques", a réagi ce syndicaliste.
À rappeler que dans ce courrier adressé au président de l a République, les travailleurs avaient soulevé le problème d'intégration exigé par le cahier des charges dans la gamme des produits froids qui est de 60%, alors que l'Eniem avoisine seulement les 30% d'intégration. "En somme, l'Eniem est aujourd'hui dans l'œil du cyclone, confrontée, d'une part, à de sérieuses difficultés financières et, d'autre part, totalement bloquée par les conditions drastiques du cahier des charges", ont-ils écrit dans ce courrier.

K. TIGHILT


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.