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Les bénéficiaires du dispositif de la Cnac abandonnés
À cause de l'impact de la pandémie de Covid-19 sur les secteurs d'activité
Publié dans Liberté le 16 - 09 - 2021

Ceux ayant créé des microentreprises vivent une situation difficile, marquée par une absence de plan de charge et la perte des avantages fiscaux qui, auparavant, les aidaient à se lancer pleinement dans leurs différents créneaux d'activité.
"Depuis l'avènement de la crise sanitaire provoquée par la pandémie de Covid-19, nous sommes livrés à nous-mêmes." Cette déclaration lourde de sens résume l'état d'esprit dans lequel se trouve actuellement une gérante d'une microentreprise qu'elle a créée suivant le dispositif de la Caisse nationale d'assurance chômage (Cnac). "J'ai créé une agence de communication spécialisée dans l'événementiel. Or, ce secteur d'activité a été malheureusement très impacté par la pandémie", constate-telle.
En effet, toutes les manifestations économiques ont été suspendues à cause de cette conjoncture sanitaire. Ce qui réduit à néant le plan de charge de cette société. "J'ai commencé mon activité en janvier 2018 avec 3 ans d'avantages fiscaux (2018, 2019 et 2020) tel que prévu par le dispositif. L'exercice 2020, cependant, ne doit pas être pris en compte car, pour cause de Covid-19, le bilan de mon entreprise a été naturellement négatif", relève notre interlocutrice. Nombreux sont les bénéficiaires de la Cnac qui vivent cette difficile situation. Ainsi, la logique voudrait que les avantages fiscaux soient maintenus pour une année dès la reprise de ses activités.
"J'aurais aimé bénéficier de ces avantages fiscaux accordés par la Cnac quand mon agence reprendra ses activités", demande-t-elle. On oblige cette gérante à s'acquitter des charges de la Caisse nationale de Sécurité sociale des non-salariés (Casnos), alors que le bilan de son agence est négatif et qu'elle n'a pas eu de marchés. Lorsqu'elle a pris contact avec les responsables de la Cnac, on l'a orientée vers la Direction des impôts. Celle-ci lui a signifié que "la loi n'a pas prévu cette alternative". Depuis, cette cheffe d'entreprise, pourtant armée de bonne volonté et de dynamisme, dotée de compétences avérées et qui a déjà fait preuve de professionnalisme dans ce créneau, ne sait plus à quel saint se vouer.
Ce n'est pas le cas des bénéficiaires de la formule Anade (Ex-Ansej) à qui on a souvent ouvert les portes pour d'éventuels conseils ou orientations, déplore notre source. "C'est le flou total", regrette-t-elle. Ce qu'elle n'a, en outre, pas admis, c'est qu'en dépit des instructions du chef de l'Etat obligeant les responsables concernés à accorder des facilitations et la priorité au profit des microentreprises créées dans le cadre de l'Ansej et de la Cnac pour l'obtention de marchés, soit un taux de 20%, rien n'a été fait.
Les microentreprises Cnac exclues des marchés
La réalité du terrain, indique cette promotrice, est tout autre. "On vous laisse soumissionner pour la 'galerie' seulement, car c'est toujours l'opérateur de la maison qui rafle le marché", se plaint-elle avec un brin d'amertume. Elle évoque, à ce propos, son expérience personnelle pour la 3e fois avec une entreprise publique leader dans son secteur.
"J'ai participé à une soumission pour la réalisation de calendriers pour cadeaux de fin d'année où il est mentionné que l'offre retenue est celle dont le coût est le moins-disant. Après l'ouverture des plis envoyés sous plis fermés et anonymes, sans la présence des soumissionnaires qui devaient assister à leur ouverture, on nous a appelés pour faire une offre artistique. On pensait que nous avions été retenus pour le marché. C'est juste un leurre. J'appelle pour des informations complémentaires, et on me dit que la commission d'ouverture des plis a choisi trois agences pour lui proposer l'offre artistique. J'ai fait 4 propositions, mais sans jamais avoir de suite, même pas pour me dire que mon agence n'a pas été retenue".
Quelle ne fut sa surprise lorsqu'un jour, une source lui a dit : "Tu n'as pas été retenue car tu as créé ton agence dans le cadre de la Cnac." Une semaine après et par pur hasard, relève-t-elle, "le calendrier, objet de la soumission, a été imprimé chez un imprimeur que j'avais moi aussi retenu, au double du prix que j'ai proposé...". La gérante s'est, dès lors, interrogée "à combien a été facturé ce calendrier à cette grande entreprise ?".
Contactés pour avoir de plus amples informations et leur version des faits, les responsables de la Cnac nous ont orientés vers la direction de la communication du ministère du Travail et de la Sécurité sociale. La chargée de presse nous a expliqué que le ministère communiquera plus tard concernant ce dispositif.

Badreddine KHRIS


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